Tout ce qui manquait à la France, c’était une bonne raison de refuser les critères de Maastricht

Rédigé le 17 novembre 2015 par | Toutes les analyses Imprimer

Il ressort de la déclaration solennelle de François Hollande devant le Congrès, réuni hier à Versailles, que la France abandonne ses objectifs de contraction du déficit public à 3% d’ici 2017, au nom des objectifs de sécurité nationale… et qui concernent en fait toute l’Europe.

Bien d’autres pays pourraient suivre cet exemple de retour à l’expansion des dépenses au nom d’impératifs tout aussi cruciaux comme « le maintien de la paix sociale », « le devoir d’assurer à chacun un niveau de soin décent », etc. :  la liste pourrait être longue.

Le premier devoir d’un État étant d’assurer la sécurité de ses citoyens – quel qu’en soit le prix – il est peu probable que la France soit critiquée pour le choix qu’elle vient d’opérer… même si certains objecteront que la France n’est pas dispensée d’accélérer les économies dans d’autres domaines où les dépenses inutiles pullulent.

L’Espagne est en fait la première à avoir jeté la réduction des déficits par dessus les moulins en sponsorisant depuis 2 ans la reprise du secteur automobile à coup de « primes à l’achat » (à renouvellement permanent).

Personne ne s’inquiète plus des déficits, tout le monde applaudit la reprise économique et la diminution du chômage en Espagne !

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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