Un cadeau de Noël qui rapporte

Rédigé le 23 décembre 2014 par | Autres indices, Toutes les analyses Imprimer

Vous cherchez toujours des idées de cadeau pour Noël ? Vous en trouverez probablement à la rétrospective Jeff Koons organisée par le Centre Pompidou jusqu’au 27 avril. L’artiste américain pulvérise les records de vente avec ses chiens gonflables et ses Michael Jackson dorés. Les babioles qui y sont vendues ne valent pas encore des millions, mais sait-on jamais. Peut-être que le petit cadeau que vous offrirez à votre tendre moitié la comblera émotionnellement, mais aussi financièrement.

Avant cela, revenons un peu sur terre et regardons ce que la recherche nous dit sur le sujet.

Dans l’absolu, tout le monde voudrait imiter Dorothy et Herbert Vogel. Ces Newyorkais sont une sorte de Warren Buffett de l’art, même s’ils sont plus des collectionneurs que des investisseurs. Cette bibliothécaire et cet employé des postes achètent et gardent tout en portefeuille.

Dans les années 1960 et 1970, ils ont économisé religieusement chaque sou afin de s’offrir de petites œuvres d’artistes minimalistes prometteurs, à quelques centaines de dollars la pièce. La collection des Vogel vaut maintenant des centaines de millions de dollars.

Bien sûr, les investissements dans l’art ne se déroulent pas toujours aussi bien. L’art contemporain est le segment le plus chaud, mais aussi le plus volatil. Une œuvre d’art ne sera jamais en faillite, mais la diversification est cruciale. En effet, les fluctuations des prix d’un artiste influencent ceux d’autres artistes qui lui sont proches. La liquidité peut être un problème, mais une superbe pièce d’un artiste moyen restera plus liquide qu’une mauvaise œuvre d’un géant.

 

———– L’INVESTISSEMENT SCIENTIFIQUE ———–

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Votre capital, durement gagné, mérite une stratégie scientifiquement robuste.

Mettez donc un terme à l’aléatoire ! Notre approche exclusivement scientifique à l’investissement vous aidera dans ce sens.

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Comme tous les investissements partiellement basés sur l’affectif, le marché de l’art est propice aux bulles. Prenons l’exemple de cette étude* dans laquelle les auteurs ont développé un indice des prix qui recense plus de 10 000 artistes et plus de 1,1 million de ventes aux enchères de peintures, d’imprimés ou d’œuvres sur papier.

Ce « CAC de l’art » s’est apprécié d’un modeste 4% par an en dollars réels entre 1951 et 2007. Mais pendant l’explosion du marché de l’art entre 2002 et 2007, les prix ont augmenté de 11,6% chaque année, ce qui explique la recrudescence d’attention pour l’art comme investissement. 

Autre aspect important : la peinture protège contre l’humidité des murs, mais pas contre les baisses des marchés. Ce deuxième article* montre qu’investir dans les 500 plus grands peintres au monde ne permet pas de se couvrir contre une chute des marchés boursiers. C’est même la classe d’actif la plus volatile, avec une corrélation positive avec le marché actions (de 0,25) et un bêta de marché élevé. Ce qui veut dire que lorsque les marchés actions chutent, l’art a tendance a accusé une perte encore plus importante.

Peut-on alors parler de bulle ? Dans son ensemble, non. Les prix augmentent rapidement certes, mais cette hausse se cantonne uniquement à certains segments très demandés. Une troisième recherche* montre qu’actuellement le principal risque d’un retournement brusque est lié aux peintres d’après-guerre et contemporains, ainsi qu’aux artistes d’origine américaine.

Peut-on alors en déduire que Jeff Koons en fait partie ? C’est probable, à en croire cette étude, ainsi que d’autres (je vous mets une liste de quelques sites sur le sujet, sur notre plateforme sécurisée). Mais, honnêtement, si ça ne tenait qu’à moi, sa valeur chuterait de 99,9%. Ou même davantage, car il faudrait me payer, et beaucoup, pour que je mette des chiens gonflables dans mon salon.

En conclusion, pour un cadeau isolé, le plaisir l’emporte probablement sur l’opportunité de réaliser une opération financière. L’un n’empêchant pas l’autre… pour autant que l’on veuille gagner de l’argent avec l’art.

Bien qu’ils soient multimillionnaires en puissance, Dorothy et Herbert Vogel ont toujours refusé de vendre la moindre pièce de leur collection. Ne misez donc pas sur des modes passagères et soyez patients. Joyeux Noël.

* Les études mentionnées dans cet article, et bien d’autres encore, peuvent être consultées en vous enregistrant sur notre page spéciale “Agora”

 

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Directeur de la recherche chez Straight from The Lab

Sylvain Frochaux est le directeur de la recherche chez Straight from The Labet fondateur de Solution ORION© (https://ra113.infusionsoft.com/go/so/Agora/). Il est surnommé par ces pairs le « Japonais blanc » de la finance, en raison de son caractère jusqu’au-boutiste et de son parcours de vie.

Après des études brillantes à HEC Lausanne (où il finit premier de sa volée, avec notamment une thèse de master en économétrie financière), il se dirige vers le Japon pour y effectuer son doctorat. De retour en Suisse, il devient responsable de l’analyse financière et de la recherche académique pour le quotidien financier L’Agefi.

En 2009, il quitte le journalisme pour créer le groupe Straight from The Lab (https://ra113.infusionsoft.com/go/sftl/Agora/) qui a pour objectif de rendre accessible, aux investisseurs privés, les dernières recherches en finance. En 2013, après trois ans de recherche, il lance avec son équipe le service Solution ORION© (https://ra113.infusionsoft.com/go/so/Agora/), une solution d’investissement basée exclusivement sur l’analyse scientifique des marchés. Unique en son genre, cette stratégie fournit aux investisseurs un portefeuille clé en main, avec une garantie de performance (minimum 50% en cinq ans).

Toutes les études mentionnées dans les articles signés par Sylvain Frochaux peuvent être consultées en vous enregistrant sur la page commune des Publications Agora et de Solution ORION© (https://ra113.infusionsoft.com/go/so-agora/Agora/).

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