Ventes auto en Europe : le décalage France / Espagne et Italie

Rédigé le 19 novembre 2014 par | Toutes les analyses Imprimer

 Les gros titres du jour nous interpellent.

Une fois encore, la France semble à la traîne, lanterne rouge de l’Europe, le déclin, toujours le déclin et aucun espoir à l’horizon !

Alors que les ventes d’automobiles se redressent de +6,5% en rythme annuel en Europe, les achats de voitures neuves stagnent en France à +1,4%… Nous voici bon derniers du classement européen.

En revanche, quelle reprise en Angleterre (+9,5%), quel feu d’artifices en Espagne (+18,1%) ou en Irlande (+29,6 %).

Mais au fait, se vend-il autant de voitures que cela en Espagne ? Le marché s’était contracté à 675.000 en 2013 (un plancher de 20 ans) et devrait atteindre 800 000 en 2014… un chiffre qu’il faut comparer aux 1,5 million d’immatriculations en moyenne de 2005 à 2007.

En Italie, il devrait s’écouler 1,3 million de véhicules en 2014, contre plus de 2 millions avant la crise.

La France a vu les ventes décroitre d’à peine 10% (de 2 millions vers 1,8 million), et encore, il faut corriger de l’effet « prime à la casse » qui avait favorisé les ventes en 2007.

Il est donc tout à fait logique qu’après avoir subi une chute de -55%, le marché espagnol (ou irlandais après -50%) se redresse pour des raisons purement mécaniques (sans jeu de mot) parce que le vieillissement du parc en 7 ans entraîne des « achats forcés », le coût des réparations finissant par dépasser celui d’un crédit auto.

Et puis, 75% de véhicules vendus dans les pays qui « redécollent » sont des petits modèles d’entrée ou de milieu de gamme.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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