Promotion de logements neufs : à chacun son chantier

Rédigé le 28 mars 2013 par | Mid et Small Caps Imprimer

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Tout est là…

Par Pierre Havez

Le secteur de la construction a connu une année 2012 difficile avec des chiffres de mises en chantier au plus bas. Une bien mauvaise nouvelle pour François Hollande qui avait fixé à 500 000 nouvelles constructions l’objectif annuel à atteindre au cours de son quinquennat. Las, devant l’atonie du secteur, le Président a annoncé la semaine dernière son intention de créer un « choc de confiance » pour remédier à ce qu’il considère comme « une urgence économique, sociale et environnementale ».

L’arsenal des mesures dévoilées par l’exécutif suffira-t-il à redresser la tendance ? TVA à 5% sur le logement social, lutte contre les recours abusifs, moratoire sur les normes techniques, subvention de 1 350 euros pour la rénovation énergétique : la liste des changements est longue comme la flèche d’une grue. Malgré la possibilité de légiférer par ordonnances pour faire face à l’urgence de la situation, les effets de ces décisions risquent de se faire attendre…

Il serait temps pourtant ! Car derrière les géants du secteur que sont Nexity et Kaufman & Broad, les deux acteurs, de plus petites tailles, qui se partagent le secteur de la promotion et de la construction de logements – Maisons France Confort (MFC) et Les Nouveaux Constructeurs (LNC) – souffrent depuis de longs mois. Et ce n’est pas fini. Selon l’Union des Maisons Françaises (UMF), le secteur des maisons individuelles devrait ainsi enregistrer une nouvelle chute de 25% de ses ventes en 2013, après une baisse de 16% en 2012 – année durant laquelle les constructeurs de maisons individuelles ont vendu seulement 126 000 unités…

• Maisons France Confort en petite forme

Ce contexte de marché détérioré explique la prudence du deuxième constructeur français de maisons individuelles, Maisons France Confort (FR0004159473). Créé en 1919, le groupe commercialise et construit des maisons individuelles en secteur diffus, c’est-à-dire que le terrain appartient déjà au client. 60% des ventes de Maisons France Confort sont assurées par des salariés du groupe, le solde étant confié à des commerciaux exclusifs indépendants.

La direction table désormais sur une baisse de 7 à 9% de ses ventes pour 2013 à 515 millions d’euros, contre 563 millions réalisés cette année. En 2012, la marge opérationnelle courante est ressortie autour de 5%, pénalisée par la pression concurrentielle. De même, à fin février, les prises de commandes se sont dégradées pour s’inscrire en baisse de 24% en volume, et de 18,8% en valeur. Seule note d’optimisme, MFC dispose par ailleurs d’une solide situation bilancielle afin de faire face à ce marché difficile.

Aux yeux des investisseurs, la valeur a perdu de son attrait ces derniers mois. Le titre recule ainsi de 14,42% depuis un mois mais et 0,13% sur un an, à 23,98 euros à la clôture du 27 mars 2013. Pas sûr que les annonces politiques ne suffisent à faire remonter le cours dans les prochaines semaines mais, à terme, la valeur reste à surveiller.

• La diversification géographique des Nouveaux Constructeurs paye

L’année 2013 a beaucoup mieux commencé pour l’autre valeur moyenne du secteur, Les Nouveaux Constructeurs (FR0004023208). Le promoteur de logements neufs est spécialisé en logement collectifs (appartements) mais également présent sur le segment des logements semi-collectifs et des maisons individuelles groupées. Contrairement à son concurrent, le groupe dirigé par Olivier Mitterrand – le neveu de l’ancien président de la République – fait preuve d’un développement à l’international conséquent. Le groupe se positionne ainsi dans le marché de milieu de gamme dans les grandes agglomérations de l’Union européenne et du monde comme Paris, Lyon mais aussi Barcelone, Madrid, Berlin, Lisbonne sans oublier Jakarta en Indonésie. En conséquence, son chiffre d’affaires s’est réparti en 2011 entre la France (51,5%), l’Allemagne (36,3%), l’Espagne (10,6%) et le reste du monde – dont l’Indonésie et la Pologne à hauteur de 1,6%.

Cette diversification géographique permet au groupe d’anticiper une progression de son chiffre d’affaires de 10% pour 2013, à 628,9 millions d’euros, contre une activité de 571,8 millions d’euros réalisée en 2012. Ces perspectives séduisent les investisseurs puisque la valeur progresse de 8,90% depuis le 1er janvier 2013 à 6,67 euros à la clôture du 27 mars 2013. Plus significatif, malgré une diminution de 6,08% sur un an, la valeur a rebondi de 16,39% sur les six derniers mois !

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