Tiffany-LVMH-PPR : l’onde de choc se propage

Rédigé le 24 janvier 2011 par | Apprendre la Bourse, Big caps Imprimer

Responsable d’un service de trading sur CFD

Je crois que le titre de ce billet résume à lui seul l’idée de ce concept que j’applique au quotidien dans mon service de trading sur CFD.

Comme vous allez le voir en lisant les lignes suivantes, je n’invente rien, ce n’est que du bon sens !

Le principe de propagation de l’onde de choc
En deux mots, disons que l’idée clé de ce concept est de comprendre le parcours d’une annonce ou d’un évènement — ou plus précisément la propagation de cette annonce ou de cet évènement — d’un actif vers un autre.

Quelque soit la nature de l’évènement, de l’actualité ou de l’annonce qui va provoquer l’onde de choc, un atout joue en faveur du trader qui suit une stratégie comme la mienne : le facteur temps.

En effet, nous entrons en position afin de mettre ces décalages ou plutôt ces rattrapages temporels à profit. La règle de la liquidité implique que plus l’actif est liquide, plus notre délai de réaction doit être rapide. Voyons comment cela s’est manifesté sur les acteurs du luxe il y a quelques semaines.

Signal avancé sur LVMH le lundi 10 janvier
Regardons plus en détail le cheminement de mon raisonnement. Le premier élément qui m’a mis la puce à l’oreille est intervenu le lundi 10 janvier en clôture. J’ai, en effet, constaté la formation d’une bougie de retournement de type « doji » en chandelier japonais.

Cette figure se caractérise par un niveau d’ouverture proche du niveau de clôture avec une importante « mèche » laissée en intraday.

Graphiques : LVMH (données journalières)Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Comme vous pouvez le constater sur la graphique ci-dessus, c’est exactement ce qui s’est passé sur LVMH le 10 janvier dernier. A savoir, une clôture proche du niveau d’ouverture autour des 119 euros et une importante mèche laissée jusqu’à 116,50 euros en séance.

Mon expérience me dit que 8 fois sur 10, la séance suivante sera une séance haussière — dans un cas, comme LVMH, d’une mèche laissée à la baisse. Dès lors, en arrivant devant mes écrans le mardi 11 au matin, je savais quels étaient les valeurs/secteurs que j’allais surveiller ce jour-là.

Confirmation sur LVMH le mardi 10 janvier, dès les premiers échanges
Après la baisse enregistrée par le CAC 40 le lundi 10 janvier (-1,6%), le signal de force qui s’est matérialisé la veille sur LVMH m’est apparu plus qu’intéressant. Alors que LVMH oscillait autour de l’équilibre, le signal que j’attendais est intervenu à 11h le mardi matin.

En effet, LVMH a poursuivi le rebond amorcé la veille tandis que le CAC 40, de son côté, confirmait sa bonne tenue intraday — le groupe de luxe s’appréciait alors de plus 1%. LVMH a ainsi rebondi de plus de 3% depuis son extremum de la veille autour des 116,50 euros.

Graphiques : LVMH (intraday)Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Propagation de l’onde de choc dans le secteur, PPR rattrape son retard
Dans ces conditions, après un scan rapide des acteurs du luxe, mon attention s’est focalisée sur PPR. Alors que les deux valeurs sont historiquement très corrélées, j’ai constaté que PPR semblait très « en retard » par rapport à son homologue. En effet, peu après 11h, PPR évoluait encore à moins de 1% de ses points bas inscrits le lundi 10 janvier.

Ni une ni deux, j’ai donc recommandé à mes abonnés de rentrer acheteur au marché sans attendre sur PPR à 11h30. L’accélération n’a pas tardé à se manifester. Moins de deux heures plus tard, PPR affichait une hausse de près de 3% en début d’après-midi, mardi 11 janvier.

Graphiques : PPR (intraday)Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Tiffany faiblit : débouclage de notre position sur PPR
Le mardi 11 janvier à 16h, les indices cash ont confirmé leur bonne tenue de la veille et ont ainsi ouvert en hausse à Wall Street. J’ai donc surveillé de près l’évolution d’un acteur du luxe : le groupe new-yorkais Tiffany.

Ce dernier venait tout juste de relever ses estimations de bénéfices par action pour l’exercice 2010 — ce qui explique le décalage constaté dans le secteur en Europe. Alors que la valeur américaine bondissait de près de 4% en préséance, à l’ouverture des indices cash à Wall Street, la tendance semblait finalement beaucoup moins euphorique. Les prises de bénéfices ont rapidement succédé à l’ouverture en gap haussier de près de 4%. Le joaillier américain est ainsi passé dans le rouge dès 16h30 (heure de paris).

Graphiques : TiffanyCliquez sur l’image pour l’agrandir.

Il ne m’en fallait pas plus pour comprendre que nous risquions de nous retrouver dans la même situation sur PPR. Nous avons donc encaissé nos gains avant la clôture — grâce aux CFD, nos étions en levier 10 sur cette position. Bilan des courses : 31% de gains sur la seule séance du 11 janvier.

Comme je vous le disais en introduction, le rattrapage peut parfois mettre plus temps à se dérouler. Si ce rattrapage se fait en général en intraday sur les big caps, le « transfert » met, en revanche, souvent quelques jours à se manifester vers les mid caps… comme cela avait été le cas sur le couple EADS/Safran — trade que je vous ai expliqué, la semaine dernière, dans ces mêmes colonnes.

[NDLR : La stratégie de « l’onde de choc » est tout à fait étonnante ! Depuis début janvier, Mathieu Lebrun a permis a ses lecteurs d’accumuler 182% de plus-values — avec pas moins de 8 gains gagnants sur 12 ! C’est tout à fait admirable — imaginez : des gains de 49,6%… 20,7%… 30,5%… 23%… -– et j’en passe ! Tout ça en quelques heures voire quelques jours… Attention : vous pourrez très bientôt profiter de la stratégie de Mathieu pour dynamiser votre trading – restez à l’écoute…]

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Mathieu Lebrun
Mathieu Lebrun
Rédacteur en Chef d'Agora Trading

Mathieu Lebrun est analyste financier. Il commence sa carrière chez Fortis Banque pour intégrer la table de négociations sur devises au sein de la salle des marchés du groupe Natexis Banques Populaires. En 2004, il intègre un cabinet de conseil sur produits dérivés en tant qu’analyste technique et obtient son diplôme d’Analyste Technique délivré par la STA (Society of Technical Analysis).

Depuis près de 10 ans, il s’est forgé une solide expérience sur les marchés financiers. En juin 2013, il décide de créer un service de trading simple et efficace : Agora Trading. Pour ses abonnés, il combine à merveille sa lecture des différentes classes d’actifs et leur corrélation pour en tirer le meilleur. Vous pouvez ainsi vous positionner en toute simplicité, en exploitant des outils de trading ultra-efficaces, les certificats Turbos.

En savoir plus sur Agora Trading.

2 commentaires pour “Tiffany-LVMH-PPR : l’onde de choc se propage”

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