Quels sont les risques inhérents à l’investissement en biotech ?

Rédigé le 30 novembre 2012 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

Les sociétés de biotechnologies sont des sociétés innovantes qui nécessitent de longs et coûteux investissements avant de pouvoir bénéficier de juteux retours sur investissements. Je vous propose ici un tour d’horizon des risques qui pèsent sur l’ensemble d’entre elles.

Le risque financier

Il existe dans toute entreprise industrielle une incertitude ; les sociétés de biotechnologies n’échappent pas à la règle. Je ne détaillerai donc pas ces risques généraux (aléas politiques, catastrophes naturelles). J’attire toutefois votre attention sur un danger bien actuel : le tarissement des ressources financières.

Avec la crise économique, il existe un risque réel de manque de liquidité à cause d’une limitation du crédit et de la hausse des taux d’intérêt.

Or, le besoin en capitaux de ces sociétés est énorme. Elles ne peuvent commencer à envisager des bénéfices qu’au terme d’un long et coûteux processus de recherche et développement (R&D). De plus, par le passé, elles ont bien souvent bénéficié du soutien des Etats grâce à l’obtention de crédits d’impôt et de partenariat public/privé. Avec la crise des dettes souveraines, les moyens investis par le secteur public dans la recherche privée ne seront peut-être plus garantis. Elles seront alors encore plus dépendantes de partenariats et d’alliances stratégiques avec de grands groupes pharmaceutiques pour assurer leur développement.

Il est donc pertinent d’analyser leur bilan financier en portant particulièrement notre attention sur leur niveau d’endettement, leur capacité d’emprunt et leurs liquidités disponibles.

Les risques structurels

Il existe d’autres risques inhérents à ces sociétés de biotechnologies, risques liés à leur faible taille, leur caractère innovant et leur dépendance à un nombre restreint de personnes, souvent des chercheurs à l’origine du projet.

Concernant leur caractère innovant : la valeur boursière de ces sociétés n’est que le reflet des profits qu’elles pourront engranger. Il n’y a souvent pas d’actifs facilement évaluables (bien immobiliers, outils de production) et leur principale richesse réside dans leurs brevets. La valeur de ces entreprises se juge donc à l’aune de leur marché potentiel et de l’avancée de leurs recherches.

Pour ce qui est de leur taille : ces sociétés sont de petites capitalisations, dont les titres s’échangent sur des marchés secondaires. La volatilité de leurs cours ainsi que le faible volume des transactions les concernant peuvent effrayer un investisseur qu’il soit particulier ou institutionnel.

Mais les biotechnologies sont un pari à long terme. Il faut savoir rester ferme et serein face aux effets de mode, bien souvent le fruit d’un battage médiatique orchestré par certains analystes pas toujours désintéressés – voir le cas NICOX (FR0000074130) !

Une autre caractéristique de ces sociétés est l’absence de versement de dividendes. En effet, ces petites boîtes ne réalisent souvent pas encore de chiffre d’affaires, ou du moins, ne tirent pas encore suffisamment de bénéfices pour pouvoir les redistribuer aux actionnaires. Ils sont en général tous réinvestis dans la R&D. Il s’agit donc d’un placement de long terme dont le rendement est nul. Seule la vente de vos actions peut vous faire espérer engranger un profit.

Pour ce qui est du problème des ressources humaines, il existe toujours le risque du départ d’un des fondateurs ou d’un chercheur clé. Pour palier ce risque, la gestion des ressources humaines s’appuie sur une fidélisation et un intéressement des chercheurs et des dirigeants par le biais de stock-options. Des clauses de confidentialité et de non-concurrence assurent la pérennité des projets, mais il est vrai qu’une biotech n’est jamais à l’abri du départ d’un de ses hommes forts, et c’est souvent un coup très dur pour elle.

Enfin, la biotechnologie en elle-même est source d’aléas. Il y a bien sûr le risque inhérent à la recherche scientifique. L’acceptation par le consommateur de produits totalement innovant est incertaine. Il suffit de voir les polémiques suscitées par l’emploi du maïs génétiquement modifié en France.

Il y a également le souci légal. Le cadre réglementaire dans lequel s’inscrivent les biotechnologies est mouvant et les autorisations de mise sur le marché dans le futur peuvent être remises en cause. Pour l’instant, il est, par exemple, exclu d’effectuer des recherches sur des cellules souches embryonnaires. Mais les avancées scientifiques dans ce domaine sont tellement prometteuses qu’il ne faut pas éliminer une possible modification du cadre juridique. Une société de biotechnologie travaillant sur les cellules souches peut voir ainsi son marché se restreindre ou, au contraindre, exploser en fonction de la réglementation.

Pour ce qui touche du domaine de la santé, les politiques de remboursement des médicaments peuvent varier dans le temps et suivant les Etats et donc impacter énormément le cycle de vie d’un traitement !

Le secteur des biotechnologies est en pleine expansion et soumis à une très forte concurrence ; la découverte d’une nouvelle technique peut révolutionner le marché si elle aboutit, mais se révéler un cuisant échec, parfois fatal à la biotech dans le cas contraire.

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