Ray Dalio se sent pousser des ailes et seuls les idiots refusent de s’envoler vers le soleil

Rédigé le 24 janvier 2018 par | A la une, EUR/USD, Taux & Devises Imprimer

Ray Dalio dollar baisse chute du dollar 2018Revenons un peu sur le dollar (et surtout sa baisse).

Voici un 13e record absolu pour le Dow Jones à 26 350. Le Nasdaq n’est pas en reste à 7 480. Le S&P500, quant à lui, s’affiche à 2 850) en 16 séances (que compte cette année 2018).

Vous êtes saisis de vertige ?

Vous ne devriez pas !

Chouette, le dollar baisse !

La baisse du dollar – dont se félicitait ce matin à Davos le Secrétaire américain au trésor Steven Mnuchin – constitue un puissant dopant pour les valeurs américaines. D’ailleurs, le Dollar Index chute de 0,9% ce mercredi, c’est impressionnant !

A 1,2300 contre l’euro mi-janvier, Wall Street se sentait pousser des ailes. A 1,2350 ce mercredi, c’est le vol d’Icare.

L’Europe dope Wall Street

Et le plus fort, c’est que de façon quasi mécanique, ce sont les bonnes nouvelles économiques européennes qui dopent Wall Street. Les PMI publiés ce matin (Eurozone, France, Allemagne…) font flamber l’euro… et vous connaissez la suite.

Mais le charismatique Ray Dalio se moque presque que nos indicateurs d’activité soient au plus haut depuis 11 ans et demi. En effet, sa thèse, c’est les actions n’ont toujours aucun rival (no alternative) et que la dégradation des marchés obligataires va amplifier les flux vers Wall Street. Il n’y a plus qu’à construire un vague discours rationalisant pour expliquer que les bénéfices vont grimper plus vite que les taux ne se tendent (ben voyons !) et le tour est joué !

Ne passez pas pour une poule mouillée, jouez !

Et toujours selon Ray Dalio, les poules mouillées qui ne se jetteront pas à corps perdu dans cette folie spéculative feront figure de beaux idiots auprès de leurs clients.

Cela fait juste 9 ans qu’il ne se passe un jour sans que les gérants nous rappellent qu’il n’y a pas alternative aux actions. Ayons une pensée émue pour leurs bonus indexés sur les actifs gérés et pardonnons-leur ce petit manque d’objectivité bien légitime.

Pas d’alternative… sauf dans les cryptos

Il y a 10 ans, il n’y avait pas d’alternative aux subprime. 18 ans plus tôt, pas d’alternative aux dot.com.

En 2018, pas d’alternative à la « bulle de tout ». Donc allez trouver une alternative dans ces conditions !

Ah si bien sûr : les crypto-devises !

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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