Les tops et les flops de l’année 2013 (1)

Rédigé le 19 décembre 2013 par | Mid et Small Caps Imprimer

Comme chaque année, le moment est venu de faire le bilan de l’année écoulée avec mes tops et mes flops. Comme vous le savez, il ne s’agit pas de faire un inventaire à la Prévert mais de vous faire part des valeurs qui m’ont marqué par leurs surperformances ou, au contraire, leurs sous-performances. Place donc aux flops pour commencer.

L’an dernier, les trois mauvais élèves de la cote se nommaient Cybergun, Overlap et Eca. Qu’ont-ils fait cette année ? Eh bien Cybergun (FR0004031839) a connu une année plus tranquille avec une hausse de 2,5% mais rien n’est réglé car la situation financière du spécialiste des armes factices reste difficile – bien que les pertes se réduisent, elles existent encore. Après un redressement judiciaire et la reprise de ses actifs dans le cadre d’un plan de cession à ITS Group, Overlap (FR0010759530) ne vaut plus rien en Bourse. Eca (FR0010099515) a, de son côté, repris 45% cette année sur fond de nombreuses commandes et d’une amélioration de ses performances économiques et financières.

Notez, cher lecteur, que je me suis exclusivement intéressé aux capitalisations inférieures à 150 millions d’euros. Cela veut dire que ne figurent pas dans mes flops des dossiers comme Solocal Group (FR0010096354), Orco Property Group (LU0122624777) ou encore Soitec (FR0004025062) dont les calamiteuses performances boursières et économiques ont été abondamment commentées dans nos colonnes. Ceci étant dit passons à notre « flop 3 ».

• Cellectis : -65% depuis le 1er janvier

Ce spécialiste de l’ADN, avec une grande expérience dans la manipulation des cellules souches, flirte avec ses plus-bas de 5 ans. La faute à des résultats semestriels très mauvais marqués notamment par une perte nette de 18,5 millions d’euros. La société consomme actuellement beaucoup de cash au point que ses liquidités sont maintenant inférieures à 10 millions d’euros.

Cellectis (FR0010425595) n’a pas d’autre choix que de tailler dans ses effectifs et d’opérer un recentrage sur ses activités dans le domaine thérapeutique et agro-industriel. Il faut diminuer les coûts de fonctionnement de 10 millions d’euros par an et je ne suis pas sûr qu’il ne faudra pas, à terme, une augmentation de capital.

Bref, je reste assez réservé sur le dossier avant d’en savoir un peu plus…

• Artprice.com : -50% depuis le 1er janvier

Cette forte baisse ne m’étonne pas dans la mesure où j’ai toujours eu du mal à comprendre la valorisation de ce spécialiste des banques de données sur le marché de l’art. On attend chaque année une croissance exponentielle et chaque année la déception l’emporte.

Le premier semestre n’a pas fait exception avec une hausse de 2,6% du chiffre d’affaires à 2,4 millions d’euros avec une perte nette de 0,18 million d’euros. Le troisième trimestre n’a guère été plus fameux avec notamment une hausse de 4% de l’activité à 1,4 million d’euros…

Bref, j’ai encore du mal à comprendre comment Artprice.com (FR0000074783) peut valoir en Bourse 98 millions d’euros. Vous me trouvez peut-être dur mais je ne fais qu’interpréter les chiffres et je reste bien évidemment à l’écart de l’action.

• Barbara Bui : -35,5% depuis le 1er janvier

Les groupes de luxe ont souffert cette année, à l’image de LVMH en recul de 7% depuis le 1er janvier. Mais, Barbara Bui (FR0000062788) fait pire que ses concurrents. Il faut dire que la société semble quelque peu esseulée, prônant l’indépendance dans un secteur en proie à la concentration et gourmand en capitaux.

La perte opérationnelle a triplé sur le premier semestre à 1,7 million d’euros. Sur les 9 premiers mois de l’année, la croissance ressort à 4%, ce qui permet au chiffre d’affaires d’atteindre 25,6 millions d’euros. Les Etats-Unis pourraient tirer la croissance en 2014 mais, avec une capitalisation revenue à moins de 15 millions d’euros, je ne vois pas le groupe être capable de rester longtemps indépendant, même si ses dirigeants réfutent pour l’instant ce changement de modèle.

S’ils ne choisissent pas l’adossement, je ne sens pas capable l’équipe en place de renouer avec une forte rentabilité.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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