Des exigences, toujours plus d’exigences… et si nous exigions aussi que le Royaume Uni s’arrête d’exiger ?

Rédigé le 10 novembre 2015 par | Toutes les analyses Imprimer

David Cameron a dévoilé les « conditions » qu’il pose au maintien du royaume-Uni au sein de l’Union Européenne : certaines sont connues de longue date et faisaient déjà partie des promesses de campagne, comme la préservation des intérêts économiques britanniques, le fait de ne pas verser une Livre de plus que ce que l’Europe peut restituer, le respect de la souveraineté pleine et entière du parlement national…

Ce qui signifie en pratique : la liberté d’accepter ou de refuser les directives de Bruxelles quand cela sert les intérêts du peuple britannique. La nouveauté, c’est l’exigence d’une « multiplication des contrôles en matière d’immigration ».

Sauf que ce « contrôle » s’effectue principalement sur le sol français, à la charge du contribuable français… et si jamais la France était défrayée par Bruxelles, que compte faire l’Angleterre pour apparaître moins attractive aux yeux des migrants ? Eh bien, cela la regarde… et aucune directive de Bruxelles ne saurait avoir de valeur contraignante compte tenu des 2 prérequis évoqués au 1er chapitre. Est-ce que la solution à l’immigration est effectivement qu’il y ait « moins d’Europe », comme l’affirme un des slogans de M. Cameron ?

Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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