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Séries baissières hallucinantes sur les banques espagnoles et italiennes

Rédigé le 7 avril 2016 par | Actions, Analyses indices, Autres indices, Indices, sociétés et marchés, Matières Premières, Toutes les analyses Imprimer

Mais qu’arrive-t-il aux banques espagnoles ? Le repli de l’indice IBEX avoisine -6,5% par rapport à ses sommets de début mars. Un repli parfaitement en ligne avec la consolidation observée sur le CAC40 et le DAX30 depuis 1 mois. Rien de suspect ni d’insolite a priori…

Séries baissières hallucinantes sur les banques espagnoles et italiennes : que savent les initiés ?

Mais en y regardant de plus près, il y a clairement un (gros) problème avec le secteur bancaire au sein de l’IBEX !

Prenons par exemple Banco Sabadell (ES0113860A34) : cette banque espagnole aligne une série hallucinante de 11 séances de baisse consécutive (oui, 11) et enfonce son plancher annuel des 1,39€.

Bankia (ES0113307021) aligne 12 baisses consécutives et 14 sur une série de 16 (depuis le 14 mars), tout comme pour Banco Popular… et Banco Santander affiche 13 séances de repli sur 16.

Un véritable cauchemar pour les actionnaires qui ne cessent par ailleurs d’entendre les stratèges leur vanter les établissements de crédit comme des titres « value » et outrageusement sous-évalués.

Si les gérants jugent majoritairement que le secteur est à « renforcer », tandis que les actionnaires individuels sont largement absents des débats, alors, il s’agit de ventes d’initiés.

Passé l’effet d’aubaine de la prestation « au bazooka » de Mario Draghi du 10 mars, une chute inexorable et implacable s’est enclenchée, les planchers annuels sont aujourd’hui menacés en Espagne comme en Italie.

Alors la question qui s’impose est : Que savent les initiés ?

Car un tel scénario démontre qu’ils savent effectivement quelque chose !

L’observation vaut bien sûr pour les banques italiennes qui ont également commencé à se replier le 14 mars. Mais au pire, on observe 9 séances de repli consécutives sur Banco Milano ou BMPS.

Attention cependant, car les planchers annuels ne sont plus très loin sur la plupart des banques inscrites sur le MIB-30 et Banco Popolare enfonce résolument de nouveaux plus bas historiques.

La création d’une « bad bank » destinée à gérer les 190 à 230 Mds€ de dettes « à risque » (comprenez pourries : il reste à effectuer un dernier tri) du système financier italien tarde à se mettre en place et beaucoup de spécialistes doutent de sa capacité à immuniser le secteur contre un avenir « problématique ».

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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