Vous êtes optimiste ? Faites attention…

Rédigé le 24 septembre 2014 par | Apprendre la Bourse, Indices, sociétés et marchés Imprimer

Comment vous fixez-vous des objectifs pour vos investissements ? Selon le potentiel des actions que vous sélectionnez ? Selon l’argent dont vous aurez besoin pour votre retraite ? Probablement pas : vos décisions découlent simplement de votre côté optimiste (ou pas). C’est ce que démontre l’étude que je décrypte pour vous aujourd’hui. Mieux encore, cette recherche précise pourquoi l’investisseur est optimiste. Oui, on parle de vous.

Comment décidez-vous quand investir et dans quels actifs ? Selon trois éléments simples : la performance attendue, les risques perçus et la tolérance au risque. Bien sûr, les différentes combinaisons de ces trois dimensions peuvent donner lieu à des stratégies et des résultats hétéroclites, voire potentiellement explosifs.

Un changement dans la perception du risque ou dans l’espérance de gain influencera bien sûr la fréquence des investissements, le taux de rotation du portefeuille ou le rapport entre achats et ventes. Mais, jusqu’ici, personne n’avait analysé comment l’investisseur établit ses attentes de performances, sa perception et sa tolérance envers le risque. En un mot, comment l’investisseur devient optimiste (ou pas).

Réponse en deux mots : le passé. Les performances obtenues dans le passé conditionnent largement le caractère optimiste d’un investisseur et son niveau de peur ou de prudence. Les conclusions de l’étude* dont je vous parle aujourd’hui peuvent vous paraître évidentes ou banales ; personnellement, je trouve qu’elles sont d’une importance monumentale.

L’investisseur lambda est largement prisonnier de ses expériences

Attention, ce n’est pas forcément mauvais en soi. S’il a beaucoup gagné en Bourse dans sa vie, il envisagera ses prochains investissements avec optimisme. Il sera probablement haussier et visera une performance élevée. Inversement, quelques revers passés le rendront probablement plus prudent. Il diversifiera davantage son portefeuille, par exemple, ce qui n’est jamais une mauvaise chose.

Mais le problème de cette approche est qu’elle est totalement déconnectée des sociétés cotées en Bourse ou des conditions macroéconomiques. On peut en déduire que le petit porteur délaisse l’approche fondamentale et se fie à son instinct, en se disant « j’ai gagné dans le passé, je vais continuer ». Sans vraiment s’intéresser à la valeur intrinsèque des titres choisis ou à leur tendance boursière.

Le novice chanceux est plus enclin à l’optimisme

Un autre problème est que plus l’investisseur est novice et mal éduqué, moins il se souviendra du niveau de risque de ses transactions passées. Son unique référence est la performance passée. Il se peut qu’un investissement très risqué lui ait rapporté beaucoup, une fois. Il n’en retiendra que le résultat, et oubliera la possibilité (qui était alors élevée) que les choses auraient pu mal tourner.

En langage académique, on dira que le risque associé aux performances passées n’influence pas les attentes de gains, la tolérance au risque ou sa perception. En clair, un investisseur qui a pris beaucoup de risque et qui a eu de la chance sera optimiste.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais avec une telle approche, l’investisseur lambda a tendance à jouer à la roulette russe avec son argent, selon moi. C’est tout l’inverse que propose notre stratégie, qui est basée sur la science et un algorithme optimisé selon les conditions de marché. Cette approche reposant sur la recherche académique nous permet d’être optimistes. Prudemment optimistes.

* L’étude mentionnée dans cet article, et bien d’autres encore, peut être consultée en vous enregistrant sur notre page spéciale « Agora ».

Mots clé : -

sylvainfrochaux
sylvainfrochaux
Directeur de la recherche chez Straight from The Lab

Sylvain Frochaux est le directeur de la recherche chez Straight from The Labet fondateur de Solution ORION© (https://ra113.infusionsoft.com/go/so/Agora/). Il est surnommé par ces pairs le « Japonais blanc » de la finance, en raison de son caractère jusqu’au-boutiste et de son parcours de vie.

Après des études brillantes à HEC Lausanne (où il finit premier de sa volée, avec notamment une thèse de master en économétrie financière), il se dirige vers le Japon pour y effectuer son doctorat. De retour en Suisse, il devient responsable de l’analyse financière et de la recherche académique pour le quotidien financier L’Agefi.

En 2009, il quitte le journalisme pour créer le groupe Straight from The Lab (https://ra113.infusionsoft.com/go/sftl/Agora/) qui a pour objectif de rendre accessible, aux investisseurs privés, les dernières recherches en finance. En 2013, après trois ans de recherche, il lance avec son équipe le service Solution ORION© (https://ra113.infusionsoft.com/go/so/Agora/), une solution d’investissement basée exclusivement sur l’analyse scientifique des marchés. Unique en son genre, cette stratégie fournit aux investisseurs un portefeuille clé en main, avec une garantie de performance (minimum 50% en cinq ans).

Toutes les études mentionnées dans les articles signés par Sylvain Frochaux peuvent être consultées en vous enregistrant sur la page commune des Publications Agora et de Solution ORION© (https://ra113.infusionsoft.com/go/so-agora/Agora/).

Laissez un commentaire