Un défaut organisé de la dettre grecque pour éviter le Grexit ?

Rédigé le 21 avril 2015 par | Toutes les analyses Imprimer

La BCE étudierait plusieurs hypothèses de dénouement de la crise de solvabilité de la Grèce dont un haircut de 75% de la valeur de la dette dans un scénario de défaut ordonné (où les créanciers et Athènes négocient les termes d’un accord) et de 90% dans le cas d’un défaut désordonné où la Grèce se déclare unilatéralement en défaut et totalement à court de liquidités.

Le seul fait que ce genre de « non-information » filtre sur CNBC − sans être immédiatement démentie − et fasse l’objet d’un buzz dans les salles de marché prouve qu’un Grexit est bien à l’étude au plus haut niveau (même dans le bureau de Draghi).

Le rendement du « 2 ans » grec affiche 28% ce matin et le « 10 ans » grimpe à 13,35% : en cas de défaut qui achètent à 13,35% s’exposent à de très lourdes pertes si la Grèce fait défaut.

Mais l’évocation officieuse d’un Grexit pourrait n’être qu’une n-ième manœuvre -de type « choc et effroi »  pour préparer l’opinion à une tierce solution médiane comme celle d’un défaut partiel assorti d’un maintien de la Grèce au sein de la Zone zuro.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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