Que pouvons-nous attendre des small caps cette année ?

Rédigé le 13 janvier 2012 par | Mid et Small Caps Imprimer

Je vous le disais déjà hier, « les dernières statistiques publiées dans l’hexagone laissent poindre une lueur d’optimisme ».Sans vous refaire un inventaire des bonnes nouvelles, citons pêle-mêle des adjudications plutôt réussies en Italie et en Espagne ou encore une économie américaine qui semble s’éloigner de la récession. A ce sujet, signalons que les crédits à la consommation ont augmenté de plus de 20 milliards de dollars en novembre – ce n’est rien de moins que la plus forte hausse mensuelle depuis novembre 2001.

Certes, tout n’est pas rose pour autant. Le sentiment économique de la zone euro reste toujours déprimé. La production industrielle y a baissé au mois de novembre, la première en glissement annuel depuis près de deux ans. Par ailleurs, rien n’est encore tout à fait réglé du côté de la Grèce dont les taux à 10 ans sont aux environs de 28%. (Oui je ne me suis pas trompé et je n’ai pas oublié une virgule.) Bref, il y a encore beaucoup à faire.

Quoiqu’il en soit, je pressens que cette année s’annonce riche pour nos small caps et je vous explique pourquoi dans les lignes suivantes.

_____________________Pour vous aider dans vos investissements______________________

L’Etat-Providence a signé son propre arrêt de mort ! A présent, c’est chacun pour soi.

Mais dans cette nouvelle donne, une poignée de Français pourrait être jusqu’à quatre fois plus riche d’ici deux ans.

Comment en faire partie ? Il suffit de suivre le guide…

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Une période favorable à la consolidation sectorielle

Ce début d’année commence comme il s’était terminé… par l’annonce d’une opération financière. Rappelez-vous, fin décembre en pleine trêve des confiseurs, on apprenait que Thoma Bravo, un fonds d’investissement américain, avait jeté son dévolu sur Infovista (avec une prime de 44% par rapport au dernier cours coté). Hier matin, Aerowatt, l’un des principaux producteurs français d’électricité à partir d’énergies renouvelables, indiquait qu’il passait sous le contrôle du groupe suisse KKB, un distributeur indépendant d’électricité (avec une prime globale de 54,5% par rapport au dernier cours coté).

Je ne cesse de le dire depuis des mois, ce mouvement de consolidation sectorielle n’en est qu’à ses débuts. 2012 sera propice à de multiples opérations – sans doute encore plus nombreuses qu’en 2011 où les Modelabs, Outremer Telecom ou encore Rue du Commerce et Xiring ont changé de propriétaire. Il est toutefois, difficile de vous donner une liste d’OPAbles car, en théorie, toutes les entreprises sont à vendre. Tout est finalement une question de prix.

De mon point de vue, le moment est favorable. Et ce, pour trois raisons :

Bref, le moment est idéal, pour certains, de quitter le monde boursier actuel.

La spéculation tire les small caps à la hausse

Côté actions – et je vous le disais déjà hier – L’année commence relativement bien pour nos small caps. L’heure est à la hausse pour le CAC Small (+3,7%) et CAC Mid & Small (+3,5%), ce qui n’est pas le cas du CAC 40 qui se contente d’un petit +1,3%. Ces hausses sont particulièrement notables sur les valeurs spéculatives. En d’autres termes sur les valeurs sur lesquelles il peut potentiellement se passer quelque chose en termes d’adossement.

Belvédère prend ainsi 50% sur des rumeurs d’OPA. Même tendance pour des actions comme Archos (+16,1%), Artprice.com (+15,6%) ou encore Carmat (+21%). Les hausses de ces quatre valeurs ne sont pas dues à des particuliers, mais bien à des fonds d’investissement qui rentrent et sortent sur des titres parmi les plus liquides* de leur catégorie. Cette explication est d’autan plus valable que l’on sait qu’aucune raison fondamentale ne peut expliquer l’envolée actuelle de ces titres.

Certes, le coeur artificiel de Carmat fait rêver mais il n’en est qu’à ses balbutiements. Oui, les tablettes d’Archos sont un excellent produit mais peuvent-ils faire le poids face aux mastodontes du secteur, Apple en tête ? D’accord, les ventes aux enchères en ligne représentent un véritable bouleversement mais quel sera le chiffre d’affaires additionnel pour Artprice. Com ? Vous l’avez compris… Pour l’instant on achète du rêve.

Heureusement, il y a également des rattrapages sur des dossiers qui ont été totalement délaissés l’an dernier. C’est par exemple le cas de Parrot (+19,4%) ou encore de l’équipementier automobile Montupet (en hausse de 14% depuis le 1er janvier mais en recul de 50% en un an). Même constat pour Quantel, le spécialiste des lasers dont je vous parle souvent, qui récupère 16% en quelques séances mais abandonne encore 23% sur un an.

Comme je vous le disais plus haut, l’année s’annonce riche pour nos small caps et je ne manquerai pas de vous relayer quotidiennement tout cela sur notre site.

* Décryptage : Liquidité
Indicateur très important pour toute personne souhaitant acheter ou vendre des actions. La liquidité correspond en effet au nombre d’actions échangées au cours d’une séance boursière et ce volume de transactions permet de juger de la facilité d’acheter mais surtout de revendre une action. En règle générale, les grandes valeurs, celles inscrites dans l’indice CAC 40, par exemple, disposent d’une grande liquidité, c’est-à-dire qu’il est facile de passer des ordres d’achat ou de vente. Ce n’est pas du tout la même chose pour les entreprises petites ou moyennes et il est parfois difficile de se défaire d’une dizaine d’actions si, en face, la demande est modeste. Enfin, une entreprise peut augmenter la liquidité de ses actions en faisant entériner par l’assemblée générale des actionnaires une division du nominal. Par exemple, le cours de la société A est de 100 euros. Une division par 10 ramène l’action à 10 euros, ce qui permet à beaucoup plus de personnes d’en acquérir car elles sont moins chères à l’unité.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

En savoir plus sur La Lettre PEA et Mes Valeurs de Croissance.

Un commentaire pour “Que pouvons-nous attendre des small caps cette année ?”

  1. […] Le 13 janvier dernier, dans l’un de mes articles consacrés à mes perspectives concernant les small caps en 2012, je vous parlais de certaines valeurs qui montaient sans raison apparente. Je disais alors “on achète du rêve”.Eh bien, vous vous en doutez : ce rêve peut avoir de gros passages à vide et vous donner des sueurs froides à en faire des cauchemars. […]

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