Retour de la spéculation sur les petites et moyennes valeurs

Rédigé le 8 octobre 2012 par | Mid et Small Caps Imprimer

La semaine passée a été plutôt bonne pour les marchés actions : le CAC 40 a gagné plus de 3%, l’indice CAC Small a pris +0,6% et l’indice CAC Mid & Small +1%.

Je ne reviendrai pas sur les raisons de cette reprise mais il me semble intéressant plutôt de souligner le retour de la spéculation. Nous avons eu des envolées stratosphériques sur certains titres. Evidemment, ces hausses ont eu lieu sur des mid ou small caps, car il est extrêmement rare d’avoir des envolées de plus de 5% en une séance sur une valeur du CAC 40. Cela peut arriver sur les bancaires suite à une déclaration de Draghi ou une action de la BCE – ou en cas de mauvaise nouvelle – mais c’est rare. Ainsi, l’annonce d’une augmentation de capital d’ALSTOM (FR0010220475) par placement privé n’a occasionné qu’un recul du titre de 4,9% en clôture mardi dernier, avant une reprise en fin de semaine. La plus forte hausse du CAC 40 fut SCHNEIDER (FR0000121972), mais elle ne fut que de 9,5% en cinq séances… ce qui est pourtant déjà énorme sur ce type de valeurs !

Mais, regardez un peu du côté des petites et moyennes valeurs, segment qui a subit un vent de spéculation. AB SCIENCE (FR0010557264), une biotechnologique, a pris 15% essentiellement sur vendredi ; GL EVENTS (FR0000066672) a pris 10% – les investisseurs ont réalisé que son augmentation de capital est en fait une excellente nouvelle. PONCIN YACHTS (FR0010193052) a pris 18% suite à des commandes importantes (contrairement à ce que je pensais, le marché ne jouait donc pas les prochaines publications de résultats… mais l’annonce de ces nouvelles commandes, ce qui reste pour le moins louche…).

Autres exemples : ORCO PROPERTY GROUP (LU0122624777), le spécialiste de l’immobilier en Europe Centrale, a réussi la restructuration de sa dette et a donc pris 35% sur la semaine passée – et continue ce matin en prenant 11,40%.

Alors comment de telles envolées sont-elles possibles ?

Tout simplement parce que le nombre d’acteurs sur les small et mid caps est beaucoup plus faible que sur les grosses capitalisations. En d’autres termes : il y a une plus faible liquidité, moins de volumes, donc une prise de position massive de certains opérateurs impacte bien plus fortement les cours. Le hic, c’est que cela peut parfois entraîner l’absence de contrepartie. PONCIN YACHTS (FR0010193052), par exemple, a pris 11,6% mercredi suite à l’annonce de quatre commandes pour son Catana 59 (catamarans haut de gamme). Quel est le volume ce jour-là ? 3,6 millions de titres soit, au cours de 1 euro, une capitalisation boursière de 3,6 millions d’euros. Ce qui est ridicule en comparaison de ce que vous pouvez avoir sur les blue chips ! Mais il n’y avait alors personne pour vendre… donc les cours se sont envolés très rapidement.

Sur le CAC 40, sauf en cas d’OPA, la contrepartie est là : vous aurez toujours un vendeur pour un acheteur (et vice versa) – en plus, il y a rarement d’énormes surprises. Mais regardez : il doit y avoir une vingtaine d’analystes qui suivent L’OREAL (FR0000120321) en Europe : il y a de nombreux consensus, prévisions et analyses, du coup, les surprises sont rares et impactent peu les cours (le changement de recommandation d’un broker sur 20 a en effet peu d’impact au final !). Et quand vous avez 20 brokers qui anticipent une hausse du chiffre d’affaires comprise entre 12 et 13%… la bonne nouvelle va être immédiatement intégrée dans les cours, et le titre va gagner quelques 2%.

A l’inverse, la chance que nous avons avec les small et mid caps, c’est qu’elles ne sont quasiment pas suivies. A la moindre commande, à la moindre publication positive ou meilleure que prévu, c’est de la volatilité assurée (attention : ce qui est vrai en cas de bonne nouvelle l’est aussi en cas de mauvaises et les sanctions sont violentes et immédiates sur ces valeurs).

Et cette situation risque de perdurer car les brokers, confrontés à une forte baisse des volumes traités, réduisent le nombre de valeurs couvertes par leur bureau d’analyses… Il y a et il y aura de moins en moins de petites et moyennes valeurs suivies. J’ai envie de dire : tant mieux pour nous, cela nous fera d’autant plus de coups boursiers à jouer !

D’ailleurs, j’en profite pour vous dire que ça y est : j’ai lancé ce week-end ma lettre confidentielle d’investissement. Je vous invite à la découvrir ici, mais sachez que j’ai déniché pour le premier numéro une belle valeur de croissance avec un potentiel de plus de 50%… et une opportunité de quelques mois à jouer également pour un potentiel de 25%. Recevez encore plus d’analyses et surtout du conseil SUIVI dans cette lettre.

Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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