Exposé à tous les vents l’éolien reste intéressant

Rédigé le 6 février 2013 par | Mid et Small Caps Imprimer

Par Pierre Havez

Dans la série des secteurs qui ont le vent en poupe, l’éolien apparaissait depuis quelques années comme une valeur sûre. La transition énergétique engagée par de nombreux pays en Europe et sur le continent nord-américain semblait lui assurer un avenir radieux. Par ailleurs, de fortes barrières technologiques limitaient le risque de nouveaux entrants sur ce marché, et les subsides des Etats assuraient le financement de nouveaux projets. Bref un tableau idéal pour tout investisseur…

Pourtant, en fin d’année dernière, l’Espagnol Gamesa a prévenu qu’il devait procéder à une restructuration et licencier environ 1 800 personnes, soit une réduction de 20% de ses effectifs. Deux semaine plus tard, c’est au tour du numéro un mondial du secteur, le Danois Vestas, d’annoncer la suppression de 3 000 postes en 2013 via « des cessions, la prolongation du gel des embauches et des licenciements » alors que le fabricant s’était déjà engagé à supprimer 3 700 postes depuis le début 2012.

Alors que s’est-il passé sur le secteur de l’éolien ? Les causes sont multiples : fortes pressions sur les prix, baisse de la demande asiatique et, surtout, réduction des subventions publiques ont entraîné des surcapacités à l’échelle mondiale, faisant chuter le prix des turbines. Selon les analystes de HSBC, les prises de commandes aux Etats-Unis pourraient ainsi être divisées par 4 en 2013 pour tomber à 3 gigawatts en raison de l’expiration, fin 2012, des crédits d’impôt du gouvernement US. Pire, au niveau mondial, la banque anticipe un recul de 12% du marché global de l’éolien en 2013 alors que les usines des principaux fabricants tourneraient déjà à moins de 60% de leurs capacités.

Ne vous enfuyez pas tout de suite ! Il existe quelques espoirs pour les acteurs les plus globalisés du secteur. En effet, en juillet dernier, l’Agence internationale de l’énergie indiquait que la production d’énergies renouvelables devrait croître de près de 40% d’ici à 2017 dans le monde, pour représenter 6 400 terawattheures. Si ce chiffre ne vous impressionne pas, sachez qu’il représente tout de même 5 fois les besoins des Etats-Unis. Alors que le prix du pétrole reste structurellement orienté à la hausse en raison de son irrésistible raréfaction, l’éolien a donc encore de beaux jours devant lui, même si les perspectives européennes semblent un peu moins attractives pour le moment.

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Des sociétés défensives à forte croissance

Pour l’heure, l’exploitant de centrales éoliennes, Théolia (FR0011284991), créé en 1999 semble le mieux armé pour conforter son développement. Au 30 juin 2011, la société disposait de 306 mégawatts installés en propre et 604 en exploitation pour compte de tiers ainsi qu’un portefeuille de projets de plus de 2 500 mégawatts. De quoi voir venir. Surtout, son chiffre d’affaires reste bien diversifié géographiquement avec, en 2011, 27,8% de ses ventes réalisées en France, 56,2% en Allemagne, 6,3% en Italie et 9,7% au Maroc. La semaine dernière, Théolia a conforté sa stratégie d’expansion avec l’annonce du rachat de la société allemande Breeze Two Energy, exploitant de parcs éoliens pour compte propre présent essentiellement en Allemagne. Avec cette opération le groupe a mis la main sur 337 mégawatts à un prix raisonnable et a ainsi doublé sa capacité installée ! Sur les marchés, les investisseurs apprécient la valeur qui – à la clôture du 05 février 2013 – a bondi de 38,26% sur les six derniers mois, et de 19,55% depuis le 1er janvier 2013.

Autre acteur majeur du secteur en France, Aerowatt (FR0010396119) a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires consolidé de 27,5 millions d’euros, essentiellement dans les Dom-Tom et en France métropolitaine. Au 30 juin 2012, la société qualifiée « entreprise innovante » par Oseo exploitait 26 centrales éoliennes représentant 113 mégawatts (dont 81 détenus en propre) et 35 sites solaires. Aerowatt a été acquise par le producteur d’énergie renouvelable JMB Energie, le 27 septembre 2012, à hauteur de 60,09% de son capital. Depuis six mois, à la clôture du 05 février 2013, le titre grignote 2,95% à 17,82 euros mais marque le pas depuis le début de l’année, en léger recul de 0,45%. Cette opération révèle une tendance à la consolidation entre les concurrents du secteur, c’est pourquoi il me paraît important de sélectionner les acteurs les plus solides.

Si toutefois vous sentez que le vent ne tourne pas en votre faveur, gardez bien à l’esprit que les énergies renouvelables ne se limitent pas à l’éolien. Le salut viendra-t-il des énergies solaires ? Réponse dans une prochaine chronique ! Bon vent.

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