Un re-nouveau pour OROLIA ?

Rédigé le 24 mai 2012 par | Mid et Small Caps Imprimer

Retraite : mais où le gouvernement va-t-il trouver l’argent ?

L’un de nos spécialistes vient de finir une enquête passionnante sur le système des retraites. Il nous a rendu ses conclusions. Nous ne nous attendions pas à ce que cela soit joli… mais nous étions loin du compte !

Si vous êtes à la retraite, si vous allez bientôt prendre vôtre retraite ou si vous faites simplement partie des gens prévoyants, ne pas passez à côté des conclusions de cette enquête. Nous parlons ici de votre épargne et il est important de la préserver.

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Un week-end de l’Ascension dans la cité des Festivals ne rime pas seulement avec farniente… C’est ainsi que j’ai rencontré, lors d’un déjeuner improvisé sur la Croisette, le P-DG d’OROLIA (FR0010501015) Jean-Yves Courtois, un polytechnicien à la tête du groupe depuis 2006.

L’homme habite dans le sud. Il était donc facile de lui passer un coup de fil, entre deux averses cannoises, pour lui proposer de faire un point sur sa société, qui a une activité pas forcément facile à comprendre pour le commun des mortels puisqu’elle est positionnée dans la production et la vente de systèmes électroniques de positionnement, de synchronisation et de navigation.

Mais OROLIA vient de remodeler son groupe autour de deux pôles.

Tout d’abord, « les systèmes de positionnement » (38% du CA)

La société produit en fait des balises de détresse et des systèmes de géolocalisation. « L’activité se passe plutôt bien, notamment dans l’aéronautique. Nos gros clients sont des sociétés comme Airbus ou Eurocopter. C’est plus calme dans le maritime » précise le P-DG qui estime que la croissance dans cette activité se fera surtout par des rachats. « C’est clairement notre axe de diversification avec la volonté rapide de monter à 50% de notre chiffre d’affaires ».

Une stratégie de croissance externe a même été évoquée devant moi sans que, bien sûr, des noms aient été cités. Le but est d’améliorer le fonctionnement des balises avec un système plus perfectionné de supervision et de traçabilité dans le maritime et le terrestre.

OROLIA a les moyens de cette stratégie de croissance par rachat car sa situation financière est très saine avec une dette nette de seulement 1,3 million d’euros, face à des fonds propres de 37 millions d’euros. De quoi voir l’avenir avec optimisme. « Mon objectif est de doubler de taille dans les prochaines années, passant ainsi au-dessus des 100 millions d’euros. » La société ne privilégie aucune piste de financement, mais n’exclut pas des augmentations de capital. « Nous n’avons jamais fait d’appel public à l’épargne depuis que nous sommes cotés » explique l’homme fort du groupe.

Une deuxième activité plus difficile

La deuxième activité sont les Tests et Mesures (systèmes de synchronisation et de mesure du temps de très haute précision avec des applications dans la défense ou encore les télécommunications) et les systèmes de navigation par satellite (les fameuses horloges atomiques).

« Il n’y a pas beaucoup de croissance à attendre dans cette division avec une activité Tests et Mesures assez cyclique et donc assez morose en ce moment » conclut Jean-Yves Courtois. J’ai évoqué avec lui un spin off des activités – c’est-à-dire de coter de façon séparée les deux branches pour donner plus de valeur au groupe. « Ce n’est pas du tout à l’ordre du jour. Notre objectif était simplement de simplifier notre organisation » détaille ce polytechnicien qui n’est pas comme certains « X » à sombrer dans l’ésotérisme pour expliquer des activités parfois peu faciles à comprendre.

L’an dernier, OROLIA a réussi à augmenter de 10,2% son chiffre d’affaires pour le porter à 63,7 millions d’euros et la rentabilité opérationnelle a suivi avec une hausse de 0,3 point à 9,1%. Mais le résultat net a baissé de l’ordre de 18% à 0,8 million d’euros. « Nous avons eu des amortissements comptables liées à l’acquisition de Sabre, société anglaise spécialisée dans les balises de détresse et la fermeture de notre site en Suède » m’explique Jean-Yves Courtois.

Difficile de faire des prévisions

Difficile de faire des prévisions sur 2012 mais j’ai l’impression que le chiffre d’affaires ne va pas tellement augmenter mais que la rentabilité devrait s’améliorer, ne serait-ce que parce qu’il n’y aura plus de problèmes suédois et que la contribution de Sabre sera positive.

On peut envisager ainsi un résultat net autour de 2,5 millions d’euros sur l’ensemble de l’année, ce qui marque une nette amélioration par rapport aux 0,8 million d’euros de l’an dernier.

Le seul élément qui m’ennuie sur ce dossier ce sont les très faibles volumes échangés… OROLIA est coté sur Alternext, pèse quelques 50 millions d’euros en Bourse, mais le volume est très faible. Il s’est par exemple échangé 25 titres sur les cinq dernières séances pour une action qui gagne 3,7% depuis le début de l’année.

Restructuration de l’actionnariat en vue ?

L’actionnariat reste très concentré avec Airtek Capital Group (52%) devant BNP PE (17,5%) et le management avec 8,3%. Reste un flottant limité à 20% du capital. « Je me demande si nous devrions pas nous coter sur le Nasdaq ou, si l’on reste en France, sur Eurolist pour attirer plus d’investisseurs particuliers » conclut Jean-Yves Courtois, qui veut restructurer son actionnariat dans les prochaines années.

Avec 60% de son chiffre d’affaires en Europe, 30% aux Etats-Unis et 10% en Asie, OROLIA est de plus en plus internationale. Evidemment, la société a désormais l’idée de se développer rapidement en Chine, en Inde ou encore au Brésil.

Alors mon sentiment dans tout cela ?

Il me semble que c’est la société type qui pourrait être adossée à un grand groupe dans les prochaines années, sauf si elle accélère pour dépasser rapidement les 120 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’action n’est pas très chère avec une VE/ROC de 7 mais attention tout de même à un fort ralentissement économique qui n’est quand même pas sans conséquences sur le groupe.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

En savoir plus sur La Lettre PEA et Mes Valeurs de Croissance.

5 commentaires pour “Un re-nouveau pour OROLIA ?”

  1. RT @SCConfidentiel: Un re-nouveau pour OROLIA ?: Retraite : mais où le gouvernement va-t-il trouver l’argent … http://t.co/a4fjF2S7

  2. […] y a moins d’un mois, je vous ai présenté Orolia (FR0010501015), une belle société suite à ma rencontre avec son PDG sur la […]

  3. […] Et encore de nouveaux contrats pour OROLIA (FR0010501015) que je vous ai présenté il y a quelques semaines. […]

  4. […] Vous vous rappelez que je vous ai présenté cette société en mai dernier. Je jouais clairement un adossement sur ce dossier. Orolia (FR0010501015) doit absolument grandir pour rester indépendant. C’est dans cette optique que la société vient d’acquérir Boatracs Inc., une société américaine spécialisée dans le solutions pour les navires. […]

  5. […] Le groupe que je vous ai longuement présenté en début d’été a réalisé un chiffre d’affaires semestriel quasi stable à 32,4 millions d’euros avec néanmoins une amélioration de sa rentabilité. Sa marge opérationnelle passe ainsi de 7,4 à 7,7%, ce qui conduit Orolia (FR0010501015) à aborder le second semestre avec confiance. […]

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