Les small et mid caps, un amortisseur boursier ?

Rédigé le 4 décembre 2013 par | Mid et Small Caps Imprimer

Coup de froid sur les marchés. Mardi 3 décembre 2013, l’indice CAC 40 a subi une sévère déconvenue : -2,65% en une seule séance dans des volumes assez conséquents de près de 3,5 milliards d’euros. Une chute soudaine que l’on n’avait pas connue depuis de nombreux mois, sans explication rationnelle.

Seul un faisceau d’indices permet de se faire une idée : l’offensive de Free sur la 4G qui a pénalisé les valeurs des opérateurs historiques, les incertitudes sur le maintien de la politique accommodante de la Fed et un rapport au vitriol de Crédit Suisse sur l’état de l’économie française. Autrement dit, rien de très neuf sur les points 2 et 3…

• Une surperformance historique

Pendant ce temps, nos chères valeurs moyennes ont bien résisté. L’indice CAC Mid & Small n’a certes pas totalement échappé à cette correction mais celle-ci fut moins violente avec un repli de 1,52%. Comment expliquer cet écart ? Notamment par la profondeur du marché des valeurs moyennes – qui est de nature à lisser les performances – et par une moindre exposition aux mouvements des grands investisseurs internationaux.

C’est aussi l’occasion de reparler de la surperformance historique des valeurs moyennes par rapport aux grandes valeurs. Depuis le début de l’année 2013, l’indice valeurs moyennes gagne plus de 21% quand le CAC 40 ne progresse « que » de 15%. Sur 11 ans, le CAC Mid & Small a gagné environ 180% quand l’indice phare ne prenait qu’une petite quarantaine de pourcents.

Quand on rentre dans le détail, on s’aperçoit que les small et mid caps font moins bien que le CAC 40 seulement en période de grand stress des marchés : elles ont particulièrement sous-performé en 2008 (crise des subprime, faillite de Lehman Brothers) et en 2011 (crise de la dette souveraine) lorsque les investisseurs mettaient la liquidité de leurs investissement en tête de leurs priorités.

Au contraire, les valeurs moyennes font systématiquement mieux quand la tendance est positive. Cela pour un ensemble de raisons assez simples à comprendre : elles sont par essence plus petites, leur potentiel de croissance est plus important notamment si elles s’internationalisent et il y a toujours des pépites décotées à dénicher.

• Les small et mid on une carte à jouer

Autrement dit, la période actuelle étant particulièrement calme sur le plan de la volatilité, les small et mid ont leur carte à jouer, d’autant que la création de nouveaux supports investis dans la classe d’actifs pourrait dynamiser les cours de certains titres. Je pense bien évidemment au PEA-PME mais aussi à l’Euro-Croissance et au Vie-Génération – deux nouveaux types d’assurance-vie destinés à financer l’économie réelle, dont les PME-ETI cotées.

Tout l’enjeu est de choisir celles qui bénéficieront de ces flux et qui ne décevront pas sur le plan des résultats. Car, avec une liquidité réduite, les à-coups peuvent aussi être très sévères en cas de profit warning. D’où l’intérêt de lire Small Caps Confidentiel pour être au courant de ce qui se passe !

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