Quand les indices se caleront sur le Dow Transport…

Rédigé le 14 janvier 2016 par | Analyses indices, Autres indices, Matières Premières, US Imprimer

Comment le CAC40 peut-il se retrouver sous les 4 300 pts et afficher -19% depuis ses sommets alors que la principale référence boursière planétaire, le S&P500, pourtant considéré comme très cher, ne perd que -11,5% ? Comme vous le montrait Mathieu, le S&P500 préserve encore son plancher des 1 880 pts.

En réalité, le S&P500 ne tient en lévitation que grâce au quatuor magique formé par Facebook, Alphabet (Google), Amazon et Netflix (performance moyenne de +40% en 2015).

chute SP500

Mais connaissez-vous le Dow Transport ?

Cet indice agrège les compagnies aériennes, les services de messagerie (UPS, Fedex), le transport routier et ferroviaire. Il est souvent considéré comme un précurseur de la tendance économique de terrain (et non pas celle que nous vendent les baratineurs de Wall Street) aux Etats-Unis. Gael Deballe vous a montré, lundi dernier, comment, par son analyse, vous auriez pu anticiper le ralentissement chinois.

Eh bien vous allez voir que, techniquement, le DJT vient de franchir le cap des -25% de correction par rapport aux sommets de novembre 214 : l’indice a chuté des 9 300 pts environ (fin novembre 2014) sur les 6 721 pts, soit -28% ! L’indice valait encore plus de 9.100 pts à la mi-mars et a continué à faire illusion jusqu’au 15 novembre, tutoyant les 8 300 pts.

Mais depuis 6 semaines, c’est la chute libre avec -19% de repli, ce qui valide un scénario de vaste « tête/épaules » sous 9.200 Pts. L’indice enregistre plus de 10% de baisse depuis le début de l’année.

DOw Jones Transport Le Dow Transport a d’ores et déjà effacé tous ses gains depuis janvier 2014. Sous les 7.000 points, (nous y sommes), c’est une chute libre qui se profile.

Or quand les gérants commencent à perdre entre -25% et -30% sur une partie de leurs portefeuilles alors qu’ils prétendent que « tout est sous contrôle », ils se retrouvent contraints de prendre des bénéfices sur d’autres compartiments pour ajuster leur niveau de risque global.

Nous rentrons de plain pied dans ce genre de période glaçante où les gérants qui prétendent faire le dos rond commencent à vendre « malgré eux » parce que les algos font leur boulot – i.e amplifier la liquidité quand le VIX dépasse les 20 / 25, et c’est chose faite depuis mercredi soir !

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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