Small caps : les emplettes peuvent commencer

Rédigé le 11 octobre 2011 par | Autres indices, Big caps Imprimer

__________________________________

Analyste et rédacteur spécialisé sur les small caps
__________________________________

_______________________________Pour vous aider dans vos trades________________________________

Jouez les statistiques économiques !

La publication du PIB US… du chômage ou encore des stocks de pétrole provoquent très souvent de brusques variations intraday…

Vu la rapidité des mouvements en question (quelques minutes), il est impossible d’en profiter manuellement, dans l’instant. Pourtant, notre spécialiste Mathieu Lebrun a une solution !

Découvrez sans plus attendre sa stratégie de trading…

____________________________________________________________________________________________________

Dans mon dernier article du 4 octobre, alors que le CAC 40 était autour de 2 850 points, je vous indiquais qu’il y avait un décalage flagrant entre la finance et la vraie économie.

Mes discussions avec les entrepreneurs me confortaient dans l’idée que la baisse de la Bourse était surtout affaire de psychologie — même si les problèmes de dettes souveraines ne pouvaient être sous-estimés. Je vous indiquais que je voyais plutôt le CAC aller vers 3 200 points que redescendre vers les 2 450. Du moins, pour l’instant.

L’après-midi même, je participais à l’Intégrale Bourse sur BFM Business (vous pouvez réécouter mon intervention ici). De toute évidence, mon optimisme tranchait avec le pessimisme ambiant qui dominait les salles de marché : le CAC allait baisser inexorablement ; il fallait viser les 2 600, 2 500, 2450 points… ; Georges Papandréou allait démissionner, American Airlines faire faillite et l’euro — qui piteusement se traînait autour des 1,3150 — n’était plus qu’une monnaie de singe.

Et puis, vient l’embellie de ces dernières séances
Le volontarisme affichée par Angela Merkel pour résoudre rapidement les problèmes de dettes souveraines et un nouveau programme de rachats d’obligations sécurisées pouvant atteindre 40 milliards d’euros ont eu raison des bears* (baissier en français). Ajoutez quelques indicateurs américains plutôt positifs comme un indice ISM des services à 53… Et vous avez les raisons de ce massif retournement de tendance.

En deux séances, l’indice CAC 40 a pris près de 8% pour clôturer à 3 075 points avec de nombreux rachats de shorts. Certains investisseurs vendeurs sur le marché se sont mis à courir derrière le papier et ont racheté jeudi, en fin de séance, leurs positions vendeuses. Mon collègue et ami Philippe Béchade parlait de “piège à baissiers” dans son dernier article. Peut-être… Pour moi, la chute ne pouvait tout simplement pas continuer.

La spirale baissière semble donc pour l’instant terminée. Pour l’instant.

Mais où en sont nos small caps dans tout cela ?
Vous commencez à connaître le mécanisme des marchés entre big et small caps. Je ne vous surprendrai donc pas en vous disant que les petites valeurs ont fait moins bien que les moyennes… et moins bien que les grosses. L’indice CAC Small & Mid a, par exemple, progressé de 5,3% sur les deux dernières séances alors que l’indice CAC Small a gagné seulement 2,7%.

Tenez, regardez la comparaison entre le CAC 40 et le CAC Small depuis le début de la semaine : le CAC 40 a pris 6% depuis le 3 octobre, quand l’indice des small caps est revenu à son niveau de début de semaine, après avoir plus fortement chuté.

L’indice CAC Small a tout de même perdu 7,6% sur la semaine contre une baisse de 9% pour l’indice CAC 40… Mais en revanche, depuis hier que les marchés entament un rebond, l’indice des small est à la traîne. Vous commencez à comprendre la logique des marchés : dans une reprise technique, les investisseurs achètent en premier lieu les valeurs les plus liquides que sont les blue chips. Puis ils se positionnent sur les mid caps les plus liquides avant d’acheter des small caps. Il y a donc un temps de réaction plus ou moins important.

Graphique: CAC Small
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

C’est tout à fait normal. L’indice CAC Small & Mid contient beaucoup plus de valeurs liquides dans sa composition. Quand les marchés redémarrent, les investisseurs se ruent bien souvent sur les blue chips (c’est-à-dire les sociétés du CAC 40) et sur les sociétés plus petites (les mids) mais à fort volume. Ensuite seulement ils se tournent vers les small.

Le 29 septembre, je vous parlais par exemple de LE BELIER (FR0000072399 – BELI), dont je vous avais dressé les qualités. Et voici comment je terminais mon analyse :

Je reste assez vigilant sur le secteur en cas de hard landing (atterrissage brutal) de l’économie mondiale… Je tiens à vous dire que je ne crois pas à ce scénario. Je suis plutôt pour un soft landing, c’est-à-dire un ralentissement en douceur.

Mais pour être très précis, je suis acheteur autour des 7 euros — donc en repli d’environ 10% par rapport aux cours actuels. Mais attention si le dossier vous intéresse : les volumes sont faibles, donc utilisez des ordres à cours limités.

Depuis, le titre a repris 12%… De même, je vous parlais de “la chevauchée fantastique d’AUSY” le 23 septembre dernier. A cette date, l’action valait autour de 21,50 euros ; l’action vaut actuellement 20,40 euros. Les ratios restent plus qu’abordables.

L’avenir boursier de nos petites valeurs sera surtout micro-économique avec les premières tendances d’activité sur le troisième trimestre. Je ne suis pas très inquiet, car je n’ai pas senti au gré de mes discussions avec les P-DG des signes d’inquiétude marquée.

Seules quelques entreprises pourraient souffrir de l’évolution des parités de change, notamment de l’évolution de l’euro en recul de 7,5% par rapport au dollar sur le trimestre.

Vous pouvez commencer à acheter certains dossiers
Globalement, il y a eu beaucoup d’actualité avec par exemple la signature pour CAST, un éditeur de logiciel pesant 25 millions d’euros en Bourse, d’un partenariat stratégique avec HCL Technologies qui n’est autre que la cinquième SSII indienne ! Une très bonne nouvelle évidemment pour CAST, qui a gagné 15,8% dans la seule séance de jeudi dernier. Et le titre reste peu cher avec un PER de 7 et une VE/CA de 0,37 !

Pour ce dossier, je n’ai pas encore rencontré la direction aussi, j’attends encore de confirmer ma bonne opinion. Mais je trouve le dossier séduisant, surtout sur les niveaux (l’action a perdu 31,7% en trois mois). La forte chute des marchés a eu au moins l’avantage de ramener des titres de qualité à des ratios extrêmement bas. Les emplettes peuvent commencer — en étant toutefois prudents dans la période actuelle.

PS : si vous voulez jeter un oeil à de bons dossiers, j’ai publié une analyse sur CIS sur le site.

*Décryptage : bear
Bear est un terme anglo-saxon (signifiant ours) pour désigner les personnes qui sont baissiers sur les marchés. Cette image est utilisé car l’ours attaque de haut en bas. Ce terme s’oppose aux bulls qui sont haussiers sur les marchés.

Première parution dans Small Caps Confidentiel le 07/10/2011.

Mots clé : - - -

Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

En savoir plus sur La Lettre PEA et Mes Valeurs de Croissance.

Laissez un commentaire