Les small caps du secteur de la construction ébranlées

Rédigé le 19 février 2014 par | Actions, Mid et Small Caps Imprimer

Les mauvais résultats de la construction sapent les fondations des small et mid caps du secteur. Encore plus que les grands acteurs, les petites et moyennes valeurs voient leurs performances financières se tasser. Les données du marché ne sont, il est vrai, guère porteuses : le nombre de permis de construire accordés a accusé une baisse de 12,2% au T4 2013 pour se limiter à 101 766 unités, selon les chiffres publiés le 6 février 2014 par le Commissariat général au Développement durable (CGDD). Sur l’ensemble de l’année dernière, la chute s’établit à 12,6% avec 432 885 permis délivrés.

« Point bas » atteint

Les perspectives pour cette année ne sont pas plus réjouissantes : dans une étude également diffusée le 6 février, l’Union des Maisons Françaises (UMF) table sur un repli de 5% des ventes de maisons individuelles (MI) avec seulement 102 000 transactions attendues en 2014. Le syndicat professionnel estime que le « point bas » a été atteint. Une façon de dire que le marché est condamné à rebondir en 2015. A voir.

En attendant, les petites valeurs souffrent. AST Groupe (FR0000076887) a publié le 13 février dernier un chiffre d’affaires en retrait de 2,3% au T4 2013 pour atteindre 37,2 millions d’euros. Les revenus annuels du spécialiste de la construction de MI s’élèvent à 108,8 millions d’euros, en baisse de 13,6% alors que la direction anticipait un repli de 10%. En dépit de ces faibles résultats, l’ex-AST Promotion a décidé de maintenir ses effectifs en 2014. Son carnet de commandes s’inscrit, il est vrai, en hausse cette année. La valeur, cotée sur l’Eurolist C, a cédé près de 22% en 1 an pour se situer autour de 2,50 euros l’action.

Le leader français de la construction de MI n’est pas mieux loti : Maisons France Confort (FR0004159473) a dévoilé le 5 février un chiffre d’affaires en baisse de 8,7% au T4 2013 à 135,7 millions d’euros. Compte tenu de la production en cours et des prises de commandes réalisées en 2013, le groupe familial vise un CA en repli d’environ 5% en 2014. Pour autant, sa rentabilité devrait demeurer stable cette année. Les marchés y croient puisque le titre MFC, proposé sur le Compartiment B, a gagné 12,66% depuis le 1er janvier pour atteindre 32,30 euros.

Dynamisme des activités connexes

L’avenir apparaît encore plus radieux pour Capelli (FR0010127530). Le groupe positionné dans l’acquisition de terrains à bâtir pour accueillir des lotissements a annoncé le 13 février s’attendre à une croissance de son chiffre d’affaires de 10% en 2013-2014. Déjà, les lots sous compromis d’achat ont progressé de 2,2% à 292,8 millions d’euros sur les 9 premiers mois de son exercice. Le cours de l’entreprise, présente sur le Compartiment C, a pris plus de 13% ces 6 derniers mois, à 1,63 euro.

Les PME plus en aval semblent également moins exposées à la déprime du marché. Poujoulat (FR0000066441) a dévoilé le 14 février un chiffre d’affaires de 73,55 millions d’euros au T4 2013, en hausse de 14,5% par rapport à la même période de 2012. Sur l’ensemble de l’année 2013, les revenus du fabricant de cheminées et de produits dérivés (raccordement, tubage, conduits, sorties de toit, extracteurs de fumée…) sont ressortis à 222,98 millions d’euros, en croissance de 17,8%. Si la douceur du climat devrait peser sur les ventes, ces dernières pourraient être compensées par l’activité « cheminées industrielles », dopée par les exportations. En 6 mois, le titre de la société, cotée sur Alternext, a progressé près de 22% pour tutoyer les 44 euros.

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