Deuxième indicateur de sentiment à surveiller : le VIX

Rédigé le 8 octobre 2010 par | Autres indices, VIX Imprimer

Par Sébastien Duhamel, responsable analyste de Levier7, un service de trading ultra-réactif sur les produits dérivés

Lundi dernier, je vous expliquais que la situation des marchés avait quelque chose d’exceptionnel. Pas forcément dans le bon sens du terme car quelque chose cloche.

Voici ce que j’écrivais :

Les mouvements récents sont étonnants : les liquidités se sont portées sur toutes les classes d’actifs — les actions, mais aussi l’or, le pétrole, ou encore les Tbond et le Bund progressent. Cela n’est pas forcément négatif, mais cela va contre les corrélations inter-marchés, avec des mouvements importants sur le dollar ces dernières semaines. Il y a donc quelque chose qui cloche, car normalement tout cela ne peut pas monter en même temps, et l’une des classes d’actifs a tort. [Ndlr : depuis, Sébastien a enregistré des gains ultra rapides de 8%… 13,19%… 17,02%… 25,45% grâce à un type de trading bien particulier… pour savoir comment cumuler de tels gains, poursuivez votre lecture]

Pour vous aider à comprendre dans quel mouvement ou tendance nous nous embarquions, je vous ai promis l’aide de trois indicateurs.

Nous en avons déjà vu un : le pourcentage d’actions au-dessus de leur moyenne mobile à 50 jours.

Voyons aujourd’hui le deuxième indicateur que j’utilise : le VIX, indice de volatilité, pour le S&P 500. Nous verrons lundi prochain le dernier, le put/call ratio.

Pas de situation d’excès pour le moment
L’idée est de nous interroger sur la situation des indices américains après la hausse de ces dernières semaines pour savoir si nous sommes en situation d’excès haussier — et surtout que vous utiliser de votre côté ces indicateurs, pour le court terme comme pour le moyen terme.

En juillet 2007, le dollar culminait à 123,50 yens

L’indice de volatilité du S&P 500 nous donne une idée de la nervosité du marché. En grande tendance, comme nous avons déjà eu l’occasion de le détailler, le VIX est inversement corrélé aux indices. En effet, sauf cas exceptionnel, une forte augmentation de la volatilité se produit souvent dans les marchés baissiers et dans les mouvements de correction du marché, tandis qu’une volatilité qui diminue progressivement est le signe d’un marché haussier ou d’un rebond significatif. La lecture de cet indice doit donc être contrarienne.

Quelle est donc la situation à ce jour ?
Depuis un pic à 48 points fin mai, la volatilité a violemment chuté sur les marchés américains. Cet indice est d’ailleurs souvent précurseur. Suite au retournement à la baisse du VIX fin mai, on pouvait ainsi s’attendre çà un rebond significatif des marchés, ce qui n’a pas manqué ces derniers mois.

Depuis mai, le VIX reste sous une oblique baissière contre laquelle il a buté récemment, résistance proche du niveau des 24.50. Les indicateurs mathématiques, et notamment le RSI, confirment cette idée. Celui-ci reste en effet sous une droite de tendance descendante également, résistance proche de la zone de neutralité des 50.

Tant que nous restons sous les 24.50, on peut donc s’attendre à une poursuite de la chute du VIX vers le support horizontal des 19.70. Cela nous montre qu’il n’y a pas pour l’instant d’excès à court terme, et que la volatilité pourrait dans un premier temps continuer à baisser.

Par contre, à moyen terme, on peut voir la formation d’une figure en biseau descendant sur l’indice de volatilité. Ainsi, après un test de la zone de support des 19.70, si nous sommes alors dans un excès haussier sur le S&P 500, nous pourrions alors avoir un retournement de la volatilité à la hausse en sortie de cette figure. Cette configuration est donc à surveiller pour les prochaines semaines.

Donc, je vous laisse vous entraîner sur ces deux indicateurs ; si vous avez des questions, n’hésitez pas à publier des commentaires sur le site. J’y répondrai dès que possible !

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Sebastien Duhamel
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