Vallourec, le flop de l’année… qui pourrait formidablement rebondir

Rédigé le 23 décembre 2015 par | Big caps, Toutes les analyses Imprimer

Après les tops les flops : vendredi dernier, nous évoquions Trigano, l’une des grandes satisfactions boursières de 2015. Place maintenant à une déception  avec Vallourec (FR0000120354 VK), en recul de 64% depuis le début de l’année. Comment expliquer un déclin aussi brutal ?

le cours de vallourec en vue journaliere

Tout d’abord, comme vous vous en doutez, vu les actuels cours du pétrole tombé à son plus bas niveau depuis 2004, le contexte n’est absolument pas porteur pour le monde des parapétrolières…

Concrètement, Vallourec fait partie des fournisseurs de tubes destinés à l’industrie pétrolière, utilisés notamment lors des forages. Or, avec la déprime actuelle des prix du baril, les sociétés pétrolières sabrent leurs dépenses et réduisent drastiquement leurs programmes d’investissement. Actuellement lorsque vous êtes une major pétrolière, de type Total (FR0000120271 FP), vous réduisez tous vos coûts et adoptez une stratégie défensive. C’est assez classique et c’est toujours la même attitude. Dans ces conditions, les parapétrolières ne peuvent éviter du chiffres d’affaires, basculant bien souvent dans le rouge.

Ainsi, après avoir perdu 923 M€ en 2014, Vallourec pourrait bien essuyer à nouveau des pertes, cette fois-ci, supérieur à 600 M€ en 2015 et tout laisse supposer que des pertes seront également comptabilisées au titre de l’exercice de l’année 2016. Alors faut-il voir en noir l’avenir des parapétrolières ?

Un call sur le pétrole

À vrai dire, il semblerait que le plus dur soit bel et bien passé pour l’industrie. Après un recul de l’ordre de 25% des dépenses pétrolières cette année, la baisse pourrait n’être que de 6% à 9% pour l’année prochaine… Certes, nous sommes encore dans une situation plus que difficile mais au moins cela n’empire pas. De plus, le secteur est en pleine recomposition. Certes, le patron du groupe a exclu une fusion dans une récente interview. Mais j’ai rarement vu un patron évoquant une fusion de son groupe…

En fait, il ya fort à parier que le secteur va se concentrer. Rappelons-nous la fusion de 35 Mds$ entre les deux américains Halliburton et Baker Hugues, certes toujours en discussion pour des risques de monopoles aux États-Unis.  D’un certain point de vue, il faut considérer Vallourec comme un call sur le pétrole, c’est-à-dire une option d’achat sur le baril. Si vous achetez Vallourec aux cours actuels, vous le faites exclusivement pour jouer la remontée du baril. Si vous avez raison, la hausse peut être très importante sur la valeur…

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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