Retour sur la sanction boursière d’UBISOFT

Rédigé le 17 octobre 2013 par | Mid et Small Caps Imprimer

Le monde des mid caps n’a pas été épargné par les mauvaises nouvelles ces derniers jours. Aujourd’hui, j’ai envie de revenir sur le dossier qui a défrayé l’actualité par des prévisions décevantes entraînant dans leur sillage une vraie bourrasque financière … Vous le savez, je vous le répète régulièrement, les arbres ne montent pas jusqu’au ciel et les déceptions se payent cash pour les sociétés survalorisées.

• Des retards lourds de conséquences

C’est ce qui est arrivé à Ubisoft (FR0000054470) – ce spécialiste bien connu des jeux vidéo créé par les frères Guillemot. Mardi 15 octobre à la clôture, l’action se payait sur un PER de 17 suite à un passage de 7,94 euros en début d’année à 12,25 euros il y a quelques semaines. Cette belle progression pouvait être justifiée à condition que les objectifs soient rigoureusement tenus. Or patatras… le groupe a non seulement indiqué que le lancement de ses jeux Watch Dogs et The Crew, initialement prévu pour l’exercice 2013-2014, serait décalé à l’exercice 2014-2015. Mais ça n’est pas tout. La direction a fait savoir que ce report impactera ses comptes et devrait notamment remettre en cause ses objectifs financiers. Et quelle remise en cause !

Nous ne sommes plus dans le simple profit warning mais dans la méga douche froide. Jugez plutôt : là où le consensus tablait sur un résultat opérationnel compris entre 110 et 120 millions d’euros sur l’exercice, on parle dorénavant d’une perte opérationnelle de l’ordre de 40 à 70 millions d’euros. De même, le chiffre d’affaires est maintenant prévu entre 995 millions d’euros et 1,04 milliard d’euros – contre une estimation initiale de l’ordre de 1,42 à 1,45 milliard d’euro. Avouez, cher lecteur, que nous ne sommes pas dans les mini-vaguelettes… Vous comprendrez donc la sévère sanction boursière qui s’est abattue sur le titre qui lâchait hier en clôture pas moins de -26,1%.

Il faut dire que même les prévisions ultra-optimistes de la direction pour 2015 et 2016 ne peuvent pas compenser cette grosse déconvenue. Certes, le marché des jeux vidéo est assez difficile à appréhender en Bourse mais nous ne sommes tout de même pas dans le cinéma ou le football – univers desquels je vous conseille régulièrement de rester à l’écart. Néanmoins, comme vous pouvez le constater, le moindre écart calendaire se paye cash dans les jeux vidéo.

• Un impact uniquement à court terme ?

Prenons par exemple Watch Dogs. Ce jeu, assez semblable à GTA V dont le succès est considérable actuellement, devait être le best seller de cette fin d’année – un blockbuster comme disent les Américains. En d’autres termes, son lancement était très attendu et il aurait dû apporter un chiffre d’affaires additionnel considérable à UBISOFT. Mais, selon Yves Guillemot, ces reports de sortie n’auront qu’un impact à court terme.

En effet, le groupe estime que la qualité de Watch Dogs et de The Crew n’est pas encore à la hauteur de ses attentes et préfère donc en différer la sortie. Et Yves Guillemot de rajouter qu’« à plus long terme, nous sommes convaincus que ces décisions seront positives, tant en termes de satisfaction de nos fans que de création de valeurs pour nos actionnaires ».

Il y aura donc un décalage d’au moins six mois en termes de revenus et, bien sûr, la valorisation actuelle du groupe, s’en ressent nettement. N’oublions pas également que cette annonce intervient au plus mauvais moment avec la sortie des consoles de dernière génération (Microsoft, Sony)… Espérons que le groupe fasse, comme il l’assure lui-même, « un retour en force » sur le prochain exercice.

• Alors que faut-il faire sur l’action ?

D’abord j’ai envie de vous dire de laisser passer l’orage. On ne sort pas indemne d’une telle déconvenue. Ceux qui n’ont pas vendu hier dans la panique attendront. Ceux qui n’ont pas de titres attendront également que la spéculation se calme avant de se positionner.

Il me revient également en mémoire un roadshow début octobre réalisé par le groupe avec un ton assez prudent au point que CM-CIC Securities avait indiqué adopter une approche plus prudente avec un objectif de cours de 12 euros. Il faudra m’expliquer comment le discours est devenu carrément alarmiste en moins de trois semaines… Ce sont parfois les mystères de la Bourse.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

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2 commentaires pour “Retour sur la sanction boursière d’UBISOFT”

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