Scénario 2012 : 50% de hausse potentielle sur le WTI

Rédigé le 6 janvier 2012 par | Matières Premières Imprimer

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Tous les jours, et dès 16h00 au 0899 88 20 36* Philippe Béchade analyse pour vous les marchés, les rumeurs qui animent les salles de trading, et vous propose SA stratégie pour profiter ou contrer les mouvements boursiers
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L’année 2012 a démarré en fanfare pour les adeptes des commodities : les prix du Brut (qualité WTI) ont bondi, en quelques heures, de 4% à la Bourse de New York. Avec un peu d’effet de levier (classiquement cinq fois la couverture), cela faisait du 20% au cours de la seule journée de mardi. Depuis le 19 décembre, ils ont engrangé +50%.

Même si l’or s’est bien repris depuis le test des 1 530$ il y a une semaine, le retour au-dessus des 1 600$ (avec une incursion vers 1 610$ le 4 janvier) ne représente qu’une hausse de 5%. Le WTI vient d’en prendre le double en l’espace de dix séances. Et, si la résistance des 103$ se confirme, une spirale haussière pourrait bien s’enclencher… et il sera très difficile de l’arrêter.

Il y a beaucoup de cash dans le marché mais très peu de visibilité sur les actions ou les dettes souveraines. Les investisseurs sont à la recherche de thématiques porteuses et l’énergie en fait partie – les acheteurs évoquent indifféremment l’arrêt des centrales nucléaires allemandes, la montée en puissance de l’Inde, de grosses déceptions boursières dans l’éolien et le photovoltaïque.

Il y a un an de cela, le pétrole entamait une progression de 20% : la Fed imprimait 75Mds$ par mois, le Quantitative Easing battait son plein, les opérateurs cherchaient une protection contre la dépréciation du dollar.

L’Euro est sacrifié sur l’autel de la défiance
Aujourd’hui, c’est l’euro qui inspire interrogations et défiance. Les marchés découvrent que le bilan de la BCE (son portefeuille d’actifs obligataires) est chargé de 2 700Mds€ (plus de 3 500Mds$) et que ce montant est en réalité très comparable à celui de la Fed. Ce ne serait pas trop inquiétant si les cambistes ne pressentaient pas l’imminence de nouvelles tensions sur les dettes souveraines européennes.

Selon toute vraisemblance, le cas grec ne va pas tarder à refaire les gros titres de la presse économique – une décote de 75% et non de 50% comme cela avait été acté fin octobre semble inévitable. De même, les difficultés de refinancement des banques espagnoles sont en grande partie à l’origine de la correction des indices boursiers mercredi.

Après avoir arbitré le dollar au profit du pétrole, une stratégie identique se met en place… au détriment de l’euro. Mais, avec le rebond du billet vert, la hausse du baril aurait dû être en grande partie neutralisée. L’or qui faisait lui aussi fonction de couverture un an auparavant a bien rechuté de 20% depuis que la Fed a cessé d’imprimer du dollar au mois de juin dernier.

La décrue s’est accélérée lorsque la crise de la zone euro est rentrée dans sa phase aiguë début septembre.

Les tensions géopolitiques dopent les cours du pétrole
Manifestement, un facteur exogène dope les cours du pétrole. Il s’agit de la montée des tensions géopolitiques qui sont évidentes dans le golfe Persique – les sanctions économiques à l’encontre de l’Iran a provoqué une multiplication des manoeuvres d’intimidation de la part de Téhéran.

De même, il se confirme que l’équation ethnico-religieuse devient explosive au Nigeria et qu’une guerre civile menace le pays. La situation paraît tout aussi délétère en Irak où deux des trois principales communautés religieuses se préparent à en découdre depuis bien avant le départ des Américains.

Compte tenu de ce qui précède, il est difficile de prendre au sérieux l’argument selon lequel le pétrole aurait bénéficié, ces dernières semaines, du regain d’activité industrielle aux Etats-Unis. Il en va de même concernant chiffres manufacturiers plus solides que prévus en Chine fin 2011.

En décembre, l’indice conjoncturel des directeurs des achats aux Etats-Unis a pris 1,2 point, passant de 52,7 à 53,9 points, son meilleur score depuis le mois de juin. Le secteur du bâtiment a lui aussi connu une relative embellie, les dépenses y ont progressé de 1,2%. Il est facile de constater que l’accueil réservé à ces statistiques est beaucoup plus réservé de la part de Wall Street que du NYMEX.

Que nous dit l’analyse technique ?
Les chartistes surveillaient deux niveaux clés depuis la mi-novembre : tout d’abord les 10$ (résistance court terme unissant les trois derniers sommets du 16 novembre et des 5 et 27 décembre) puis les 103$ (niveau maximum testé en intraday le 17 novembre mais également le 1er juin 2011).

Graphique: WTI
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La configuration s’apparente à une vaste tête-épaules inversée sur les 75$ (double creux ou « W » inscrite les 9 août et 4 octobre derniers… Ce scénario semble se reproduire à une plus courte échelle de temps (six semaines) avec une petite E/T/E inversée sur les 93$ avec les 103$ faisant, tout comme pour la figure principale, office de « ligne de cou ».

Si le franchissement de ce palier se confirmait, le potentiel de hausse ainsi libéré serait au minimum égal à la dernière oscillation entre 93 et 103$, soit un objectif de 113 à 114$… autrement dit un rebond de 50% depuis ses planchers d’octobre et le retracement du double sommet des 8 et 28 avril 2011.

L’objectif suivant serait 121$ (ratio de Fibonacci) et le potentiel maximum serait prédéterminé par le grand écart 75/103$ qui validerait un objectif beaucoup plus ambitieux mais pas irréalisable de 130$ (le baril de WTI retrouverait ainsi ses niveaux du 20 juillet 2008).

Le scénario décrit ci-dessus serait invalidé en cas d’enfoncement de la MM20 qui gravite vers 98,6$ et qui se confond désormais avec le support ascendant court terme.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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