Stanislas de Bentzmann de CroissancePlus : « Je trouve que la France a des atouts gâchés »

Rédigé le 15 avril 2014 par | Indices, sociétés et marchés, Interviews Imprimer

A 51 ans, Stanislas de Bentzmann a une double casquette. Il est coprésident du directoire de Devoteam (FR0000073793), un groupe coté spécialisé dans le conseil en technologies de l’information et de la communication et, depuis juillet 2013, il est président de CroissancePlus. Retour sur une rencontre fort sympathique un matin de mars au bord d’une piscine sur la Côte d’Azur lors du Spring campus de CroissancePlus.

EL : Pouvez-vous nous expliquer rapidement ce qu’est CroissancePlus ?

SdB : CroissancePlus est une association qui fédère des entreprises de croissance. Nous comptons à ce jour 400 adhérents. Ce sont pour la plupart des start-up, des PME et des ETI (entreprises de taille intermédiaire). Nous avons deux missions. D’abord faire des propositions aux pouvoirs publics et aux leaders d’opinion afin de favoriser la création d’entreprises et d’emplois en France.

Ensuite, en tant que réseau, CroissancePlus organise de nombreux événements (petits-déjeuners thématiques, dîners-débat, matinales politiques…) dont le Spring Campus, notre grand rendez-vous annuel.

EL : Quel est votre regard sur l’économie française ?

SdB : Je trouve que la France a des atouts gâchés, notamment par des réglementations lourdes et complexes. Le coût du travail y est par exemple assez prohibitif… Il faut savoir qu’un salarié payé 3 000 euros nets en France coûte 6 000 euros à son entreprise. Ce même salarié coûte 3 500 euros au Danemark et 5 000 euros en Allemagne. C’est une aberration en Europe d’avoir de telles différences entre les pays et cela n’encourage pas les entreprises françaises à embaucher.

EL : Comment relanceriez-vous l’économie française ?

SdB : Outre un allègement du coût du travail, nous préconisons une remise au goût du jour de l’actionnariat salarié qui paraît être une bonne méthode pour associer de façon plus importante les salariés aux performances de leur entreprise.

Il faut également simplifier la vie de l’entreprise en obligeant la mise en place des Comités d’Entreprise à partir de 99 salariés, et non pas de 49 salariés comme actuellement.

Il faudrait également une vraie remise à plat de l’ensemble des charges pesant sur les entreprises avec plus de cohérence.

Tout doit être fait pour sanctuariser l’entreprise et la protéger de la complexité de l’administration. Telles sont les missions que je me suis fixées lorsque j’ai commencé mon mandat. La tâche n’est pas simple mais elle est passionnante !

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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