Quand le ratio de Fibonacci ressurgit où plus personne ne l’attendait

Rédigé le 29 mai 2013 par | Apprendre la Bourse, Big caps Imprimer

Cher investisseur

Avant de lire l’analyse du jour de Philippe Béchade, je vous propose de regarder la vidéo qu’il a faite sur la manipulation des marchés. Vous vous en doutez certainement si vous nous lisez depuis un moment, mais cette vidéo est éloquente… et finalement, c’est terrifiant ! Je vous laisse découvrir cette vidéo (elle ne dure que 6 minutes, rassurez-vous). Partagez-la et faites tourner, il faut que le maximum d’investisseurs soit conscient que les dés sont pipés !

http://www.youtube.com/watch?v=qKg_2uPkTQI&feature=youtu.be

Bons trades quand même

Nathalie Boneil

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De précédentes analyses ont décrit par le menu les mécanismes de gonflement de la bulle boursière et obligataire au Japon, un peu à l’image du gonflement du dôme de lave sur le Mont Unzen au Japon en juin 1991 jusqu’à ce que la masse minérale et gazeuse explose et déchaine une nuée ardente qui dévasta tout sur son passage.

Et ce qui devait arriver est arrivé, sous forme de mini-krach du Nikkei : -1 460 points en quelques heures, un record décennal de volatilité). Ce n’est probablement pas un hasard si l’inversion de polarité à la bourse de Tokyo a coïncidé avec le test du seuil des 1% sur les taux longs japonais. Un coup de tabac prévisible de l’avis général… sauf que la cote d’alerte sur les bons du trésor nippons avait été franchie depuis bien longtemps puisque le rendement avait déjà fait un bond de +50% depuis le plancher des 0,57% de début mai lorsque les 0,85% ont été testés en fin de semaine dernière.

Tokyo a ignoré tous les signaux d’alarme et opté pour la fuite en avant… en accélérant sa folle progression alors que les taux longs affichaient 0,85%, 0,88% mardi, puis 0,90% mercredi, jusqu’à ce que le 10 ans se désintègre jeudi matin (de -20% en l’espace de deux heures), ce qui a propulsé le rendement vers 1,01%.

Avec le flash krach du Nikkei en fin de séance jeudi dernier (le repli passant de -3% à -7,3% en l’espace d’une heure), les bons du Trésor japonais se sont spectaculairement redressés (de +28% sur leurs planchers du jour) et ont vu leur rémunération retomber vers 0,83% puis 0,842% en clôture.

japon

On pourrait argumenter longtemps sur l’existence de courants de pensée divergents au sein de la FED sur des questions de calendrier concernant le tappering (la réduction) du QE-3 (juin, septembre, décembre ?). Mais le fait majeur, c’est l’émergence du sentiment qu’il n’y a plus de marge de progression pour les marchés obligataires.

Leur hausse reposait depuis 4 ans (et donc depuis le premier QE) non pas sur l’attrait exercé par le rendement, non pas sur une hausse de la confiance dans l’émetteur, mais sur la conviction qu’il y avait de la plus value en capital à matérialiser en jouant des assouplissements de la politique monétaire, successivement aux Etats Unis, en Europe, au Japon (puis ailleurs en Asie). L’année 2012 a par exemple vu les T-Bonds US, les emprunts corporate et le high yield surperformer les actions à Wall Street.

Même constat pour les emprunts d’Europe du Sud qui explosent littéralement (plus values à deux chiffres) depuis le début de l’année et laissent loin derrière l’Euro-Stoxx50 ou le DAX.

Les bons du Trésor US se dégradaient depuis le début du mois de mai (le rendement passant de 1,62% à 2,04% mercredi soir) sans que Wall Street en souffre. Là encore, un scénario de fuite en avant semblait à l’oeuvre puisque le S&P battait chaque jour de nouveaux records absolus (passant de 1 582 à 1 687Pts) et affichait un ratio surréaliste de 7 séances de hausse pour 1 de baisse (et inversement pour les T-Bonds à 5, 10 ou 30 ans).

Et comme rien ne survient vraiment par hasard, Wall Street se retourne après avoir testé des seuils psychologiques importants, avec notamment deux clôtures du S&P500 à 1 666Pts, soit 1 000Pts au-dessus de son plancher du 6 mars 2009, le Russel-2000 testant les 1 000Pts et le Dow Jones les 15 500Pts.

Mais ce qui nous interpelle, c’est le plafonnement conjoint du CAC 40 et de l’Euro-Stoxx50 après un gain de +38,2% depuis les planchers de juin 2012 (entre 2 935 et 4 058 points pour le CAC et 2 030Pts puis 2 835Pts pour le second). Le ratio de +38,2% correspond au ratio de Fibonacci mais la concordance ne s’arrête pas là : le CAC 40 vient de grimper de +21% depuis le 16 novembre 2012 (3 340Pts).

Avec l’ouverture d’un gap sous les 4.010Pts et un avalement baissier à 3 950Pts (7 séances de hausse effacées d’un coup), le CAC 40 valide un signal de rupture technique qui semble incontestable... mais s’agit-il d’un nouveau piège tendu aux vendeurs, ce qui fut systématiquement le cas ces 12 derniers mois ?

cac

Une correction majeure de moyen terme a cependant de bonnes chances de s’enclencher si le CAC 40 enfonce les 3 920Pts. Dans ce cas, le premier objectif sera le retracement de la MM100 vers 3 750Pts puis du plancher décisif à moyen comme à long terme des 3 600Pts.

_____________________Pour vous aider dans vos trades______________________

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Comment faire ? Tout est là…

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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