Sell in May and go Away ?

Rédigé le 29 avril 2015 par | Toutes les analyses Imprimer

Sell in May and Go Away. Vous connaissez probablement cet adage : « vendez en mai et allez-vous-en ». Autrement dit, quand le mois de mai pointe son bout du nez, il est conseillé de faire ses valises et mettre son capital au chaud.

Etant proche du début mai, je me permets donc de faire un petit survol de la littérature sur ce sujet.

Est-ce que ce mois de mai sera catastrophique et marquera le début d’une longue chute en enfer ? Non, pas nécessairement. En revanche, si le passé est d’une quelconque aide, il y a statistiquement plus de chances que cela se produise sur les prochains mois que durant l’hiver.

Regardons cela de plus près.

La première étude* que je vous détaille aujourd’hui examine l’indicateur Halloween, qui est le miroir de l’adage « Sell in May and Go Away ». Cet indicateur recommande de se positionner à la hausse sur les marchés à la clôture du 31 octobre et de liquider le tout le 30 avril. Autrement dit, d’éviter les six mois allant de mai à octobre.

Sur l’ensemble des marchés et pour toutes les périodes étudiées, les deux auteurs démontrent que les rendements hivernaux (de novembre à avril) génèrent en moyenne 4,5 points de pourcentage de plus que les rendements estivaux (de mai à octobre). En conséquence, on prend ses profits à la fin du printemps et on part se reposer jusqu’à l’automne.

Cet écart de rendement se manifeste dans 81 des 108 pays étudiés – seulement deux pays affichent des rendements significativement plus élevés de mai à octobre. Cet effet « Sell in May and Go Away » s’est même renforcé au cours des dernières années, offrant ainsi aux investisseurs des rendements significatifs, y compris après la publication de la première version de cette étude au début des années 2000 (je vous mets également les références sur notre site) :

Recevant une avalanche de critiques lorsqu’il a été décrit pour la première fois (dans les années 1960), cet effet a fait l’objet de recherches plus larges, portant sur la plus grande durée possible (remontant aussi loin que 1693 (!) au Royaume-Uni). S’appuyant sur 55 000 observations mensuelles, ses auteurs éliminent ainsi les accusations portant sur les extractions de données ou la manière de constituer leur échantillon.

C’est bien connu : les vacances sont plus agréables lorsqu’elles succèdent à une période faste, c’est-à-dire à une période favorable pour l’investisseur, en ce qui nous concerne. Or si l’adage conseille de vendre en mai, c’est aussi parce que le mois d’avril permet de dégager de la performance.

Le 4ème mois de l’année est même l’un des plus fructueux du calendrier, prouve cette troisième étude*. Les auteurs s’appuient sur des données issues de 70 marchés actions du monde entier, dont des marchés développés, émergents et frontières, jusqu’en mai 2012 dans la plupart des cas, et remontant jusqu’en juillet 1926 pour les Etats-Unis. Le nombre total d’observations mensuelles s’élève ainsi à 19 776, ce qui est substantiel pour une analyse de données mensuelles.

Comme le montre le graphique ci-dessous les mois affichant les meilleures performances sont les mois de décembre (+3,1%), janvier (+2,8%) et avril (+2,3%), que l’échantillon analysé contienne l’ensemble des 70 pays ou seulement les marchés développés (les rendements mensuels correspondants oscillent entre +1,5% et +2,5%).

Il est intéressant de noter que ces trois mois correspondent au début ou à la fin de la plupart des exercices comptables, qui se terminent généralement au 31 décembre ou au 31 mars. Ainsi, 93% des pays ont un rendement moyen positif en décembre, et 91% ont un rendement moyen positif en janvier, ce qui a déjà été largement étudié (« l’effet de janvier »).

Si vous vous demandiez pourquoi si peu de gens partent en vacances en octobre, voici la réponse : le mois de septembre est en moyenne le pire de l’année boursière, avec une perte moyenne d’environ 1,5% sur les marchés des pays développés. Pas de quoi avoir l’envie – ni les moyens – de partir au soleil…

A noter enfin l’exception américaine : les Etats-Unis enregistrent un rendement particulièrement élevé en décembre (+4,4% en moyenne), qui s’avère de loin le mois enregistrant les meilleurs résultats pour ce pays. Historiquement, le pire mois pour les Etats-Unis n’est pas le mois de septembre (+0,3%), mais celui de mai, avec un rendement moyen de -2,4%. Ce qui confirme l’adage selon lequel les investisseurs doivent « vendre en mai et s’en aller ».

* Les études mentionnées dans cet article, et bien d’autres encore, peuvent être consultées en vous enregistrant sur notre page spéciale “Agora”.

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sylvainfrochaux
sylvainfrochaux
Directeur de la recherche chez Straight from The Lab

Sylvain Frochaux est le directeur de la recherche chez Straight from The Labet fondateur de Solution ORION© (https://ra113.infusionsoft.com/go/so/Agora/). Il est surnommé par ces pairs le « Japonais blanc » de la finance, en raison de son caractère jusqu’au-boutiste et de son parcours de vie.

Après des études brillantes à HEC Lausanne (où il finit premier de sa volée, avec notamment une thèse de master en économétrie financière), il se dirige vers le Japon pour y effectuer son doctorat. De retour en Suisse, il devient responsable de l’analyse financière et de la recherche académique pour le quotidien financier L’Agefi.

En 2009, il quitte le journalisme pour créer le groupe Straight from The Lab (https://ra113.infusionsoft.com/go/sftl/Agora/) qui a pour objectif de rendre accessible, aux investisseurs privés, les dernières recherches en finance. En 2013, après trois ans de recherche, il lance avec son équipe le service Solution ORION© (https://ra113.infusionsoft.com/go/so/Agora/), une solution d’investissement basée exclusivement sur l’analyse scientifique des marchés. Unique en son genre, cette stratégie fournit aux investisseurs un portefeuille clé en main, avec une garantie de performance (minimum 50% en cinq ans).

Toutes les études mentionnées dans les articles signés par Sylvain Frochaux peuvent être consultées en vous enregistrant sur la page commune des Publications Agora et de Solution ORION© (https://ra113.infusionsoft.com/go/so-agora/Agora/).

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