Quel avenir pour les Big Pharmas ?

Rédigé le 9 mars 2012 par | Big caps, Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

En décembre dernier, Fitch Ratings a placé sous surveillance négative les perspectives des principaux groupes mondiaux du secteur pharmaceutique. Selon l’agence de notation, ces majors « confrontées à une période sans précédent d’expiration de brevets » devront affronter des « défis importants ».

En effet, chaque année, les brevets détenus par les Big Pharmas tombent dans le domaine public. Après le Lipitor/Tahor de Pfizer ou le Zyprexa d’Eli Lilly fin 2011, le glissement de terrain se poursuit en 2012. Selon un article de Pharmactua : « Un ouragan va s’abattre sur l’industrie pharmaceutique mondiale en 2012. » Parmi les échéances les plus significatives :

Graphique: Patent cliff

Si la chute des brevets dans le domaine public profitera largement aux génériqueurs – le Lipitor/Tahor est le premier médicament le plus vendu au monde, le Plavix le deuxième –, vous vous en doutez, elle affectera substantiellement les revenus des groupes qui en avaient jusque-là le monopole. Ainsi par exemple, Ian Read, P-DG de Pfizer, estime que, pour le groupe, les ventes du Lipitor/Tahor devraient se réduire à 4,6 milliards de dollars en 2012 contre quelques 10 milliards estimés pour 2011.

Pour contrer cette concurrence des génériques, les Big Pharmas doivent trouver de nouveaux relais de croissance, renouveler leur gamme et trouver un nouveau blockbuster, nouvelle poule aux oeufs d’or. Mais, comme je vous l’expliquais dernièrement, les Big Pharmas ont un point faible : la recherche de nouvelles molécules. Par conséquent, côté pipelines – ces molécules en cours d’expérimentation qui ne demandent qu’à prendre le relai des blockbusters tombés dans le domaine public – c’est la pénurie.

Nous avons déjà eu l’occasion d’en parler avec mon collègue Larsen, pour combler ce handicap, les Big Pharmas doivent nécessairement nouer des alliances avec les biotechs (fusions-acquisitions, partenariats). C’est la raison pour laquelle nous pensons que le secteur des biotechs est au tout début d’une grande tendance haussière.

Aujourd’hui, Elias Roth, notre interne en chirurgie passionné de biotechnologies, revient sur ce sujet stratégique en prenant le malheureux exemple d’IPSEN. En effet, si les groupes pharmaceutiques matures doivent opérer « une transition de la médecine générale vers une médecine de spécialité plus rentable » en rachetant des biotechs… vous comprendrez que le choix de la proie est VITAL pour elles car racheter une biotech qui ne parvient pas à sortir de nouvelles molécules ou même à les sortir dans les temps peut leur être fatal.

IPSEN en a fait les frais dernièrement. Voyons cela de plus près.

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4 commentaires pour “Quel avenir pour les Big Pharmas ?”

  1. […] les Big Pharmas servent de relais de croissance aux biotechs – ou n’est-ce pas plutôt l’inverse, comme nous l’avons vu dans un précédent article ? […]

  2. […] dernière (OPA sur RUEDUCOMMERCE, en fin d’année, récemment ADVERLINE et LEGUIDE.COM et ça bouge pas mal sur les biotechs… sans oublier les proies potentielles qui, à ces niveaux, sont de plus en plus […]

  3. […] Le développement international est très ambitieux. Des co-développements sont envisagés aux Etats-Unis, au Japon, en Chine et une commercialisation en propre en Europe. D’où cette levée de fonds de 40 millions d’euros réalisée par le groupe en mars dernier. “A priori et compte tenu de nos besoins, nous tenons jusqu’en 2016 sans augmentation de capital” me précise Pierre-Henri Benhamou qui espère également signer un accord avec upfront et royalties avec un grand laboratoire mondial, ce qui serait logique et classique dans le monde des biotechnologiques – ma collègue Vanessa Popineau vous avait très bien expliqué ce processus ici. […]

  4. […] Mais ça n’est pas tout. Le champ d’action des thérapies développées par ONYX pourrait être élargi à l’arthrite rhumatoïde, au lupus et autres maladies auto-immunes. D’ailleurs, des résultats ont déjà été obtenus dans le psoriasis et l’asthme. Des marchés à fort potentiel, des relais de croissance inespérés pour des Big Pharmas en mal de blockbusters. […]

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