En trading, la psychologie pourrait vous coûter cher !

Rédigé le 14 mars 2013 par | Apprendre la Bourse, Autres indices Imprimer

De retour d’une série de trois séminaires de mon programme de formation «Relevez le défi» où j’ai eu le plaisir de rencontrer certains d’entre vous, je décide aujourd’hui de revenir sur un des thèmes principaux de ma formation : la psychologie.

Votre mental ne vous veut pas que du bien…
A vrai dire, plutôt que la psychologie, c’est surtout le cerveau et l’impact de ses mécanismes sur vos décisions qui me passionnent. Si ces biais naturels sont faciles à illustrer dans le trading Forex où je suis spécialisé, ils pénalisent votre capacité de décision dans tous les domaines liés à l’investissement.

Je vous propose d’essayer de comprendre simplement pourquoi dès aujourd’hui vous avez intérêt à prendre en main votre mental avant qu’il vous mène à la ruine.

L’aversion aux pertes
Le premier biais naturel que j’essaie de traiter chez les traders qui me rejoignent s’appelle communément l’aversion aux pertes. On doit l’origine des recherches qui ont amené à identifier ce biais à deux psychologues, Daniel Kahneman et Amos Tversky, dans un article publié dans la revue Econometrica Prospect Theory: An Analysis of Decision under Risk.

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Rassurez-vous, je vais faire simple et évoquer une situation que vous avez sans doute déjà malheureusement connue.

Un trader débutant (même s’il se croit aguerri) va souvent faire l’erreur commune de conserver une position perdante plus facilement qu’une position gagnante. Pire, la plupart des investisseurs vont tenter de baisser leur prix de revient en moyennant la position à la baisse.

A l’inverse, de nombreux traders ont des difficultés à conserver longuement des positions gagnantes, paralysés par la peur de perdre leurs gains en cas de retournement. Vous y êtes ? Vous l’avez vécu ?

De petits gains et de grandes pertes
Eh bien, c’est tout simplement dû à ce phénomène naturel qui conduit à l’aversion aux pertes. Un investisseur va naturellement être prêt à rechercher du risque (risk-seeking) lorsqu’il est en phase délicate, en moyennant à la baisse par exemple, alors qu’au contraire il va être « excessivement » prudent dans une phase de gain (risk-aversion).

Ce déséquilibre va pousser la plupart des investisseurs particuliers à générer de multiples gains faibles, rapidement effacés par de grandes pertes, parfois même fatales pour le capital de départ.

Pour savoir si vous êtes atteint de ce syndrome, il suffit de calculer un ratio très simple :

Moyenne des gains (euros) / Moyenne des pertes (euros)

Un ratio faible (inférieur à 1) indiquera que vous avez un souci avec cette phase.

Note : Certaines stratégies à fortes probabilités peuvent supporter un ratio plus faible, mais il est très rare qu’un investisseur particulier ait ce genre d’approche.

350% par an, chiche ?
Dans une deuxième phase de mes formations, j’en viens à interroger les participants sur leur motivation à faire du trading. Bien sûr la première réponse est « Gagner de l’argent ». Et c’est bien la seule véritable raison valable.

L’indépendance et l’envie d’avoir du temps pour soi sont les motivations secondaires fortes des particuliers. Là aussi, je vous montrerai plus tard que parfois, les attentes sont loin d’être en phase avec le réel.

Mais revenons-en à notre motivation commune : gagner de l’argent, et si possible vite et bien. Tous les participants à mes séminaires sont d’accord sur ce point, ils veulent gagner. Parfois 15/20% par an, parfois 50% et souvent beaucoup plus.

Lors d’une de mes dernières sessions, un participant souhaitait faire 350% par an. A la surprise générale, alors que le reste de la salle ironisait sur ce rendement pharaonique, j’ai soutenu cet investisseur.

« Eh bien quoi, faire 350% vous choque ? Pas moi. Je pense qu’il peut parvenir à faire 350%, mais à une seule condition… » La connaissez-vous ?

« La plupart des informations dont je dispose ne peuvent pas être diffusées dans les médias. Pourtant, certaines pourraient vous permettre de réaliser des plus-values de 25%… 34,5%… 60%… et bien d’autres »

Découvrez tout ce que ce spécialiste ne révélera pas en direct à la radio… et accédez à tout un secteur d’opportunités de gain : les explications sont par ici…

 

Combien êtes-vous prêt à perdre ?
Le sourire n’est pas revenu longtemps aux lèvres de notre kamikaze des marchés… car la condition pour sa réussite était simple. Répondre de façon adéquate à la question : « pour ce rendement, quelle part de votre capital seriez-vous prêt à perdre ? »

Il me répond, hésitant, traduisant au passage qu’il ne s’était jamais vraiment posé la question, comme la plupart des personnes présentes dans la salle : « … je ne sais pas, disons 15% maximum ».

Je me suis alors retourné vers le reste de l’assemblée en déclarant simplement : « ce qui est choquant dans ce cas n’est pas le rendement de 350% attendu. Le plus choquant est de ne jamais avoir réfléchi à ce qu’on était prêt à perdre pour y arriver ! »

En clair, et comme la majorité des investisseurs néophytes l’oublie, les attentes (le rendement dans ce cas) ne sont pas mises en lien avec les contraintes (le capital).

Rendement ou risque ?
Ce nouveau déséquilibre entre attentes et contraintes reflète un biais là aussi naturel qui pousse à nier le risque potentiel pour ne se focaliser que sur les gains potentiels.

N’oubliez jamais qu’un investissement, quel qu’il soit, ne peut avoir un rendement qu’en contrepartie d’un risque. Ceux qui voudront vous faire croire autre chose ne sont pas honnêtes (ou sont banquiers centraux…). Or dans un investissement ou dans un trade, la seule chose que vous maitrisiez est bel et bien le risque de perte. Le rendement lui, n’est qu’une notion théorique et, comme l’expression le souligne, « un rendement espéré ».

Ne restez pas du côté des perdants
Croyez-moi, si vous ne travaillez pas votre mental sérieusement avant d’aborder les marchés, votre cerveau vous poussera à investir sur de l’espoir — comme l’espoir de voir cette perte latente se réduire ou l’espoir de ce rendement finalement purement théorique …

Mais en niant le risque ou votre capacité à générer des gains conséquents et réguliers, vous êtes déjà condamné à rester du côté des perdants.

perf_actif.png

Le profil actif de mon service FxProfitTrader a dépassé la semaine dernière les +53% en 10 mois. Seuls, ceux qui ont su rester confiants, rigoureux et patients ont pu connaitre cette satisfaction avec un gain de plus de 7% sur une seule position swing il y a quelques jours ! (Sur le GBPUSD)

Pas de recette miracle, pas de stratégie hors du commun : de la rigueur, de la patience et un money management à toute épreuve. Je vous attends !

Un dernier chiffre enfin pour vous convaincre
70% des particuliers sur le Forex ont une bonne analyse des marchés. Pourtant près de 75% de ces investisseurs perdent de l’argent… A votre avis, quel est le problème ?

Eh bien tout simplement le passage du virtuel de l’analyse au réel du trading. Et là, tout se joue dans le mental !

 

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Jérôme Reviller
Jérôme Reviller

Passionné de finance et autodidacte, Jérôme Revillier dirige aujourd’hui une société de gestion spécialisée sur le marché des changes. Il collabore avec des investisseurs particuliers avertis, des institutionnels ou encore des hedge funds cherchant de la performance absolue.

Vous pouvez croiser Jérôme sur des salons comme Actionaria, le salon du Trading ou le salon de l’Analyse Technique – il parcourt aussi la France, la Suisse et la Belgique pour rencontrer les investisseurs et leur faire partager son approche bien particulière des marchés.

Un commentaire pour “En trading, la psychologie pourrait vous coûter cher !”

  1. Bonjour, et merci pour cet article. Avant de me mettre réellement au trading, je pensais que je n’aurais aucun mal à contrôler mon mental. Grave erreur. Le point positif, c’est que ça m’a appris à être un peu plus humble (après plusieurs pertes conséquentes à cause de mon obstination). C’est encore très difficile pour moi de contrôler mon impatience, mais je commence à m’y habituer…

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