Séparez le bon grain de l’ivraie

Rédigé le 23 avril 2012 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

La semaine boursière a été extrêmement volatile sur le CAC 40, avec des extrêmes entre 3 292 et 3 155 points. Les autres indices ont connu une semaine de recul également : baisse de 1,2% de l’indice CAC Mid & Small et de 1,5% pour l’indice CAC Small.

Le VIX, l’indice mesurant la volatilité dont je vous ai parlé il y a 15 jours, reste relativement stable autour de 17,5 points, ce qui reste un niveau faible. Comme début avril, nous ne sommes donc pas dans un cas de panique boursière.

Graphique: VIX
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Pour l’instant, il y a seulement eu de lourds dégagements sur des sociétés jugées trop spéculatives – j’y reviens plus bas – et ayant une valorisation* boursière déconnectée de la réalité économique. Quand je vous dis de faire attention aux ratios boursiers et financiers !

Lorsque j’ai regardé les plus fortes baisses de la semaine dernière, j’ai été frappé de retrouver des sociétés déjà largement vendues les semaines précédentes mais qui demeuraient très chères. C’est par exemple le cas de BELVEDERE (FR0000060873) : -13% sur la semaine, -33% sur un mois et encore -6,7% ce lundi matin. La société, célèbre pour ses vodkas, dit toujours vouloir céder des actifs mais n’a toujours rien annoncé ; elle reste toujours en redressement judiciaire, très fragile donc, et très spéculative.

ARTPRICE.COM (FR0000074783), dont je vous conseille depuis toujours de rester à l’écart, cède encore 21% la semaine dernière, perd encore 5% ce lundi matin et voit son cours quasiment divisé par trois depuis son plus-haut de janvier. Aucun chiffre n’est encore disponible sur les enchères en ligne et la société affiche encore une capitalisation affolante de 155 millions d’euros.

DIAGNOSTIC MEDICAL (FR0000063224), toujours déficitaire, perd 17,4% sur la semaine, 5,30% ce lundi matin et 48% sur un mois. La levée de fonds annoncée à 0,17 euro ne passe décidément pas et ce n’est pas la hausse de 40% du chiffre d’affaires au premier trimestre qui change quoique ce soit.

Graphique: ARTPRICE, BELVEDERE, DIAGNOSTIC MEDICAL
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Tout comme pour METABOLIC EXPLORER (-15% la semaine dernière), qui reste déficitaire, vous voyez que des résultats financiers un peu faibles ne pardonnent pas en cette période : les investisseurs séparent le bon grain de l’ivraie. Il faut rester sur des dossiers solides…

Mais la grande déception de la semaine demeure ARCHOS (FR0000182479), sur laquelle j’ai d’ailleurs développé tout un argumentaire sur BFM Business mardi – vous pouvez le retrouver ici en podcast. L’action perd plus de 30% sur la semaine (et jusqu’à 16% en séance), affectée par une faible hausse de son chiffre d’affaires mais surtout par les incertitudes qui pèsent sur sa marge brute après un avertissement. Il faut comprendre que la marge brute (prix de vente – prix d’achat) est inférieure à 20% pour ARCHOS ; plus cette marge brute se réduit, plus la rentabilité opérationnelle du groupe est faible. Les investisseurs se demandent tout simplement si la société ne va pas basculer une nouvelle fois dans le rouge cette année après un retour dans le vert en 2011 avec 5,7 millions d’euros de bénéfice net. Car la société a perdu 54 millions d’euros entre 2007 et 2010… Je pense tout de même qu’on a été un peu trop loin cette semaine sur la société qui ne mérite pas un tel traitement de défaveur. Un rebond doit avoir lieu ; mais sans doute faudra-t-il attendre d’arriver sur un support technique, autour de 4,20 euros par exemple.

Graphique: Archos
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On trouve tout de même cette semaine quelques rares satisfactions, à l’image de PASSAT (FR0000038465) qui gagne +12,7% et a décidé de distribuer un dividende exceptionnel de 2,80 euros, ce qui confère à la valeur un rendement de quasiment 25%… Cela prouve qu’actuellement par mauvaise lisibilité de la conjoncture, les entreprises préfèrent redistribuer du cash plutôt que se lancer dans de vastes opérations de croissance externe.

On retiendra également les 5% regagnés par PRODWARE (FR0010313486) dont les résultats 2011 sont bons et dont les ratios demeurent très attractifs avec un PER autour de 3 à 4.

Il me semble que le marché parisien est désormais survendu : nous avons perdu beaucoup de terrain. J’attendais, vous le savez maintenant, une chute jusqu’aux 3 250 points, mais en-deçà de ce niveau, à un plus-bas de 3 155 points, le recul atteint 12,4% en un mois et j’attends désormais des signes de rebond. Mais attention : il faudra alors se concentrer sur des dossiers de qualité, rentable et à forte visibilité. N’allez pas spéculer sur des actions très endettées, en perte ou encore sans visibilité.

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* Décryptage : Valorisation
Aussi appelée capitalisation. Il s’agit de la valeur boursière d’une entreprise. Elle se calcule en multipliant le cours de la bourse par le nombre d’actions. Cet outil détermine le prix d’une société à un instant T.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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