Exercice annuel décalé : l’art de se faire remarquer

Rédigé le 11 août 2017 par | Mid et Small Caps Imprimer

Vous voulez que la communauté financière vous remarque ? Qu’elle scrute à la loupe les résultats de votre exercice annuel ? Eh bien, rien de plus simple : optez pour une publication décalée. C’est le meilleur moyen pour ne pas passer inaperçu. D’autant plus si vous n’avez pas la chance de figurer sur les radars des analystes.

Quand la période des publications de résultats bat son plein, il est très difficile de se distinguer, même avec des comptes solides. Fin juillet, le flot de publications était si dense que certaines sont tout bonnement passées à la trappe. Si les résultats d’Orange ont bénéficié d’une large couverture médiatique – notamment avec l’interview de son P-DG sur BFM Business –, qui s’est vraiment soucié de ceux de Mersen (FR0000039620), pourtant de bonne facture ? Pas grand-monde…

Exercice annuel : le tour de force de l’ex-Solucom

Difficile de tirer son épingle du jeu dans un tel brouhaha. Donc, si vous aussi vous voulez faire du « bruit » autour de vous en ayant une chance d’être entendu, rien de mieux que de publier une fois que le gros du tapage est retombé.

Prenons l’exemple de Wavestone (FR0004036036), l’ex-Solucom. Fort de son exercice décalé (clos en mars), ce spécialiste du conseil en informatique est parvenu, le 1er juin dernier, à réunir une dizaine de journalistes lors d’un déjeuner de présentation autour du bras droit de Pascal Imbert, Patrick Hirigoyen.

Résultat ? Une visibilité accrue : de nombreux articles ont été publiés – dont le mien que vous pouvez retrouver ici.

Ne publie pas en décalé qui veut

Mais, on ne choisit pas la date de publication de ses comptes comme cela, à la carte. Non. Il faut une bonne raison pour publier un exercice annuel décalé. Avoir une activité cyclique, par exemple. Un spécialiste en matériel de ski pourra plus facilement clôturer ses comptes fin mars qu’il doit intégrer l’ensemble de la saison pour présenter des résultats complets. De la même manière qu’un groupe de jouets publiera les siens fin janvier pour tenir compte des fêtes de fin d’année.

Donc oui, c’est un bon moyen d’attirer l’attention des gérants et des médias, mais il n’est pas donné à tous. Et, exception faite des groupes qui, historiquement, publient des comptes décalés, il n’est quand même pas si aisé que cela de s’extraire de l’ornière des publications.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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