S&P 500 : 42% de bearish, jouez un rebond !

Rédigé le 6 juin 2012 par | Autres indices Imprimer

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Entre le ralentissement économique en Chine, la crise de la dette en Europe (Grèce/Espagne), et enfin, vendredi dernier, les mauvais chiffres de l’emploi US, le S&P 500 a lourdement rechuté. Après un mois de mai particulièrement maussade, je pense que l’heure est à la correction.

Entendons-nous bien : correction haussière ! Je vous étonne ? Voilà mes arguments. Attendez : je ne parle pas d’entrer dans une tendance haussière, mais bien de jouer un rebond. Regardez.

Tentative de décompte en Elliott

Regardez le graphique suivant et essayons de l’analyser ensemble.

Graphique: S&P 500
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Depuis le top du début avril, nous pouvons clairement identifier un mouvement assez classique en Elliott en cinq temps :

  • trois vagues impulsives de baisse (03/10 avril – 1er/18 mai – 30 mai/5 juin) ;
  • deux vagues de correction (11/30 avril – 21/29 mai).

Quelques règles afférentes à cette théorie sont d’ailleurs bien respectées :

  • des « overlap » qui tiennent. Comprenez ici le haut de chaque phase de rebond ne dépasse pas le bas de la précédente vague ;
  • la vague 3 (notée « III » sur le graphique) est la plus longue, en extension.

Selon la règle de l’alternance propre à cette théorie, après l’impulsion (baisse donc) en cinq temps que nous venons de connaître, nous devrions aujourd’hui entrer dans une phase de correction haussière. Celle-ci devrait comporter trois temps, de type « A-B-C ». L’objectif est situé proche du haut de la vague 4 précédente, soit dans la région des 1 325/1 340 points.

Au-delà de ce premier argument technique, il y a deux autres points qui m’interpellent en ce début juin.

L’indicateur AAII proche d’extrême

Le « AAII Investor Sentiment Survey » est un indicateur de sentiment (accessible gratuitement sur internet) qui mesure l’opinion du marché. Disons qu’il sonde un panel américain de gérants et d’investisseurs afin de connaître leurs anticipations de marché. On mesure ainsi le pourcentage d’intervenants haussiers, baissiers ou neutres. Voilà l’un des derniers résultats (dont je prends d’ailleurs connaissance chaque jeudi) :

AAII Investor Sentiment Survey

Comme vous le voyez, le sentiment bearish vient de grimper à 42%, en hausse de 3,4 points. Or, selon les statistiques de l’indicateur, le S&P 500 inscrit un point bas majeur lorsque l’AAII est sur des extrêmes. Ah ! C’est donc un indicateur à prendre à contrepied.

L’idée sous-jacente étant que quand tout le monde est d’accord sur la baisse, tout le monde est déjà en position short (ou couvert) et il ne reste plus d’argent nécessaire pour entretenir une nouvelle vague de dégagements. Toute la difficulté réside évidemment à savoir sur quels niveaux ces extrêmes se situent. Selon mes statistiques, cela varie entre 45 et 50%. Alors vous allez me dire, nous n’y sommes pas encore.

Certes. Mais n’oubliez pas trop vite que cet indicateur nous parvient un jeudi. Autrement dit, le dernier sondage ne tient pas compte des chiffres de l’emploi US de vendredi dernier. Aussi, vu la déception sur ces chiffres en fin de semaine dernière (et la chute du S&P 500 qui a suivi), la proportion de bearish qui sera publiée demain risque probablement d’avoir augmenté autour des 45%… Cette fois dans la zone d’extrême !

Enfin, il y a un dernier élément qui me paraît assez « fou » aujourd’hui : la situation de l’obligataire refuge.

Bund et T-Note sur des plus-bas historiques

Avec l’aversion au risque, l’obligataire refuge est revenu sur des niveaux qui sont, selon moi, difficilement tenables. Les rendements sont tout simplement sur des plus-bas historiques. Comble de la situation actuelle, les rendements des taux courts allemands sont même passés en négatif la semaine dernière (les investisseurs acceptent de PAYER pour avoir du papier allemand !).

Et aujourd’hui, sauf à envisager une poursuite de la hausse en ligne droite (à mon sens assez peu probable vu la pente des cours depuis quelques semaines), ce mouvement va temporiser.

Graphique: Bund
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Donc, par le jeu habituel des vases communicants, l’argent qui sortira de l’obligataire se reportera sur les classes d’actifs plus risquées, les indices actions en premier lieu !

Comment en profiter ?

Personnellement, j’ai en ce moment quelques segments à l’oeil. Outre les financières qui amplifieront probablement le mouvement (mais qui restent évidemment très spéculatives), il y a le secteur des utilities.

Ce secteur est, à mon sens, assez intéressant en ce moment, surtout en Allemagne ou en France. Sans rentrer dans le détail, les sociétés de ce secteur présentent une corrélation historique assez forte avec l’évolution des taux longs. En effet, les groupes comme EDF ou GDF-Suez sont endettés à long terme. Or, aujourd’hui, avec des rendements du Bund et de l’OAT en chute libre (respectivement sous les 2,25% et autour des 1,15%), le risk/reward sur ce segment commence à devenir particulièrement attractif…

Et n’oubliez pas : si vous voulez me rejoindre dans mes prochains trades, c’est par ici !

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Mathieu Lebrun
Mathieu Lebrun
Rédacteur en Chef d'Agora Trading

Mathieu Lebrun est analyste financier. Il commence sa carrière chez Fortis Banque pour intégrer la table de négociations sur devises au sein de la salle des marchés du groupe Natexis Banques Populaires. En 2004, il intègre un cabinet de conseil sur produits dérivés en tant qu’analyste technique et obtient son diplôme d’Analyste Technique délivré par la STA (Society of Technical Analysis).

Depuis près de 10 ans, il s’est forgé une solide expérience sur les marchés financiers. En juin 2013, il décide de créer un service de trading simple et efficace : Agora Trading. Pour ses abonnés, il combine à merveille sa lecture des différentes classes d’actifs et leur corrélation pour en tirer le meilleur. Vous pouvez ainsi vous positionner en toute simplicité, en exploitant des outils de trading ultra-efficaces, les certificats Turbos.

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Un commentaire pour “S&P 500 : 42% de bearish, jouez un rebond !”

  1. […] parution dans le Billet du Trader le 06/06/2012. AKPC_IDS += […]

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