Prévisions annuelles : la faillite des experts

Rédigé le 6 janvier 2015 par | Toutes les analyses Imprimer

A chaque début d’année, j’aime bien me plonger dans le passé, un an en arrière, pour voir les résultats des anticipations et prévisions des brillants experts économico-financiaro-boursiers qui nous rebattent les oreilles en chaque début d’année.

Rappelez-vous, fin 2013, 100% des économistes sondés par Reuters prévoyaient pour

2014 une remontée des taux longs avec un risque de krach obligataire. Oui, vous avez bien lu…

Moi qui fréquente les marchés financiers depuis plus de 20 ans, je n’avais jamais vu une telle unanimité. Et bien, avons-nous vu ce fameux krach obligataire ? Pensez-vous !

Le « 10 ans » américain était encore autour des 3% fin 2013, il n’est plus qu’à 2,30% en cette fin d’année. Même tendance du côté des taux européens : l’OAT français (notre « 10 ans ») est passé de 2,5% à 1,10% et le Bund allemand (le « 10 ans » germanique) de 1,7% à 0,7%.

Non seulement le krach obligataire n’a pas eu lieu mais les vendeurs de bunds à découvert ont essuyé de sévères déconvenues. Toutes les stratégies shorts ont été vouées à l’échec, entraînant des pertes abyssales pour certains fonds.

Pourquoi ce krach n’a-t-il pas eu lieu ?

Eh bien parce que les politiques monétaires sont restées ultra-accommodantes pour palier au manque de dynamisme de la croissance mondiale, malgré l’arrêt du QE aux États-Unis.

Je pense que Janet Yellen agira au premier trimestre 2015 pour « tester » un peu la résistance de l’économie américaine à une normalisation des taux. Cela lui donnera surtout les moyens de les rebaisser si besoin ! La Fed va refaire son stock de munitions pour pouvoir à nouveau dégainer au cas où les choses tourneraient mal.

De toute façon, c’est toujours le même jeu des vases communicants : l’Europe va prendre le relai de l’impression monétaire en lançant le EQE (European Quantitative Easing) – peut-être même dès le 22 janvier, lors de la première réunion de la BCE en 2015.

Enfin, les taux de l’inflation n’ont cessé de baisser tout au long de l’année et la crainte est plutôt celle de la déflation. Rappelez-vous, le taux d’inflation annuel de la zone euro s’établissait encore à 0,8% en décembre 2013 pour aujourd’hui tomber à 0,3%… Bien entendu l’effondrement des cours du pétrole explique en grande partie cette faiblesse des prix.

Les investisseurs font donc le calcul suivant : Le rendement réel des obligations européennes est un peu meilleur que le taux d’inflation, ce qui fait qu’elles demeurent un placement certes peu rémunérateur mais encore intéressant en terme de risk/reward.

Le terme « krach obligataire » a donc complètement disparu de la bouche des gérants qui préfèrent parler d’une remontée lente et graduelle des taux longs… Ils auraient dû nous lire !

FLASH URGENT : Hier, le titre a pris plus de 10% en séance…

Cette pépite industrielle française s’engage
dans une des plus grandes révolutions technologiques à venir.

LA DEAD LINE DU 27 FEVRIER APPROCHE : ULTIME CHANCE AVANT LE RALLY FINAL !

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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