Volaille : à quelle sauce manger les petites et moyennes valeurs du secteur ?

Rédigé le 6 juin 2013 par | Mid et Small Caps Imprimer

Par Pierre Havez

Inflation des prix des céréales, scandale alimentaire de la viande de cheval, baisse du pouvoir d’achat des ménages français : la période est dure pour le secteur agro-alimentaire. Les éleveurs de volailles ne sont pas épargnés. Mais en Bourse, le malheur des uns fait souvent le bonheur des autres. Je vous avais parlé du secteur en octobre dernier. Depuis la mise en redressement judiciaire du troisième acteur du marché Doux, les deux survivants se partagent le gâteau… avec des fortunes très diverses. Faisons le point.

LDC apprend à voler LDC (FR0000053829)est l’un des poids lourd du secteur, des volailles et aliments préparés à base de volaille. Ce segment représente ainsi un peu plus de 80% de son chiffre d’affaires, principalement sous ses marques phares : Loué et Le Gaulois. Mais la société est également présente dans le secteur traiteur qui regroupe 20% de son activité avec la préparation de plats aussi variés que des sandwichs, plats cuisinés ou tartes salées.

Après une année 2012 difficile, les performances de LDC ont à nouveau été pénalisées par le bond des prix des céréales : le prix de revient du poulet au cours de l’exercice 2012/2013 a augmenté de 23% ! Mais le groupe a tout de même montré une certaine résistance, bénéficiant notamment de la sortie du marché de Doux, pour gagner de nouvelles parts de marché. Son chiffre d’affaires pour la France a ainsi progressé de 5,8% à 2.220 milliards d’euros soit une hausse de 5% à périmètre identique. LDC est tout de même parvenu à augmenter ses prix de 8% – mais il aurait fallu une hausse comprise entre 12 et 14% pour absorber l’effet négatif des matières premières. Conséquence : sa marge opérationnelle courante ne ressort qu’à 2,94% et son résultat opérationnel courant s’est inscrit en repli de 8% par rapport à l’année précédente.

La bonne surprise de l’exercice provient des performances de la marque Marie, dont le résultat opérationnel courant a atteint 2,8 millions d’euros contre -0,6 million d’euros en 2011/12 et -8,5 en 2010/11 juste après son acquisition par LDC.

Pour la fin de l’exercice, le management reste prudent sur les perspectives 2013 et n’a pas communiqué de prévisions précises. Seul engagement chiffré : le résultat opérationnel courant du pôle Traiteur est attendu en amélioration de 5 millions d’euros.

Cependant, la volonté du groupe de développer son activité Volaille dans de nouveaux pays européens semble séduire les investisseurs. Le titre s’envole ainsi depuis le début de l’année de 19,54% à 98,00 euros. A l’affût d’éventuelles acquisitions sur le continent, la valeur reste à surveiller de près.

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DUC bat de l’aile Après avoir accru ses pertes en 2012 malgré un chiffre d’affaires en progression, le challenger du secteur, Duc (FR0000036287), est lui en train de voir son cours retomber dans le rouge cette année.

Pourtant, au premier trimestre 2013, les ventes du groupe ont à nouveau progressé de 11,2% à 50,4 millions d’euros et les volumes commercialisés ont augmenté de 7,5% dans un marché atone. Mais la rentabilité ne suit pas.

Lui aussi pénalisé par la flambée continue du prix des matières premières sur ses produits, la direction de DUC reste très prudente et se focalise sur la restauration de ses marges.

En attendant, les investisseurs boudent la valeur qui dégringole de 14,93% à 2,45 euros, alors qu’elle avait progressé de 25% sur les douze derniers mois ! Le plan stratégique du groupe DUC pour 2015 devrait cependant lui permettre à partir du second semestre 2013 de mettre sur le marché de nouveaux produits, facteurs de valeur ajoutée. Le groupe mise sur cette démarche pour contrer les produits basiques d’importation. De quoi lui permettre de rebondir en Bourse ?

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