Small caps : faut-il encore y croire ?

Rédigé le 29 novembre 2012 par | Apprendre la Bourse Imprimer

Vous avez été nombreux à venir à notre rencontre sur le stand des Publications Agora lors du Salon Actionaria. Je remercie nos visiteurs, j’ai été ravi de pourvoir échanger avec vous sur les mid et small caps. Pour ceux qui n’ont pas pu être des nôtres, je vais reprendre aujourd’hui le thème que j’ai développé vendredi dernier : « Small ou Mid ? »

Comme je l’expliquais à nos visiteurs, avec une progression de 17% de l’indice Mid &Small contre seulement 2,5% pour l’indice Small 90, les mid caps surperforment largement depuis le début de l’année. Pourquoi une telle différence entre mid et small ? C’est ce que nous allons tenter de comprendre aujourd’hui.

Les trois freins à la performance des small
Trois raisons permettent à mon sens d’expliquer le phénomène que je viens de vous présenter.

– Primo, les FCPI et autres FIP ont beaucoup moins collecté que les années précédentes avec notamment la réduction des avantages fiscaux et les interrogations sur le sort des déductions ISF. Or, ces fonds étaient les principaux investisseurs dans le monde des small caps ces dernières années. A l’époque d’EuroLand Finance, lorsqu’il y avait un dossier d’introduction en Bourse, les FCPI ou autres FIP étaient mes principaux clients.

– Secundo, une présence encore trop franco-française. Les small caps n’ont bien souvent aucune dimension internationale. Elles sont présentes pour la plupart en France et rarement à l’étranger, si ce n’est dans quelques pays d’Europe où le ralentissement économique est important.

+306%, +165… et +300% !

Mathieu Lebrun aligne les performances à trois chiffres, en ce moment :

– Il a permis à ses lecteurs de quadrupler leur mise entre le 2 et le 9 novembre.
– Le 16 novembre, c’est un gain de 165% qui est venu s’ajouter à leur portefeuille.
– Et le lundi 19 novembre, une plus-value de 300% en deux séances est venue porter la performance globale de son service (gains et pertes compris, net de frais de courtage) à plus de 65%.

Qu’attendez-vous pour le rejoindre ? La prochaine plus-value est peut-être déjà en train de se faire

 

– Tertio, les secteurs représentés dans le monde des small caps n’ont pas vraiment la cote actuellement. Les sociétés industrielles même celles évoluant sur des niches sont confrontées à la récession. Et les SSII, autre très gros secteur représenté, ne font plus rêver personne.

On peut envisager une décroissance du secteur IT cette année alors qu’une légère hausse était attendue. Les SSII souffrent en fait de la pression tarifaire de leurs clients qui leur imposent bien souvent leurs conditions sans réelles négociations. On peut rapporter le cas des SSII à celui de l’agro-alimentaire, où vous avez des PME alimentaires qui ont du mal à imposer leurs prix aux géants de la distribution.

Les opérations reprennent malgré tout
Pour autant, et je l’ai précisé lors du salon Actionaria, je ne pense pas que le monde des small caps soit définitivement à enterrer. Regardez ces dernières semaines les opérations qu’il y a eu :

le Crédit du Nord a jeté son dévolu sur la BANQUE TARNEAUD (FR0000065526) avec une plus-value dépassant les 80% ;
Tikheau, une société de gestion, a croqué SALVEPAR (FR0000124356) avec une prime de plus de 30% ;
THERMOCOMPACT (FR0004037182) intéresse les fonds de Naxicap qui payent environ 20% de plus que la moyenne des derniers cours cotés.

Les opérations reprennent et seront sans aucun doute le thème majeur de 2013…

Je rencontre de nombreuses sociétés et, une fois sur deux, le P-DG rencontré me confie qu’il en a assez de la Bourse et des marchés financiers et qu’il se verrait bien dans le monde du non coté… Ils sont décontenancés par leur valorisation boursière, souvent en inadéquation avec la valorisation économique de l’entreprise qu’il dirige… La cotation leur coûte cher avec toutes les obligations légales qui pèsent sur les entreprises.

Donc un bon conseil : restez patient lorsque vous avez des small caps en portefeuille — elles finiront bien par repartir… D’ailleurs, la semaine dernière, on a eu quelques velléités en ce sens avec notamment les envolées de SEQUANA (FR0011352590) ou encore de LEXIBOOK (FR0000033599), et le début de cette semaine a été marquée par une certaine euphorie sur les marchés des petites valeurs.

Rien n’est jamais perdu en Bourse… sauf quand on a vendu !

[NDLR : Laissez Eric Lewin vous prouver tout le potentiel des small et mid caps ! Grâce à son réseau, sa connaissance du marché et son approche très personnelle de l’investissement, il vous aidera à vous positionner sur les valeurs les plus prometteuses : n’attendez pas pour découvrir ses prochaines recommandations : tout est là…]

Première parution dans Small Caps Confidentiel du 26/11/2012.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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