Vous aimez la loterie ? Alors laissez-vous tenter par SOITEC…

Rédigé le 28 janvier 2013 par | Mid et Small Caps Imprimer

Depuis quelques années, SOITEC (FR0004025062) a bien du mal à dégager de la rentabilité. Jugez plutôt : en 5 ans la société a perdu pas moins de 170 millions d’euros. Sur le premier semestre, le groupe affiche une perte nette de 132 millions d’euros dont une perte opérationnelle de 70 millions… Ces chiffres sont vraiment très mauvais et ce n’est sans doute pas près de se résorber dans la mesure où l’exercice 2012-2013 – non comptabilisé dans mes calculs – devrait s’achever sur une nouvelle perte significative.

En effet, le chiffre d’affaires trimestriel, publié le 23 janvier dernier, fait état d’un recul de 25,7% et s’établit donc à 57,9 millions d’euros. Le chiffre d’affaires annuel, pour sa part, ne devrait pas dépasser les 270 millions d’euros sur l’ensemble de l’année, soit un recul de 16% par rapport à l’exercice précédent. Suite à cette annonce, qui a une fois de plus déçu les investisseurs, le titre accuse le coup et a signé, mercredi dernier, la plus forte baisse du SBF 120… Le tableau n’est pas fameux, doit-on pour autant rester à l’écart du dossier ? C’est ce que nous allons voir aujourd’hui.

Un marché dégradé et une diversification qui peine à prendre le relai

Le spécialiste de la génération et la production de matériaux semi-conducteurs a du mal à sortir la tête de l’eau… La cause ? Le ralentissement du marché des PC, principal secteur d’activité du groupe. Sur l’année 2012, par exemple, les ventes de PC ont reculé de 3,5% alors que, dans le même intervalle, les ventes de tablettes ont doublé. Et c’est là où le bât blesse pour SOITEC : malgré une hausse de 75,2% à 11,5 millions d’euros, l’activité « téléphonie mobile » n’a pas permis de compenser la contraction de l’activité « PC » (notamment via AMD).

La division « énergie solaire » du groupe, quant à elle, n’a dégagé qu’un chiffre d’affaires marginal. Pourtant, cette activité n’est pas dénuée d’intérêts. Selon le groupe lui-même, « le changement climatique et la perspective de l’épuisement des énergies fossiles ont renforcé l’intérêt pour les énergies renouvelables. Le déploiement de solutions photovoltaïques performantes et compétitives est crucial dans ce contexte. Au cours de l’année 2011, le marché du solaire photovoltaïque a connu une croissance sans précédent ».

Ainsi, en 2012, SOITEC a inauguré à San Diego son site de production de modules photovoltaïques à concentration (CPV). Ces CPV sont destinés principalement à des projets de construction de centrales solaires en Californie. Mais, l’Afrique du Sud n’est pas en reste et est également au programme avec un projet de centrale solaire à Touwsrivier pour lequel SOITEC pourrait venir sur le marché obligataire…

Utilisée dans les régions ensoleillées, la technologie de SOITEC semble, sur le papier, un bon relai de croissance pour le groupe mais il faudra des années avant que cette activité ne soit rentable et son chiffre d’affaires conséquent. Les investisseurs ne sont pas dupes pour l’instant et ont du mal à revenir durablement sur le dossier, sauf pour des coups ponctuels…

Comment jouer SOITEC ?

Le titre lâche plus de 42% en un an et 73% en trois ans… Difficile de faire pire sauf pour des sociétés qui ont disparu de la cote. Alors que penser de ce dossier ?

Primo, il y a encore beaucoup de vendeurs sur l’action – le fonds BlackRock ou encore le groupe norvégien DNB Asset Management par exemple. Cela veut dire qu’à la moindre bonne nouvelle – comme on a pu le voir, dans le cas d’Alcatel-Lucent ou encore de PagesJaunes (FR0010096354) –, les rachats de shorts pourraient entraîner de forts mouvements à la hausse sur le titre. Secundo, le marché des microprocesseurs pour PC devrait rebondir de l’ordre de 1,6% cette année… de quoi stopper l’hémorragie pour SOITEC dans cette activité.

Last but not least, même en tenant compte d’une perte importante sur l’exercice actuel, le price to book se situe autour de 0,6… ce qui n’est pas très cher. Comme je l’ai dit sur BFM Business en milieu de semaine dernière, le titre s’apparente pour l’instant à un ticket de loterie… Ce n’est pas un titre que je ne recommande pour du fond de portefeuille, mais pour des allers-retours extrêmement rapides… cardiaques s’abstenir.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

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