Small caps : les bons points de 2011

Rédigé le 22 décembre 2011 par | Mid et Small Caps Imprimer

Vous le savez maintenant… l’année 2011 a été exécrable sur les small caps. La première partie de l’année, les small caps ont fait mieux que les blue chips ; mais le second semestre fut assez pitoyable. Finalement l’indice CAC Small perd 21,1% sur un an quand l’indice CAC Small & Mid abandonne 24%. Le CAC 40 perd de son côté « seulement » 20%.

Je vous l’ai expliqué, le second semestre a vu les gérants vendre certains titres sans aucun discernement, pressés qu’ils étaient par les nombreux rachats de parts ou autres contraintes de liquidités.

Résumons les bons points de 2011 sur les small caps — demain, nous verrons les mauvais côtés de l’année.

Le retour des fusions-acquisitions

C’est franchement la bonne surprise de l’année : l’apparition de prédateurs industriels qui ont jeté leur dévolu sur certaines pépites de la cote, souvent avec des primes substantielles.

Citons par exemple l’acquisition de CYBERNETIX par TECHNIP (FR0000131708-TEC) avec une prime de 35,7% ou celle de XIRING par INGENICO avec une prime de 24%. Fin octobre, ALTAREA COGEDIM a choisi de s’offrir le spécialiste de l’informatique en ligne Rue du Commerce, offrant ainsi une généreuse prime de 48%.

Ce phénomène de fusacqs (pour FUSions ACQuisitions) s’est accéléré en fin d’année : il y a eu 11 opérations au dernier trimestre !

Il faut souligner que ces opérations ont une vraie logique industrielle et ne concernent pas des mouvements initiés par des fonds d’investissement — sauf peut-être le retrait de cote de MAESA initié par son état-major et les fonds de Rothschild.

Mon Avis 

Ces opérations devraient se poursuivre, surtout si les cours restent bas. Et il me semble que nous verrons également pas mal de retraits de cote l’an prochain. Les dirigeants sont souvent frustrés de ne pas voir leur valorisation boursière en adéquation avec leurs performances économiques et leurs fondamentaux. Une vaste réflexion s’impose alors et de nombreux dirigeants que je viens d’avoir au téléphone pour les traditionnels voeux de fin d’année n’ont pas fait mystère de leurs interrogations sur le bienfait d’une cotation…

La folie Medtech

CARMAT (FR0010907956-ALCAR), STENTYS (FR0010949404-STNT), MEDICREA (FR0004178572-ALMED)… voilà trois medtech qui ont eu de superbes performances cette année… malgré l’absence de chiffre d’affaires (notamment pour les deux premières) !

Difficile d’expliquer l’envolée de 206,8% de CARMAT, le spécialiste du coeur artificiel, ou celle de 46,7% de STENTYS, le spécialiste des stents coronariens sur des purs raisonnements micro-économiques.

Ces entreprises entretiennent le rêve et font saliver les investisseurs parce que leur marché de prédilection offre des perspectives exponentielles… Mais pour l’instant leur chiffre d’affaires est ridicule, voire nul pour CARMAT. Reste qu’il est très difficile pour moi d’évaluer la vraie valeur boursière de ces sociétés ou des biotech en général. Il y a une part de rêve que je n’arrive pas à quantifier, et je ne suis pas spécialiste du secteur. Raison pour laquelle, je reste à l’écart de ce que je ne maîtrise pas bien !

[NDLR : si Eric Lewin n’est pas spécialisé dans les biotech, Ray Blanco, lui, est notre spécialiste du secteur. Chaque mois, il trouve des petites biotech prometteuses, analyse pour ses abonnés le potentiel de gain de la boîte, les risques, et justement, évalue les chances pour que la biotech accomplisse le rêve de traiter la maladie qu’elle combat. Ces analyses sont passionnantes, ultra-enrichissantes, et font rêver ! Si le secteur de la recherche vous intéresse, vous devriez vous pencher sur la publication de Ray Blanco : NewTech Insider.

En vous abonnant
, vous pourrez enfin investir sur les pépites qui changeront peut-être le monde de demain ! Inutile de vous dire que les gains potentiels sont GIGANTESQUES…]

ARTPRICE.COM: un potentiel énorme

Et voilà la star de l’année : ARTPRICE.COM

Le leader mondial des banques de données et de cotation sur le marché de l’art a pris 284,3% cette année, propulsant sa capitalisation au dessus des 220 millions d’euros.

L’art fait office de valeur refuge dans cette conjoncture troublée. Et la société va désormais devenir opérateur de courtage aux enchères réalisées à distance par voie électronique. N’oublions pas que le groupe a plus d’1,2 million de membres dans le monde.

Mais pour quel chiffre d’affaires ? C’est la grande question car ARTPRICE.COM ne communique qu’avec parcimonie, sans par exemple donner de réunion SFAF (Société française des analystes financiers)… Donc, on est un peu dans l’inconnu. Le dernier chiffre d’affaires connu était celui du troisième trimestre, soit 1,3 million d’euros (je parle bien de millions d’euros)…

Devant le manque d’informations et de l’absence d’analyses sur le dossier, il faut là également se contenter du rêve…. qui ne s’est pas encore transformé en réalité. Mais la spéculation bat son plein sur le titre et si vous avez l’âme d’un joueur, autant essayer d’en profiter — mais patientez un peu car l’analyse technique que nous avons faite d’ARTPRICE nous indiquait qu’il fallait attendre certains signaux.

_____________________Pour vous aider dans vos investissements______________________

Depuis fin juillet 2011, Mathieu Lebrun a permis à ses lecteurs d’enregistrer des gains de 100% et 102% sur le CAC 40…
De 90% sur le S&P 500…
De 62% et 68% sur le Brent
— ces dernières semaines, ils ont même pu accumuler 45% et 35% sur l’or et l’argent métal.

Vous aussi, essayez ses conseils pendant 1 mois complet — si vous n’êtes pas satisfait, vous serez remboursé intégralement.

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* Décryptage : fusaq
Ce mot est une contraction du mot fusion-acquisition. On parle de fusacq lorsqu’une entreprise rachète une autre entreprise. Les fusacq permettent aux sociétés d’augmenter leurs activités économiques ainsi que leurs profits. Il s’agit d’une croissance externe.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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Un commentaire pour “Small caps : les bons points de 2011”

  1. […] Je poursuis mon passage en revue des tops et des flops de cette année. Hier, je voulais vous parler des points positifs du marché des small caps. Mais suite à un problème technique, nous n’avons pu vous envoyer la newsletter. Elle est donc sur le site, et vous pouvez lire dès à présent les “tops” de l’année 2011. […]

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