Volaille : bataille de coqs

Rédigé le 24 octobre 2012 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

Par Pierre Havez

La mise en redressement judiciaire de l’éleveur de volailles DOUX a mis un coup de projecteur sur ce secteur français qui est en réelle difficulté, notamment à cause de la hausse du coût des matières premières.

Tour d’horizon d’un secteur qui bat de l’aile…

DUC fait le beau Dans cet environnement économique tendu, la petite société DUC (FR0000036287) ne démérite pas. Depuis le début de l’année, son cours de Bourse progresse de plus de 15%. Comment une telle progression est-elle possible alors que le problème DOUX fait la une des médias et que le secteur patine ?

La stabilité de l’activité du chiffre semestriel à 90,2 millions d’euros est une première piste de réponse. Le retour des comptes intermédiaires dans le vert en est une autre.

En effet, le résultat opérationnel courant s’établit à la moitié de l’année à 0,3 million d’euros contre une perte de 1,5 million d’euros un an auparavant, profitant ainsi largement de son plan redressement stratégique.

Cependant, ce qui plaît le plus aux investisseurs, ce sont les perspectives. La direction de la société basée en Bourgogne est très réaliste en affirmant lors de sa publication intermédiaire que « l’inflation démesurée des matières premières devrait impacter à la fois le marché en termes de consommation mais également le résultat des entreprises du secteur ». A propos de celui-ci, DUC considère que la phase de restructuration de la filière française « va donner lieu dans un avenir proche à une offre concentrée dans les mains de quelques groupes uniquement ».

Malgré sa petite taille, le groupe y participe notamment en dépeçant le groupe DOUX. Le tribunal de commerce de Quimper a validé en septembre son offre de reprise partielle réalisée en partenariat avec la société Glon Sanders Holding sur les deux unités de DOUX : un couvoir et un site d’abattage de poulets. D’autres opérations sont sûrement à prévoir…

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LDC picore du pain dur… A l’opposé, le groupe LDC (FR0000053829), l’un des poids lourds du secteur — puisque leader en France — n’est pas à la fête. Il ne profite pas de la résilience de son activité et de sa rentabilité.

L’éleveur voit son cours de Bourse reculer de 4,36% depuis le 1er janvier 2012, malgré un chiffre d’affaires semestriel 2012/13 de 1,36 milliard d’euros, en hausse de 1,5% et de 2,7% à périmètre identique. Vous me direz qu’un repli de 4% vu le contexte, c’est peu, et que le groupe résiste bien.

Certes. Mais une performance moins pire que prévue n’est pas la panacée en Bourse.

La société dont le siège social se situe dans la Sarthe bénéficie des deux hausses de prix appliquées au cours du semestre. Autre fait notable à mettre à son compte, elle avait réussi à préserver sa rentabilité au cours de l’exercice précédent (2011/12 clos en février) en affichant un bénéfice net en amélioration de 18% à 56,4 millions d’euros pour une activité en progression de 8,6% à 2,77 milliards d’euros.

Les investisseurs sanctionnent en fait les faibles perspectives de la société qui affirme « aborder le second semestre avec prudence ».

A noter que LDC contribue également au découpage en petits morceaux du groupe DOUX. Le tribunal de commerce de Quimper a également accepté son offre de reprise partielle d’actifs concernant deux sites industriels.

En cette période boursière chahutée, il est préférable de se tenir à l’écart de la restructuration des éleveurs de volaille, en attendant un retour de la consommation à un niveau plus soutenu.

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