Le « dieselgate » produit des effets collatéraux parfois inattendus.

Rédigé le 24 septembre 2015 par | Big caps, Toutes les analyses Imprimer

Nordea, la première banque suédoise interdit à ses traders d’acheter des actions ou des obligations Volkswagen (DE0007664005).

Les autres constructeurs allemands semblaient épargnés depuis 48 H, mais voici que BMW (DE0005190003 BMW) dévisse à son tour de 8,5% alors que le magazine automobile hebdomadaire allemand (propriété du groupe de presse Axel Springer) révèle qu’un des SUV Diesel de la gamme BMW (le X3-Drive) polluerait jusqu’à 11 fois plus que les normes européennes autorisées en situation de conduite « normale ».

La pollution, c’est une chose, mais qu’en sera-t-il des niveaux de puissance ou d’autonomie annoncées par les constructeurs automobiles : tous ces chiffres – souvent flatteurs – résisteraient-ils à l’épreuve de tests réalisés par des organismes vraiment indépendants – et hors laboratoires – réalisés en condition d’utilisation réelles, avec des conducteurs « lambda » pris dans leur grande diversité, afin d’obtenir des « moyennes » qui reflètent la « vraie réalité ».

Dans un tel contexte, il ne peut plus y avoir que de mauvaises nouvelles pour les actionnaires concernant le secteur automobile: la direction de Nordea semble donc avoir raison d’un point de vue « conjoncturel ».

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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