VALLOUREC : prémices d’une saison des trimestriels à risque ?

Rédigé le 13 juin 2014 par | Actions, Big caps, Indices, sociétés et marchés Imprimer

La BCE a rassuré toute la sphère financière avec ses annonces la semaine dernière. Et, de fait, le CAC 40 revient autour des 4 600 points. Bien. Désormais, la question qui se pose est de savoir quel sera le prochain catalyseur de marché ? Et c’est là qu’entre en jeu la saison des trimestriels.

Car, oui, à partir de la semaine prochaine, à Wall Street, plusieurs gros noms – comme le leader mondial du transport FedEx ou encore, dans le segment technologique cette fois, le célèbre éditeur de logiciels Oracle – vont commencer à dévoiler leurs chiffres trimestriels. Ces sociétés sont de véritables baromètres pour leur secteur respectif car, en tant que leader, elles sont en première ligne pour profiter (ou non) du dynamisme économique américain et mondial. Elles seront donc à suivre de très près.

Et, pour tout vous dire, cher lecteur, cela pourrait vite faire retomber l’euphorie ambiante. Ou, en tout cas, servir au moins de prétexte à un légitime mouvement correctif.

Des profits warning qui n’augurent rien de bon

En Europe d’ailleurs, certains groupes ont ainsi décidé de ne pas attendre leur date de publication pour communiquer. Et, comme toujours, ce n’est en général pas pour de bonnes raisons puisqu’il est question de profit warning.

Mercredi dernier, par exemple, la compagnie aérienne allemande Lufthansa a plongé de plus de 10% après avoir averti qu’elle n’atteindrait pas ses objectifs de résultats 2014 et 2015. L’impact sur le secteur ne s’est pas fait attendre puisque, dans l’Hexagone, Air France-KLM a plongé de plus de 5% dans son sillage.

Même son de cloche également chez Vallourec (FR0000120354). Le producteur de tubes sans soudure en acier a en effet prévenu que son résultat opérationnel serait en baisse de 10% cette année – et non plus stable comme anticipé au préalable. La sanction en Bourse ne s’est pas fait attendre avec un plongeon de la valeur de plus de 10% mercredi et des dégradations de brokers en chaîne.

Pour s’expliquer, voilà ce que Philippe Crouzet, président du directoire du groupe, déclarait mercredi dans Les Echos : « Nous employons quelques centaines de contrats temporaires, que nous ne renouvellerons pas ; nous ferons aussi appel aux comptes épargne temps accumulés par certains salariés, et nous recourrons au chômage partiel« . Le célèbre quotidien financier prenait ainsi l’exemple de l’usine de Déville-Lès-Rouen en Seine-Maritime qui allait être affectée par du chômage partiel au cours de l’été.

Or, à ce sujet justement, je note que l’actualité semble confirmer mon ressenti de début de mois. En effet, dans le cas précis de Vallourec, je ne résiste pas à l’idée de vous livrer ici un passage de ce que je disais à mes abonnés tout début juin (extrait tiré de la stratégie du 02 juin 2014). A peine 10 jours plus tard, les faits m’ont donné raison. Comme quoi, l’importance du terrain…

Faut-il craindre une correction des marchés ?

La BCE ne semble pas en avoir décidé ainsi et alors que la « carotte ultime » du Quantitative Easing à l’européenne n’a, habilement, toujours pas encore été dégainée, tout est possible. D’ailleurs, même à Wall Street, malgré l’arrêt en vue du QE de la Fed en octobre, rien ne semble pouvoir freiner l’ascension du S&P 500 en direction du seuil psychologique des 2 000 points…

Affaire à suivre cet été. En ce qui me concerne, il est clair que je vais redoubler de prudence cet été sur tout ce qui touche à l’économie réelle (comprenez hors secteur financier)… A bon entendeur.

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Mathieu Lebrun
Mathieu Lebrun
Rédacteur en Chef d'Agora Trading

Mathieu Lebrun est analyste financier. Il commence sa carrière chez Fortis Banque pour intégrer la table de négociations sur devises au sein de la salle des marchés du groupe Natexis Banques Populaires. En 2004, il intègre un cabinet de conseil sur produits dérivés en tant qu’analyste technique et obtient son diplôme d’Analyste Technique délivré par la STA (Society of Technical Analysis).

Depuis près de 10 ans, il s’est forgé une solide expérience sur les marchés financiers. En juin 2013, il décide de créer un service de trading simple et efficace : Agora Trading. Pour ses abonnés, il combine à merveille sa lecture des différentes classes d’actifs et leur corrélation pour en tirer le meilleur. Vous pouvez ainsi vous positionner en toute simplicité, en exploitant des outils de trading ultra-efficaces, les certificats Turbos.

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