Réconcilier les Français avec la Bourse

Rédigé le 15 juin 2018 par | Apprendre la Bourse, Trading, Bourse Imprimer

travail_bourseCession des participations dans ADP (FR0010340141-ADP) et dans Engie (FR0010208488-ENGI), entrée en Bourse de la Française des Jeux… Alors que le projet de loi Pacte sera présenté lundi en conseil des ministres, l’Etat procède aux grandes manœuvres dans le but de réconcilier les Français avec la Bourse.

« Développer un véritable actionnariat populaire ». Telle est l’ambition d’Emmanuel Macron alors que le nombre d’actionnaires individuels a fondu de moitié en dix ans.

Disons-le tout net : à la différence des Anglo-Saxons, les Français n’ont pas la culture de la Bourse : nous sommes plutôt un peuple d’épargnants.

Ce constat général doit cependant être nuancé car l’an passé, et pour la première fois depuis 2008, il a été observé une hausse de la détention d’actions en direct par les particuliers (+1,4 point à 7,6% en mars 2017). De même, le nombre d’actionnaires individuels a augmenté de 22% entre mars 2016 et mars 2017, à 3,67 millions. Ouf ! C’est encourageant, mais l’actionnariat individuel reste encore loin de son niveau d’avant 2007.

Casser les a priori sur les placements en actions

A en croire l’AMF, 52% des personnes interrogées refusent tout risque sur les placements et 64% indiquent avoir « peu » voire « pas du tout » confiance dans la Bourse. Des pourcentages élevés qui s’expliquent sans doute par la peur de l’inconnue et celle de tout perdre. La crise a manifestement laissé des traces…

Le régulateur entend lui aussi casser les a priori, tenaces, sur les placements en actions, alors qu’à en croire une étude qualitative réalisée par Kantar TNS, « les actions ne font pas partie du paysage naturel de l’épargnant (français) », enclin à les ignorer, « convaincu qu’elles ne s’adressent qu’à des boursicoteurs ».

L’épargnant français a également tendance à se sous-estimer et à percevoir la Bourse comme un repaire d’initiés « qui ont des moyens financiers et un niveau de connaissance suffisants », relate l’AMF.

Mais pour en revenir aux fondamentaux, et comme Mathieu Lebrun, dont vous pouvez aussi suivre les conseils quotidiens dans SMS Cash Alert et qui vient de publier plusieurs articles pédagogiques, vous l’a expliqué : on peut tout à fait épargner régulièrement à partir d’un PEA ou d’un compte titres sans pour autant disposer d’un pécule conséquent.

Si malgré tout vous voulez tenter l’aventure boursière alors que les marchés actions enchaînent les records, surtout n’y allez pas la fleur au fusil. Familiarisez-vous d’abord avec les ordres de Bourse, optez pour un PEA ou un compte titres, choisissez le courtier qui correspond le mieux à votre profil d’investisseur et lancez-vous dans le grand bain.

Bonne séance à tous,

Guillaume

CAC : plus ça va mal, mieux c’est !

Guillaume Duhamel
Guillaume Duhamel

Guillaume Duhamel suit l’actualité boursière au quotidien depuis plus de 5 ans. Historien diplômé de l’Université de Paris IV-Sorbonne et journaliste de formation, passé également par le sport et le développement durable, il voue un intérêt particulier aux small et midcaps, ainsi qu’aux secteurs de l’énergie et de l’aéronautique

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