Sodexo peut aller encore bien plus bas…

Rédigé le 11 avril 2018 par | A la une, Actions, Big caps Imprimer

Que peut-il bien arriver de pire à Sodexo (FR0000121220) ? Cela fait 10 mois que le titre plonge de gap en gap et n’arrive pas à inverser la tendance. La restauration collective est en difficulté depuis 1 an. Et la tentative de Sodexo pour dynamiser son activité (le groupe s’était lancé dans la Foodtech) est loin de porter ses fruits. Les déceptions se suivent et ne se ressemblent pas… Elles sont de pire en pire pour les investisseurs.

Résultat, Sodexo plonge de 40% en moins de 1 an. C’est l’une des plus mauvaises performances du CAC40 depuis le début de l’année. Le spécialiste de la restauration collective ne pèse plus que 12 Mds€ en Bourse, soit la 36e place de l’indice parisien en termes de capitalisation.

SODEXO cours graph bourse 2018

Les fondamentaux de Sodexo se dégradent

La faute à un newsflow médiocre. Depuis plusieurs trimestres, les mauvaises nouvelles se succèdent. En janvier dernier, par exemple, Sodexo a dévoilé un chiffre d’affaires en retrait de 1,9% (5,3 Mds€) au titre du T1 de son exercice 2017-2018 (clos le 30 août prochain). Pas terrible quand on sait que les analystes tapaient plus de 20% au-dessus, à +2,3%.

Plus récemment, le 28 mars, le groupe émettait un double profit warning sur l’exercice en cours – sur son chiffre d’affaires et sur son bénéfice. Ainsi, sa croissance organique ne devrait pas dépasser les 1,5%. Une grosse déception pour les analystes qui anticipaient 2% à 4% ! Même tendance pour la rentabilité d’exploitation. Elle devrait s’établir à 5,7%, alors que le consensus prévoyait 6,5%.

Vous voulez mon avis ? La communication de Sodexo pèche systématiquement par excès d’optimisme. Un comportement plutôt inhabituel pour un groupe du CAC 40, bardé de spécialistes en contrôle de gestion (des purs financiers) et de communicants, censé maîtriser son marché et les perspectives qu’il peut en tirer.

Bref. Ce jeudi nous attendons les semestriels de Sodexo. Ne vous attendez pas à ce que cela soit un catalyseur de reprise du titre… Ces semestriels ont été dévoilés dans les grandes lignes le 28 mars dernier. On en connaît donc déjà la teneur.

Que sait-on ? La situation est compliquée, notamment du côté des Etats-Unis en prise avec une légère inflation et un ralentissement des segments santé et éducation. Denis Machuel, directeur général du groupe depuis janvier 2017, a vraiment du pain sur la planche… Non seulement parce qu’il succède au charismatique Michel Landel, à la tête du groupe durant douze années, mais aussi parce qu’il va devoir très vite renverser la vapeur…

Un dossier déserté et survalorisé

Pour l’heure, le titre est complètement hors radar. Logique, les gérants sont échaudés par les avertissements à répétition du groupe. De plus, le dossier est plutôt cher, avec un PER de 17, alors que sa croissance organique est faiblarde et ses marges sous pression… Que dire de sa VE/ROC de 11 alors qu’elle était à 10 ces dix dernières années ?

Le titre a beau dégringoler, il reste survalorisé. Et la quasi-totalité des analystes est négative sur Sodexo. Ainsi, par exemple, le Crédit Suisse a revu à la baisse son objectif de cours, le passant de 97 € à 75 €. Même posture pour Barclays qui passe de 94 € à 73 €, peu convaincu par les initiatives lancées par le groupe pour doper sa performance.

Je ne me risquerais même pas à jouer les contrariens sur Sodexo. Le risque est bien trop grand et je vois bien le titre tomber plus bas encore, autour des 70 € probablement. Restez donc à l’écart.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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Un commentaire pour “Sodexo peut aller encore bien plus bas…”

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