Sanofi-Aventis : une entreprise en bonne santé !

Rédigé le 9 décembre 2008 par | Apprendre la Bourse, Big caps Imprimer

« On a beau avoir une santé de fer, on finit toujours par rouiller« , écrivait habilement Jacques Prévert, qu’on ne présente plus. Les quelques mots de l’illustre poète pourraient être le meilleur slogan du géant français de l’industrie pharmaceutique. Voyons maintenant pourquoi l’avenir me semble bien rose sur le long terme pour cette entreprise à dimension internationale.

Le groupe… et sa santé

C’est en 2004 qu’est né le groupe, de la fusion du binôme franco-français de l’époque, leaders sur le secteur en question : Sanofi-Synthélabo et Aventis. Cette opération, finalement réussie, fait du géant hexagonal le troisième groupe mondial de son domaine en matière de chiffre d’affaires. Il prend ainsi la dernière marche du podium aux côtés de l’Américain Pfizer et du Britannique GlaxoSmithKline.

D’un point de vue de l’actualité, la grande nouvelle est le changement de dirigeant : le départ de Gérard Le Fur signe la fin du fiasco que fut « l’ère Acomplia », et cède place à l’arrivée, tout droit de la concurrence, de Chris Viehbacher. Ce dernier va devoir faire face à de multiples chantiers et répondre à cette question : quelles sont les perspectives du groupe dans les années à venir ? Comme ses pairs, Sanofi-Aventis va être confronté aux questions classiques du moment : comment faire face, notamment, à la montée en puissance des laboratoires fabricants de génériques ? Quels sont les arcanes possibles de la diversification ? Quelle importance accorder à tout ce qui tourne autour de la biotechnologie et ses vastes sujets polémiques : gaz à effet de serre, OGM, etc. ?

Des perspectives meilleures que les autres

En m’attardant, d’un point de vue de ma sacro-sainte analyse technique, sur les perspectives du groupe par rapport à ses concurrents, voici ce qu’il ressort de remarquable : à deux exceptions britanniques près (GlaxoSmithKline et AstraZeneca) — et encore — le graphique des cours du géant français présente une bien meilleure tête que celle de ses rivaux. D’ailleurs, et ça ne fait que confirmer cette hypothèse, la courbe de Sanofi-Aventis offre des perspectives de retournement plus immédiates que celles du secteur Healthcare élargi. J’attends donc une surperformance de l’entreprise face à son secteur en général. Ce dernier présentant en effet un potentiel correctif encore non épuisé, soit une vague C en cours d’exécution.

Aussi, gageons que l’arrivée de Chris Viehbacher coïncidera avec un tournant dans la santé (sic !) de l’entreprise pharmaceutique qui devrait donc reprendre du poil de la bête. Parce que, finalement, c’est Jacques qui avait raison : on a beau avoir une santé de fer, on finira toujours par rouiller !

◊ Sur le très long terme : encore 300% à prendre sur le titre !

Attardons-nous maintenant sur le graphique suivant, pris en base bi-hebdomadaire, et voyons ce qu’on peut en déduire :

Sanofi-Aventis

Fin d’un large « drapeau«  de consolidation

En observant le graphique ci-dessus, on remarque deux choses évidentes : une tendance globale foncièrement haussière et une période de consolidation relativement plane qui s’est dessinée sous forme d’un drapeau classique en trois temps traditionnels, notés A, B et C, à partir de décembre 2001. Aujourd’hui, nous sommes en plein test d’une zone de soutien majeure, puisque le bas de cette vague C correspond également au fort retracement de Fibonacci de 61,8% de l’importante vague de hausse qui avait pris place entre juin 1994 et décembre 2001.

Un retournement qui pourrait bien être définitif

Si mon analyse est juste… si drapeau il y a, donc… et si le seuil de support majeur des 35 euros n’est pas enfoncé… alors le retournement imminent qui aura lieu a de fortes chances d’être définitif sur le long terme. En effet, après les ratios de retracement de la fameuse vague C, il faudra s’attendre au test de la résistance clé située sur la borne supérieure dudit drapeau, vers les 72,40 euros. Le net dépassement de ce niveau conduirait alors au premier objectif de projection théorique situé, je vous prie, pas avant les 176 euros : soit 300% au-dessus du cours actuel !

Aussi, si vous ne savez plus où mettre votre argent, et que vous avez foi, comme moi, en l’avenir du numéro un français de l’industrie pharmaceutique dans les années à venir, rien ne vous empêche de vous positionner sur un produit réactif, qui vous permettra de jouer le rebond en multipliant vos gains, tout en maîtrisant vos risques, j’ai nommé les turbos ! [NDLR : Marc parle en toute connaissance de cause, puisque les turbos lui ont permis — ainsi qu’à ses lecteurs — d’engranger des gains de l’ordre de +56,67%… +43,08%… 46,67%… et même 61,09% le mois dernier : ne manquez pas les prochaines plus-values ! ].

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