Selon Goldman Sachs, le pire risque à court terme serait celui d’une saine consolidation

Rédigé le 27 novembre 2017 par | Toutes les analyses Imprimer

consolidationPourquoi les marchés auraient-ils des raisons de s’alarmer et d’anticiper autre chose qu’une saine consolidation passagère ?

Quand les marchés s’emballent à la hausse, Goldman Sachs se sent comme un poisson dans l’eau. Et on peut toujours compter sur ses équipes d’économistes pour raconter aux spéculateurs ce qu’ils ont envie d’entendre.

Certes, les cours sont élevés et les valorisations tendues. Mais si une correction survient, ce ne sera pas pour des motifs qui remettraient en cause le bull market.

Beaucoup d’investisseurs estiment que la hausse de Wall Street est portée par les profits (et tirée par les rennes du Père Noël en fin d’année). Mais ils craignent que le cycle de croissance ne touche à sa fin et que les résultats des entreprises s’en ressentent.

Qu’ils se rassurent. En effet, en 2014, la croissance était atone. Les profits étaient en recul à Wall Street et cela n’a pas empêché les cours de s’envoler.

La croissance devrait se poursuivre encore longtemps

Mais Goldman Sachs se veut rassurant d’un point de vue fondamental. « Une récession a bien peu de chances de se produire l’an prochain car même si le cycle économique est bien avancé, la croissance devrait se poursuivre encore longtemps ».

Et ce, grâce à une croissance mondiale « synchronisée » de 3,7% en 2017 et de 4% en 2018. Elle devrait atteindre +2,2% l’an prochain en Europe, +2,5% aux Etas Unis.

L’inflation ne devrait pas être très supérieur à 1% en Europe (hors hausse des prix hors énergie et alimentation). Elle devrait afficher +1,7% aux Etats Unis l’an prochain, ce qui va inciter les banques centrales à se « hâter lentement » en matière de normalisation monétaire.

En somme, Goldman Sachs nous décrit un scénario économique 2018 constituant un copier/coller de celui de 2017. Nous aurons même droit à un petit bonus qui va faire du bien à tout le monde. En effet, la croissance mondiale va passer de +3,7% à +4% en 2018. Et ce, toujours sans inflation.

Donc, pourquoi les marchés auraient-ils des raisons de s’alarmer et d’anticiper autre chose qu’une saine consolidation passagère ? http://labourseauquotidien.fr/?s=bull+market

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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