De quoi l’effondrement des échanges bilatéraux Sino-africain est-il révélateur ?

Rédigé le 18 novembre 2015 par | Toutes les analyses Imprimer

Certains experts se demandent encore si l’Afrique ne deviendra pas la championne de la croissance au cours des prochains trimestres, prenant ainsi le relais d’une progression de l’activité qui se ralentit sur l’ensemble des autres continents. « L’Afrique part de très loin, elle a tellement de retard à rattraper dans tous les domaines… », c’est le discours que l’on entend constamment depuis 50 ans.

Cependant, il est vraisemblablement permis de douter d’un avenir radieux pour le plus grand continent du monde : les investissements chinois en Afrique ont chuté de plus de 40% en rythme annuel au 1er semestre (à juste un peu plus de 1 Md€). Et le porte-parole du Ministère chinois du Commerce, Shen Danyang, indique lui-même que les importations chinoises en provenance d’Afrique ont fondu symétriquement de 43% entre janvier et juin 2015.

Une telle contraction reflète-t-elle un micro-ralentissement de l’économie chinoise, de +7% de PIB à +6,9%, ou plutôt l’éclatement d’une bulle de surcapacité de production qui pourrait précipiter la croissance sous les 5%, si ce n’est déjà fait ?

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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