Le SP500 : comme une impression de déjà-vu !

Rédigé le 4 février 2010 par | Autres indices Imprimer

Vous nous connaissez. Surtout si vous avez pris l’habitude d’écouter nos analyses chaque jour*. Nous soupçonnons fortement la prédominance des facteurs techniques et l’influence de programmes de trading informatisés sur la psychologie du marché depuis le mois de juillet 2009. Une sorte de régularité mensuelle s’est installée, et n’a connu qu’une seule véritable exception au mois de décembre dernier, lorsque la manipulation des indices (à la faveur de volumes complètement creux) ne se cachait même plus.

L’un des indices boursiers qui illustre le mieux ce phénomène, c’est le S&P500

L’indice a pris l’habitude d’entamer les phases haussières dès la première ou seconde séance du mois calendaire (comme nous l’avons observé le 2 septembre, le 2 octobre, le 2 novembre, le 1er décembre 2009 puis le 4 janvier 2010) puis de consolider vers le 20 du mois, ce qui correspond le plus souvent à l’expiration des contrats sur options et indices (le 3e vendredi de chaque mois).

Graphique du S&P500

Le SP500 phase par phase

Le S&P a inscrit ses différents sommets du second semestre 2009 à 1 080 points le 23 septembre, 1 101 points le 21 octobre, 1 112 points le 23 novembre 2009 puis 1 150,5 points le 19 janvier 2010… Avant de repartir de l’avant le 1er février (après avoir testé les 1 072 points le 29 janvier).

Mais l’impression de déjà-vu va au-delà de ce qui pourrait être considéré comme une respiration « naturelle » du marché américain. La dernière correction affiche une amplitude de -6,5%, strictement équivalente à celle survenue entre le 21/10 et le 02/11/2009. Celle observée entre 945 points (le 11 juin) et 879 points (le 8 juillet 2009) avait atteint très exactement -7% en quatre semaines. Elle était donc très comparable en intensité puisque le mouvement de consolidation avait duré une semaine de plus.

Avec le coup de blues anachronique du 29 janvier, l‘indice a refermé le gap des 1 071,5 points du 6 novembre 2009… à 0,001% près. Mais pour l’écrasante majorité des traders qui ne travaillent le S&P qu’au travers des contrats sur indices (nous sommes sur l‘échéance février), les dixièmes de décimales n’existent pas et la fermeture du gap en question est donc validée.

Tenez d’ailleurs, si les traders professionnels sont sur des futures, les CFD fonctionnent de la même manière et sont faits pour les particuliers : vous pouvez appliquer les mêmes stratégies que les professionnels. [NDLR : restez à l’écoute, car un nouveau service sur les CFD est dans les starting-blocks de notre côté !]

Les 1 115 points : un niveau à surveiller

La cassure de la MM100 (1 088 points) validée dès le 28 janvier induit cependant un risque, même si pas immédiat, de rechute sur les 1 036 points. Mais avec l’amorce du traditionnel rebond mensuel, l’indice est revenu au contact des 1 100 et s’apprête à revenir tester la zone de rupture des 1 115.

Il s’agit d’un palier de résistance majeur qui correspond à la moyenne mobile à 50 jours ainsi qu’à un retracement classique de 50% du segment baissier délimité par 1 150 et 1 074 points (les extrêmes de clôture du mois de janvier). Il se trouve que les 1 115 correspondent également à 50% de retracement dû la correction majeure entre les 1 565 du 9 octobre 2007 et les 666 points du 6 mars 2009.

Comme nous vous l’avons expliqué mardi sur notre Téléphone Rouge (au 0899 88 20 36*), si la Bourse de Hong Kong constitue bien le précurseur du scénario respecté avec fidélité depuis 18 mois par les indices US (avec un décalage de trois mois environ), alors le S&P pourrait dessiner l’ébauche d’une tête/épaules sous les 1 115 points au cours de la mi-février à la mi-mars 2010… Ce qui signifie la forte probabilité de l’instauration d’une période d’irrégularité au sein de marge de fluctuations étroites.

Ce scénario constituerait le symétrique de la phase de stagnation de mi-novembre à mi-décembre 2009 entre 1 110 et 1 087 points… avec ce fameux petit air de déjà-vu !

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PS : Poussez l’analyse un peu plus loin ! Retrouvez Philippe Béchade au 0899 88 20 36* pour un décryptage sans langue de bois des événements boursiers… et des conseils affûtés qui vous aideront à vous positionner profitablement.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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