SQLI : le retour en grâce ?

Rédigé le 27 septembre 2012 par | Mid et Small Caps Imprimer

PENDANT QUE L’EUROPE AGONISE…

Pendant des décennies, ce continent a été « à la traîne » du développement mondial. Mais depuis 2008, il enregistre en toute discrétion plus de 5% de croissance moyenne annuelle…

Un facteur bien particulier pourrait lui permettre de démultiplier cette croissance dans les années qui viennent…

Misez dès maintenant sur cette lame de fond qui pourrait venir bouleverser la donne économique mondiale — avec à la clé, des gains potentiels de 260%, 70%, 75%…

« Nous ne voulions pas être étiquetés comme une penny stock. C’est pour cela que nous avons initié un regroupement d’actions en multipliant la valeur par 10 de nos actions… Mais pour l’instant la Bourse ne s’en soucie guère. »

C’est un dirigeant assez dépité par son cours de Bourse que j’ai longuement rencontré suite aux résultats semestriels de SQLI (FR0011289040 ou FR0004045540), la société qu’il dirige depuis juillet 2010. J’avais déjà longuement rencontré Julien Meriaudeau le 31 mars 2011… A l’époque, il parlait de recovery alors que la société avait perdu 1,8 million d’euros au titre de l’exercice 2010 et n’en finissait pas de payer les errances de l’ex-direction du groupe.

Sur les voies de la recovery

Le prédécesseur de Julien Meriaudeau était focalisé sur la croissance externe et la classe financière avait parfois beaucoup de mal à comprendre sa stratégie. D’ailleurs, je vais vous faire un aveu… l’image boursière de SQLI n’existait plus. Les gérants avaient été lessivés les uns après les autres et ne voulaient plus entendre parler du dossier. Depuis, le cours de Bourse n’a guère évolué avec par exemple une baisse de 42% sur trois ans et de 21% sur un an.

SQLI (FR0011289040)
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Mais, les performances économiques se sont nettement améliorées avec par exemple un bénéfice net de plus de 4 millions d’euros en 2011. Au premier semestre 2012, il n’y a pas eu une aussi nette amélioration mais SQLI poursuit son chemin avec par exemple une stabilité du taux de marge opérationnelle courante autour de 4,1% et une hausse de la marge nette à 2% contre 1,6%.

Cet acteur majeur de l’e-business, présent sur l’expertise IT et le marketing a su fidéliser ses clients puisque 88% d’entre eux étaient déjà présents en 2010. Il n’y a pas de réel risque client puisque seulement 27% de son chiffre d’affaires est réalisé avec le top 10 de sa clientèle. Il est donc très diversifié à ce niveau. Concrètement, parmi ses réalisations, figure par exemple la mise en place du site e-commerce de Nespresso. What else ?!

La performance opérationnelle est loin d’être spectaculaire mais le groupe se restructure en profondeur après les erreurs du passé (fermetures des bureaux au Maroc et aux Pays-Bas). Une perte opérationnelle de 2 millions d’euros a été enregistrée à Paris suite au dérapage de certaines missions et la reprise en main complète de cette entité.

D’un point de vu plus conjoncturel, SQLI a su stabiliser son turn over à seulement 12% fin juin tout en stabilisant son taux journalier moyen à 495 euros alors qu’il y a eu un très fort ralentissement du marché pour le secteur. Ne vous attendez donc pas sur l’ensemble de l’année à d’énormes améliorations en termes de marge mais, même avec une stabilisation, l’action demeure attractive.

Une société attractive

Faisons une simulation d’un chiffre d’affaires annuel autour de 160 millions d’euros avec une marge nette de 2%. « Je vous laisse prendre toutes les hypothèses » me confie Julien Meriaudeau « mais mon but est de dégager à terme une marge opérationnelle de 8% et une marge nette de 5% ». Nous n’en sommes pas encore là…

Donc si je reprends cette hypothèse annuelle de 2% de marge nette, j’obtiens un résultat de 3,2 millions d’euros, soit un PER de l’ordre de 8. Le ratio VE/ROC est encore plus attractif dans la mesure où la société a peu de dettes avec notamment un gearing de 5%, ce qui est très faible pour le secteur. On obtient ainsi un ratio de 3,6… Pour ceux qui aiment les comparaisons, la VE/ROC moyenne des SSII est autour de 5 actuellement.

Je ne vous dis pas de vous ruer sur le titre, mais il me semble que son attractivité est indéniable.

Et, dix-huit mois après ma première rencontre avec Julien Meriaudeau, je trouve que la société a évolué dans le bon sens. Le flottant, de l’ordre de 60%, laisse imaginer beaucoup de solutions capitalistiques d’autant que le management et les salariés ne possèdent qu’un maigre 15% actuellement. « La Bourse finira par reconnaître nos mérites. Nous valons 40% de nos fonds propres » me dit, en me serrant la main, le nouvel homme fort du groupe.

PS : c’est tout à fait le type de valeurs que j’aime et que j’intègrerai le moment opportun dans ma lettre MES VALEURS DE CROISSANCE. Rappelez-vous : dans quelques jours, je lance ma lettre d’investissement sur les petites et moyennes valeurs, avec encore plus de rumeurs, confidences de dirigeants, analyses de valeurs à moyen et long termes… Je vous réserve une offre exclusive pour ce lancement. Ouvrez l’oeil !

Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

En savoir plus sur La Lettre PEA et Mes Valeurs de Croissance.

Laissez un commentaire