Une cotation, pourquoi faire ?

Rédigé le 24 février 2015 par | Apprendre la Bourse, Big caps, Toutes les analyses Imprimer

Connaissez-vous les Brasseries du Cameroun (CM0000035113) ? Il s’agit du leader du secteur agroalimentaire au Cameroun pesant près de 570 M€ en Bourse.

Et avez-vous un avis sur Marnier Lapostolle (FR0000038036), une valeur qui est sans doute l’une des plus chères du paysage boursier avec un cours de 4 270€ l’action ? Ce spécialiste de la production et de la commercialisation de spiritueux sous les marques Grand Marnier, Cordon Rouge et Louis Alexandre a, tout de même, une capitalisation légèrement supérieure à 363 M€.

Grand marnier février 2015Pourquoi vous parler aujourd’hui de ces deux valeurs ?

Parce que ces entreprises, comme de nombreuses autres, ne communiquent qu’extrêmement peu sur leurs résultats et perspectives. Au point qu’il est permis de se demander si elles ont un réel besoin du financement des actionnaires.

Toutes les entreprises ont-elles vraiment intérêt à être cotées ?

Selon moi, des entreprises de ce type n’ont aucune raison de rester cotées en Bourse : elles ne font pas appel au marché des capitaux et ne se servent donc pas de cette source de financement supplémentaire pour financer leur croissance. Sans surprise, elles ne sont pas non plus suivies par les analystes. De même, il est quasiment impossible de trouver le moindre commentaire pertinent ou informé sur ces dossiers – si ce n’est sur les forums, où, comme vous le savez, toutes les informations sont toujours à prendre avec des pincettes.

Certains estimeront qu’une cotation en bourse apporte incontestablement de la notoriété à une entreprise, non seulement à ses clients, mais également à ses fournisseurs. Mais croyez-vous vraiment que les consommateurs de liqueurs aient besoin de savoir que Marnier Lapostolle est cotée pour apprécier la qualité de ses breuvages ? Très franchement, je ne le crois pas.

Marnier Lapostolle  publie un minimum d’informations – en partie car elle y est contrainte légalement. On notera par exemple un récent cinglant démenti au sujet d’une rumeur de cession. Mais elle reste tout de même particulièrement avare en renseignement et n’a encore jamais proposé de réunions de présentation aux analystes. Et puis, franchement, pensez-vous qu’une entreprise maintiendrait son titre à 4 270€ si elle avait vraiment envie de séduire des investisseurs ? Il n’est pas évident pour un particulier de se payer une telle valeur. Il serait bien plus simple d’opérer une division par cent du titre pour le rendre plus abordable, ce qu’on appelle dans le jargon boursier un split – comme l’avait fait par exemple Bolloré (FR0000039299) il y a quelques temps.

Dans le cas des Brasseries du Cameroun, c’est pire encore…

Elles n’ont probablement aucun intérêt à rester cotées pour la bonne et simple raison que la Bourse semble la dernière de leurs préoccupations. J’ai été sur leur site… Certes, il y a le rapport d’activités concernant l’année 2013 mais absolument aucun espace dédié aux actionnaires. Je n’ai trouvé non plus aucun renseignement digne de ce nom sur les nombreux sites d’informations financières, que ce soit à propos du chiffre d’affaires, des résultats ou encore des perspectives : c’est le black out intégral.

Brasseries du Cameroun et Marnier Lapostolle ne sont pas les seules à appliquer une telle politique et loin de moi l’envie de leur jeter la pierre, cependant, pour ma part, je préfère me tenir bien à l’écart de telles valeurs si peu désireuses de séduire leurs actionnaires.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

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