Quand on s’attend au pire… on n’est jamais déçu !

Rédigé le 15 juillet 2008 par | Analyses indices, Autres indices, US Imprimer

Cher trader

Depuis un an maintenant (mais à chaque trimestre son nouveau lot de bonnes nouvelles), les banques font faillite, le monde de la finance s’effondre. Ce week-end, on pouvait voir aux infos les clients de INDYMAC faire la queue dans les couloirs de la banque pour récupérer leur argent. 1,3 milliard de dollars de dépôt ont été rendus en quelques jours… ce qui a précipité la faillite. « Ceux qui ont moins de 100 000 dollars sur leur compte retrouveront leur argent« , annonçait la banque… Pour les autres, disons que ça risque d’être plus compliqué.

Résultat des courses : on « nationalise »… et la Fed et autres méga-institutions financières volent au secours des banques et mettent en place des plans de sauvetage in extremis. Le Trésor américain et la Réserve fédérale ont présenté un vaste plan d’aide aux géants du refinancement de crédits immobilier, Fannie Mae et Freddie Mac. Une nouvelle vaine tentative de redonner confiance aux marchés financiers et de prévenir une nouvelle escalade de la crise financière — et éviter un chaos financier mondial. Tout ceci a un air de déjà vu, déjà entendu.

1929. Les marchés américains ont fait faillite ; l’économie, les ménages, le système se sont écroulés. Alors certes, la comparaison est sans doute exagérée — mais au moins, elle peut vous faire comprendre l’ampleur du phénomène dans lequel nous sommes entrés. Car imaginez cela : à l’époque, le Dow Jones avait perdu 88% de sa valeur.

Ça, c’est le graphique du DOW Jones de 1900 à nos jours — enfin, jusqu’au début de l’année 2008 car aujourd’hui, nous sommes plus précisément sur les 11 000 pts.

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Aujourd’hui, que le DJ perde 80% de sa valeur semble tout simplement impensable. Il faudrait qu’il revienne sur les 2 800 pts. Sauf que les enjeux sont pires qu’en 1929 — à une échelle encore plus planétaire et avec un effet encore plus immédiat.

Alors certes, des éléments permettront d’amortir la chute, soutiendront les marchés et les économies, coûte que coûte. Mais d’un autre côté, il y a plus d’acteurs impliqués. Alors, que les indices perdent 80% semble complètement aberrant aujourd’hui… mais pourquoi pas finalement ? Un tel krach est arrivé il y a huit ans. Pas sur le Dow Jones certes, mais sur le Nasdaq.

Donc, je ne veux pas jouer les cassandres. Mais vous inciter aujourd’hui à prendre un peu de recul, à sortir le nez de nos graphes et à essayer de voir les parallèles, les rapprochements que l’on peut imaginer… et d’en tirer les conséquences. Car finalement, quel risque prenez-vous à imaginer tout cela ? Quand on s’attend au pire… on n’est jamais déçu.

Enfin, que cela ne vous empêche pas de jouer les rebonds, comme Sébastien Duhamel et Marc Dagher vous l’expliquent ci-dessous. Mais ne perdez pas de vue la tendance de fond !

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Nathalie Boneil
Nathalie Boneil
Directrice de la rédaction aux Publications Agora

Nathalie Boneil est Directrice de la rédaction aux Publications Agora. Elle a travaillé dans l’univers de la Bourse plus de 4 ans – mais c’est depuis toute petite que son grand-père lui parle des marchés et de l’investissement. Aujourd’hui, elle travaille avec nos rédacteurs et analystes sur les marchés actions pour qu’ils vous proposent les meilleurs services, les meilleures idées d’investissements, de manière la plus simple et la plus profitable qui soit pour vous.

Son rôle est tout simple : rendre les idées, les méthodes, les stratégies de nos analystes professionnels facilement compréhensibles et directement applicables pour vous. Elle met l’analyse technique à votre portée, vous montre les opportunités, les pièges à éviter, et vous explique les moyens de vous positionner sans vous noyer dans un jargon d’experts.

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