Turbos : stop aux idées reçues ! (1)

Rédigé le 25 octobre 2010 par | Apprendre la Bourse Imprimer

Responsable et analyste de Levier7, un service de trading ultra-réactif sur les produits dérivés

J’aimerais revenir aujourd’hui sur les produits que j’utilise dans le cadre de mon service Levier7 : les Turbos. En fait, je voudrais surtout revenir sur quelques idées reçues qui circulent sur ces produits.

Idée reçue numéro 1 : la barrière désactivante rend les Turbos plus risqués que les autres produits dérivés. FAUX !
Cette idée reçue m’agace particulièrement. Oui, les Turbos, comme tout produit dérivé, sont risqués. Ils ont effectivement une barrière désactivante. Effectivement, si elle est atteinte, elle fait perdre toute sa valeur au produit. Je suis le premier à le reconnaître : comme tout produit à effet de levier les Turbos sont risqués. C’est d’ailleurs pour cela que j’encourage vivement mes abonnés à consacrer des sommes limitées à ce type de transactions, — 10 à 20% de leur portefeuille.

Mais cela ne fait pas des Turbos des produits plus risqués que les autres, au contraire ! Cette barrière signifie simplement que vous ne pouvez pas perdre plus que votre mise de départ — ce qui peut arriver sur d’autres produits. Le risque dépend surtout de votre effet de levier. Pour ma part, je choisis en moyenne un levier de 7 (cela veut dire que si le sous-jacent prend 5%, mon Turbo prend 35%).

Bien sûr, c’est ici une moyenne. Concrètement, quand je passe en revue tous mes trades, je vois que j’ai choisi des leviers entre 4 et 20, selon ma conviction du moment sur le trade. Et c’est ainsi que vous devriez choisir vos Turbos : en fonction de la conviction que vous avez de votre analyse.

Que certains utilisent allègrement un effet de levier de 20 passe encore ; mais tout miser sur un effet de levier entre 50 et 100 est irraisonné voire dangereux ! Bien sûr, je vous l’accorde, cela peut sembler alléchant à première vue, mais ce n’est pas la meilleure manière d’exploiter le potentiel des produits dérivés. Et je parle par expérience.

En effet, mon expérience sur les marchés et sur les produits dérivés m’a appris combien les choses pouvaient aller très vite sur ce genre de produit.

Le gain est toujours proportionnel au risque…
Bien sur, il existe parfois des Turbos avec un effet de levier de 50. Si mon scénario est validé, je gagnerai 50 fois la variation du sous-jacent, et 5 fois plus qu’avec un levier de 10 par exemple. Certes. Mais cela signifie surtout que si je me trompe et que le sous-jacent évolue de 2% en sens inverse de ma position… eh bien je perds tout ! C’est pourquoi, dans mon service, je ne prends jamais un effet de levier supérieur à 20.

Quand il existe un produit avec un effet de levier de 20, 30 ou 50 sur un actif que je souhaite recommander, je l’élimine automatiquement. Juste pour ne pas prendre le risque de perdre tout, trop vite. D’ailleurs s’il n’en existe qu’un seul, par exemple avec un effet de levier de 30, je ne fais pas la recommandation. C’est tout simplement en dehors de mes critères. Je cherche donc une autre idée.

Bien entendu, il est possible qu’un jour, en cas de très fortes variations de marché, l’un de mes Turbos soit désactivé même en prenant un faible levier. C’est vrai, et je ne le nie pas. Le gain est toujours proportionnel au risque. Si vous pouvez gagner plus de 80%, c’est également que vous pouvez en perdre 30 ou 40%.

Et puis, un autre point important sur lequel je reviendrai demain, vous permet aussi d’éliminer
quasi-totalement le risque de vous faire désactiver : le niveau de stop. Pour ne pas risquer de toucher la barrière, il vous suffit de placer votre stop à un cours loin de cette barrière ! Simple, mais efficace : je n’ai jamais été désactivé. Je vous montrerai cela demain avec un cas concret.

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Sebastien Duhamel
Sebastien Duhamel

Un commentaire pour “Turbos : stop aux idées reçues ! (1)”

  1. […] Idée reçue numéro 2 : les Turbos n'ont plus de valeur à leur date d'échéance. FAUX ! Hier, je vous ai démontré que ce n'est pas parce qu'un Turbo a une barrière désactivante qu'il est […]

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